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Delbecq

1864. y.-J. KitteU

CLINIQUES

L'hôpital général dit de Bavière (*) sert à renseignement de la clinique interne, de la clinique externe et de la clinique ophthalmologtque ; la clinique des accouchements se fait à Thospice de la Maternité.

A. Clinique interne. Les élèves y sont initiés à tout ce qui concerne la connaissance des maladies, leurs causes, leur siège, leur marche, leur traitement, etc.

Les autopsies sont faites en présence des professeurs et de tous les élèves, avec faide du chef de clinique, qui est chargé de recueillir les observations paraissant offrir de l'intérêt pour la science. Avant de procéder à Fautopsie, le professeur rappelle aux élèves les particularités de la maladie et le diagnostic établi; il se livre ensuite aux considérations que Topération peut rendre nécessaires.

Les pièces anatomiques offrant de

l'intérêt, sont remises au professeur d*anatomie pathologique.

Il y a trois séries de salles : celle des hommes, celle des femmes et celle des enfants. La moyenne triennale du nombre de malades traités à la clinique interne (service de M. Sauveur et service de M. Spring réunis), est d*environ i500.

Les genres de maladies traitées ont été, par ordre de fréquence, de 1862 à 1864:

io A la clinique de M. Sauveur (425 malades) :1a tuberculose pulmonaire, le rhumatisme articulaire, la fièvre typhoïde, les lésions du cœur, Térysipèle, les pneumonies, les pleurésies, la fièvre puerpérale, les maladies de la peau, la scarlatine, Tangine, les varioloïdes, les fièvres intermittentes, les emphysèmes pulmonaires, les névralgies, les myélites chroniques, les bronchites, la

{*) L'an 1600, dit an chroniqaeur liégeois, le priDcc Ernest de Bavière « donna sa maison située sur le pont de St-Nicolas, pour en b&ttr la maison de Miséricorde, que nous y voyons aujourd'liui. EUe fut dotée pour de pauvre» malades par Martin Diddenius, doyen de St- Pierre , et autres honnêtes bourgeois

de la Sodalité de Miséricorde. Alors on > établit les religieuses hospitalières de St- François^ pour soigner les malades. Cette maison s'est toujours augmentée, et elle est à présent Irès-richement dotée par la libéralité de plusieurs charitables personnes. •

CLINIQUES

laryngite simple, les affections nerveuses, les affections vermineuses, les entérites, ralbumlniirie, le diabète sucré, la paraplégie, la tétanie, les affections diverses de l'ovaire, etc.

î"* Dans le service de M. Spring (7â7 malades) : la tuberculose pulmonaire, les maladies des organes digestifs, la flèvre typhoïde, les maladies constitutionnelles et les intoxications, les maladies du cœur, les maladies du cerveau et de la moelle épinière, les maladies de la peau, les laryngites, les bronchites et emphysèmes, les ûèvres paludéennes, les maladies du foie et de la rate, les rhumatismes articulaires aigus, les fièvres cntarrhales, les fièvres exanthématiques, les pleurésies et leurs suites, les maladies des organes sexuels, les maladies des organes urinaires, les maladies puerpérales.

Les salles des enfants sont relativement peu fréquentées ; les maladies aiguës y sont rares ; quelques scarlatines, rougeoles, varioles; les maladies les plus fréquentes sont celles de la peau et spécialement du cuir chevelu.

B. Clinique externe. Elle comprend:

1» les maladies réputées chirurgicales; 2' les maladies syphilitiques. — Les maladies des yeux sont, depuis {858- 1859, l'objet d'un service spécial.

La clinique externe do TUnlversité de Liège est riche en faits importants ; des opérations graves y sont souvent pratiquées. La moyenne triennale des cas traités est d'environ 1,900 (*).

Les étudiants sont chaque jour chargés de l'examen des blessés; ils doivent établir le diagnostic, poser le pronostic et instituer le traitement; en outre, ils sont exercés à l'application des appareils ; ce sont eux qui, dan i les opérations, \1cunent en aide aux professeurs, à tour de rôle ; ils pratiquent la compression des artères, leur ligature ; ils présentent les instruments et procèdent «1 la chloroformisation.

Lés décès, dont le chiffre était peu

considérable avant 1862, se sont élevés à 158 entre 1862 et 1864; l'infection purulente a sévi deux fols parmi les blessés dans le cours de cette période et a fait de nombreuses victimes. Elle a disparu depuis ; mais, dans les conditions où se trouve actuellement l'hôpital, la Commission des Hospices est mise en demeure de prendre des mesures radicales pour prévenir le retour de ce danger. Il est sérieusement question de reconstruire, sinon de déplacer l'hôpital de Bavière (v. les art. J.-G. et F. Macors, et l'art. L. Pérard).

