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INTRODUCTION. LXV

Un autre incident, la querelle du baron de ReifTenberg et d*Ed. Lavalleye (')> ^u sujet d'un manuscrit de S.-P. Ernst, que le premier avait publié sous son propre nom, défraya pendant quelque temps la presse militante : de Reiffenberg devint impossible à Liège. Cette dernière agitation fut au reste sans importance ; en somme, à partir de 183S, rUniversité entra dans une période de paix studieuse et féconde. Le corps enseignant était renforcé et se montrait animé d'une généreuse ardeur ; les étudiants partageaient le zèle de leurs maîtres. Les inconvénients inhérents au nouveau système d'examen ne s'étaient pas encore révélés. Les premiers actes du jury avaient inspiré une terreur salutaire; enfin, la liberté laissée aux élèves de ne pas fréquenter tous les cours, loin de produire les effets qu'on lui attribua plus tard, empêchait les professeurs de s'endormir sur un doux oreiller et disposait les jeunes gens à travailler par eux-mêmes. Leurs études n'étaient uniformes que tout juste assez pour répondre aux exigences du jury. Celui qui écrit ces lignes était alors sur les bancs : il sait à quoi s'en tenir.

On a vu qu'avant la révolution, les circonstances extérieures avaient contribué à mettre particulièrement en relief la Faculté de droit. Soit que la carrière du barreau parût pour un temps encombrée et que la magistrature, dont les cadres avaient été récemment renouvelés, offrit peu d'avenir à la jeunesse; soit que l'essor vigoureux que commençait à prendre l'industrie nationale fit réfléchir les familles; soit enfin que le courant des idées eût pris une direction nouvelle, et que l'enthousiasme pour les sciences morales et politiques se fût reiVoidi après la conquête de nos libertés, toujours est-il que les études juridiques furent graduellement délaissées. La Faculté de droit comptait d'aussi

moDales. Comme chef de division de l'inetractioa publique, il s'est vu appelé, à peine entré eo fonctions, à organiser renseignement moyen, régénéré par la loi du i juin iSKO; il a aussi rendu de grands services à renseignement supérieur. M. Thiéry a obtenu en 1859 le titre de directeur; en 4859, il a été promu au rang de directeur général de t instruction publique^ mesure devenue nécessaire à raison du développement de plus en plus considérable de nos institutions scolaires. L'administration de M. Thiéry comprend ai(jourd*btti deux divisions : les affaires de renseignement des deux degrés supérieurs relèvent immédiatement de M. RcnsniG, ^, chef de division (*) ; celles de l'enseignement primaire sont traitées par M. Jahak, ^, qui porte le titre de directeur,

(' ) V. ci-après, col. 477 et 704. — Au moment de meUre sous presse, nous apprenons qa'Ed. Lavalleye est décédé à Liège , le 48 septembre 4869.

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