I. JARDIN BOTANIQUE
La principauté de Liège a vu naître sur son territoire, dès le XVI* siècle, des botanistes à bon droit renommés; néanmoins, jusqu'à la révolution française, aucune chaire n'y a été consacrée à l'enseignement de la science des plantes. A vrai dire, les Liégeois de l'ancien régime, pour aborder les éludes supérieures, étaient obligés de se rendre à Louvain, ou de se dépayser tout à fait ; or VAlma mater elle-même ne leur offrait aucune ressource au point de vue de l'objet qui nous oaupe. Quand les autorités françaises supprimèrent les cinq Facultés de Louvain (4 brumaire an VI ou 25 octobre 1797), la perte ne tut pas bien grande pour les curieux de la nature. En résumé, il faut arriver auXIX'siècle pour trouver en Belgique des institutions spéciales destinées à répandre et à entretenir la connaissance du règne végétal.
Dès le 7 ventôse an III (25 février 1795), une loi avait décrété l'érection d'une Ecole centrale dans chaque cheflieu de départeni^nt. Au programme figuraient enir'autres Thistoire naturelle et l'agriculture, et chaque Ecole devait avoir à sa disposition un jardin
du bourgmestre St^b. Luruelle essaie de justiAer son atlenUt (1636). CeUe pièce figurera dans une montre que Ton se propose de placer dans la gi'ande salle.
( * ) Bibliothécaire de la ville depuis 1812.