Le Rapport triennal pour la période 1862-1864 constate que les principaux cas observés dans le cours de ces trois années ont été les suivants : plaies et ulcères de toute nature; fractures, parfois très-compliquées; luxations; entorses; tumeurs blanches (très-communes) ; hydarthroses (*) ; hernies étranglées ; fistules et fissures à l'anus; hydrocèles; hématocèles; rétrécissements du canal de l'urètre; calculs vésicaux; maladies diverses de l'utérus; phlébites; lymphangites; tumeurs érectiles ; cancers ; tumeurs de diverses natnres, entr'autres un cas de kyste congénital du plancher de la bouche.

Les maladies syphilitiques sont observées sous toutes les formes et font l'objet de nombreuses conférences.

Les principales opérations pratiquées de 1862 ù 1864 sont :ramygdalotomie; le bec de lièvre ; la thoracentbèse ; l'hermotomie; les fistules et les fissures à l'anus ; les hydrocèles ; les hématocèles ; l'uréthrotomie ; la Ulhotomie ; les ablations de tumeurs parolidiennes, du plancher de la bouche et autres ; enfin , les amputations (106 opérés ; 26 décès, presque tous dus à l'infection purulente).

C. Clinique ophihalmoîogique, A l'époque où celte clinique a été détachée delà précédente, c'est-à-dire vers la fin de 1858, il n'existait presque plus d'ophthalmiques à l'hôpital. Les ma-

(') U pdriodû de 1856 à 1858 prdsenlc des ctiiiTrcâ cxceplionneiâ : 3,25 i malades ont vlé Iraiti'S ù la clinique interne ; 2,710 ù la clinique interne, non i^ompris les mala-

dies des yeux (ai 5 cas).

(') Les appareilB amovo- inamovible» ont Tdarni, tlans ces diverses maladies des os, dos sucrés très remarquables.

CLINIQUES

lades avaient cessé depuis longtemps de venir aux consultations ; c'est à llnstitut ophthalmologique , établissement privé (*) , qu'ils allaient réclamer les soins et les médicaments nécessaires à leur guérison.

Le Rapport triennal de 4859-1861 signale l'importance de la nouvelle clinique: 185 malades sont entrés k l'hôpital pendant cette période, 699 sont venus aux consultations gratuites ; ta période suivante nous donne respectivement les chiffres de 188 et de 747. — Ici encore les étudiants sont chargés , à tour de r6le, d'établir le diagnostic et de poser les indications thérapeutiques.

Chaque fois que l'occasion s'en présente, le professeur exerce les élèves à la pratioue de l'ophthahnoscope , afin de leur faire apprécier les lésions oculaires invisibles à l'œil nu.

D. Clinique obstétricale. Le cours pratique des accouchements se fait à V Hospice de la Maternité, où les femmes indigentes de la ville et de la province viennent faire leurs couches, au nombre de plusieurs centaines par année.

Ce cours comprend (•) :

i"* La pratique du toucher, qui a pour objet principal de familiariser les élèves avec les signes sensibles de la grossesse; de leur apprendre â distinguer cet état de toutes les affections qui peuvent le simuler , à en déterminer l'époque, à en reconnaître les variétés et les complications , ainsi que la bonne ou la mauvaise conformation du canal pelvien et de tous les organes qu'il renferme.

Les élèves doivent, k tour de rôle, rendre compte de leurs observations.

âo La clinique des femmes en couche et des enfants nouveau-nés (5 leçons par semaine pendant le semestre d'été), au lit des personnes reçues à rhospicc. Elle comprend, d'abord , la description de l'état puerpéral au point de vue physiologique etau point devue pathologique; ensuite, l'administration des soins nombreux que réclament la femme récemment accouchée et l'enfant nouveau-

né; enfin, l'histoire et le traitement de tous les accidents et de toutes les maladies qui peuvent les atteindre.

5*^ La clinique des accouchements (pendant toute l'année, jours et heures indéterminés).

Pour la clinique n° 5, comme pour la pratique du toucher, les élèves sont divisés en séries. Ils sont avertis à domicile, lorsqu'un accouchement doit avoir lieu, afin qu'ils puissent assister à toutes ses phases , en étudier les différents phénomènes, et en suivre la marche sous la direction du professeur et du chef de clinique. Us sont successivement appelés à pratiquer le palper abdominal, le toucher vaginal et l'auscultation utérine.

Les femmes qui servent à cette clinique le font volontairement ; elles reçoivent une rétribution et accouchent dans une salle particulière.

Quand un accouchement contre nature réclame une opération importante (opérations césarienne, embryotomie, version , application du forceps^, les élèves de toutes les séries sont avertis, et assistent à l'opération pratiquée par le professeur.

4^ Â la fin du cours, et comme complément de l'enseignement précité, les élèves sont exercés à la pratique de la vaccine et de toutes les opérations obstétricales, tant sur le mannequin que sur le cadavre.

Avant la révolution de 1850, les cliefH de clinique étaient nommés par le Collège des curateurs. Le gouvernement provisoire, par arrêté du 29 décembre 1 850, ordonna que ces fonctions appartiendraient désormais aux lauréats d'un concours ouvert annuellement par la Faculté de médecine. Les chefs de clinique sont nommés par le ministre , sur la présentation de ladite Faculté. Leurs fonctions dorent deux ans ; en fait , elles ont quelquefois été continuées plus longtemps. Elles cessent de plein droit dès que les titulaires sont proclamés docteurs. Les chefs de clinique ont des aides désignés par la

{*) Dirigé alors parle docteur Jules Ansiaux (v. col. 748 et col. 1175).

i*) Nous extrayons ces détails d'une no-

tice sur les cliniques de rUoiversilé de LIdgc. insérée dans le Rapport triennal de 1856- 1859. •

CLINIQUES

lies

Faculté parmi les étudiants. Ils sont logés à Thôpital et reçoivent un traitetement annuel de 600 frs.— On ne doit pas les confondre avec les élèves internes , qui sont à la nomination de la Commission des Hospices. Les chefs de clinique sont actuellement au nombre de cinq : deux pour la clinique interne, un pour la clinique externe , un pour la clinique ophthalmologi((ue et un pour celle des accouchements.

Professeurs de clinique.

Y. ci-dessus, col. 1002, n^^'XVIII, XIX, XX et XXI.

Chefs de clinique.

Â. Clinique interne.

1818. F.-C.-E. Votlem,

1820. Ch. Fion.

1822. L. Godin.

1824. R. Courtois.

4826. P.-J. Bautier.

1828. J.-B. Huart.

1851. A. Pasque.

1855. Ad. Gaulby.

1854. A.-L.-J. Bayot.

1856. G. Delvigne et D. Dejardin.

1858. D. Dejardin et Is. Putzeys.

1850. A. Wilmarl et L.-F.-N. Dogné.

1840. P.-J. DejaceetP.-F.-B. Odeurs.

1842. H. Gaëde et L. Thienpont. 1845. S.-J. Struman et H. Heuse.

1845. P.-J. de Faslré et A. CoUignon.

1817. E. Hamelius et Ch. Wagnon.

1849. A. André et R. Lardinois.

1851. H. BoênsetF. Dethier.

1853. Bivortct L. Baivier.

1855. BivortetM. Laurent.

1856. P. Lemmens et V. Tedesco.

1857. V. Tedesco et L. Goffart.

1858. L. Goffart et W. Heynen,

1859. F. Bidiot et N. Charbonnier.

1860. W. Goebbels et M. Falla.

1861. Ch. SmetsetA. Gillet.

1865. E. Bodart et V.-F. Hansoul 1864. A. Delbastaille et E. Tandel.

1S66. J. Rossart et E. Lenoir.

116}*. F. Ancion etC Dubois.

B. Clinique externe.

1819. V. de Lavacberie.

1821. J.-L. Cambresv.

1825. T. Marquet.

1825. DD.-F. Barbier.

1828. L. Malaise.

1832. S.-J. Dister.

1834. Ad. Gauthy.

1857. C.-H. Dechange.

1858. P.-F. Remy.

1859. J.-A. Borlée.

1841. L. Borguet.

1842. A. Yermer.

1845. Cl. Chapuis.

1846. A. Courtoy.

1848. D. Ilawet.

1851. M. Donnai.

1855. J. Thibaux.

1856. V. Otte.

1857. 0. Ansiaux.

1858. G. Krans.

1859. W. Heynen.

1860. Ch. Leclère.

1861. J. Jeanty.

1865. V. Bury.

1865. E. Vander Aa.

1867. R. Harzé.

C« Clinique opiithalmologique.

1859. A.Lagrange.

1861. J. Jeanty.

1865. G. Barlet.

1865. J. Umé.

1866. C. Defays.

1168. F. Fraikin.

D. Clinique des accouchements.

1856. M.-J. Reuter.

1857. P.-J. Adan.

1858. P-J. Palante.

1859' B. Deroitte.

1840. P.-J. Yleugels.

1842. P.-J.-B. Odeurs.

1845. C. Termonla.

1845. V. Lhoest.

1847. C. Nannan.

1849. J.-D. Martin.

1851. J. Dillen.

1852. Ad. Wasseîge.

1H54. Ch. Delcourt.

1855. C. Horion.

1857. J. Berten.

1858. F. Picard.

1860. J.-CVan Aubel.

1861. A. Groulard.

1862. E. Cartier.

1865. A. Lebeau.

1865. C. Sentronl.

1867. P. Mottard.

1868. F. Gilles.

SERVICES DIVERS

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