ADMINISTRATEURS
isvmu^w (Jean-Joseph), naquit ù Nanuir le 2 janvier 4773, et mourut ft Bruxelles le 1i avril 4845. 11 fit d'eicellentes études humanitaires et sortit du colléfe bien pourvu de latin, môme de grec. 11 prit ses grades en philosophie et lettres A rUniversiié de Loutain, où se fortifia son goût pour les langues et les chefs-d'oRuvre littéraires de fantiquité classique. C*est sans doute à cette fréquentation assidue des grands maîtres, k cette beauté inhérente A leur style, au travail d'intelligence qu'ils provoquent nécessairement, que W'alter dot cette élégance, cette précision d1dées, cette Justesse d*eicpression que Ton remarquait dans tout ce qui sortait de sa plume.
Cependant Tétude de la littérature ne lui fit pas négliger celle des sciences exactes, qu'il cultiva avec une véritable passion. Son aptitude plus qu'ordinaire lui permit d'entrer, dès l'âge de i7 ans, au servie^! militaire, en qualité d'officier ingénieur. Deux ans plus tard, 11 fut nommé premier lieutenant du génie.
Attaché de cœur au parti populaire, il intervint dans presque toutes les luttes qui signalèrent la révolution brabançonne. Après la •conquête tfe la Belgique par les armées françaises, il déposa son épée et entra dans la carrière adminis-
trative. Il fut successivement conseiller municipal de Namur, greffier en chef du tribunal de commerce, adjoint au maire, membre du Conseil général communal, conseiller de préfecture et en même temps inspecteur des chemins vicinaux, membre du cx^mité de \acdne qui faisait alors sa première apparition, directeur de la bibliothèque départementale, membre du jury d'instruction publique, président du Conseil général du département de Sambre-et-Meuse, vice-président du Conseil d'inspection du dépôt de mendicité, qu'il réorganisa complètement, vice-président du Conseil des arts, de l'agriculture et du commerce et vice-président de l'administration des études.
Pendant cette seconde période de sa vie, un grand nombre de missions spéciales lui furent confiées ; la manière dont il s'en acquitta témoigne de la variété de ses connaissances et de la droiture de son jugement.
Après la chute de Napoléon, il fut réintégré dans ses fonctions de conseiller d'intendance, et au bout de quelque temps, élu membre de la Députatlon des Etats de la province de Namur. Le roi Guillaume I, qui connaissait son méritc^Vappeh en 1817 & Bruxelles pour lui conmiuniquer ses tues sur
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rérection prochaine des Universités, et le nomma secréuire-inspecteur de rUniversîté de Liège, avec faculté de résider dans la capitale, où le Gouvernement aurait incessamment besoin de mettre à contribution son savoir et son esprit des affaires. Dans ce nouveau poste de confiance, où tout était à faire, il parvint bientôt à mériter Festime et Taffection de tout le corps académique, en s*interposant officieusement dans le débat des questions compliquées qui se présentaient chaque Jour ( * ). Il fut nonseulement un médiateur éclairé ; mais c'est tout simplement lui rendre justice que de le considérer comme le véritable organisateur de l'Université de Liège.
Lorsqu'il s'agit de construire une Salle académique, il proposa hardiment de démolir l'ancienne église des Jésuites et d'ériger, sur son emplacement, la grande rotonde qui sert depuis trentetrois ans aux séances publiques (v. l'art. Wagemann). 11 rencontra l'opposition la plus vive de la part des conservateurs; il n'en poursuivit pas moins courageusement sa tâche, et c'est à son énergie, à sa persévérance, à sa fermeté, que la ville de Liège est redevable de cette construction utile, sinon élégante. Les Annales académiques , du reste, font suffisamment foi de tous les services que Walter a rendus k son établissement de prédilection.
En i824, le Sénat académique lui délivra solennellement le diplôme honorifique de docteur en philosophie et lettres. C'est la marque de déférence à laquelle il fut le plus sensible.
En 1825, le Roi lui envoya la croix de l'ordre du Lion Belgique. La même année, le 26 novembre , l'Académie de Bruxelles le porta sur la liste de ses membres honoraires. La même année encore, il fut nommé inspecteur-général de l'instruction publlque.II obtint sa retraite lors de la réorganisation universitaire de i835; les fonctions de secrétaire-inspecteur furent supprimées et, conformément k la nouvelle loi, le Roi nomma un administrateur-inspecteur dans chacune des deux Universités de Liège et de Gand, les seules maintenues.— En dehors de ses travaux administratifs, nous ne connaissons aucune œuvre écrite de Walter ; il n'en est pas moins certain qu'il se serait distingué comme publiciste s'il avait voulu l'être : il lui a suffi de remplir ses fonctions avec une supériorité réelle et de contribuer, dans le rayon de sa sphère d'activité, au développement des hautes études en Belgique. — M. Fraikin a reproduit en marbre, avec un rare bonheur, les traits de Walter; il serait certainement désirable que l'Université de Liège possédât une copie de ce beau buste.
Arnoul«l (FrANÇOIS-JoS.-DÉSTKÉ) ,
né â Namur le 2 novembre 1778, mourut à Yerviers le 16 avril 4860. Lors de la oppression de l'Ecole centrale du département de Sambre-et-Meuse, où il avait fait de bonnes études, il entra comme associé dans une maison de commerce de sa ville natale. En 4810, il fut nommé Juge au tribunal , et en 4812, membre de la Chambre de Commerce de Namur , sur la présentation des notables, qui n'eurent pas à se repentir de lui avoir accordé leurs suffrages. A la chute de l'Empire, l'admi-
nistration provisoire du département lui conféra les titres de membre de la Commission administrative du cheflieu, et du Comité pour la liquidation des réquisitions imposées par les puissances alliées. Le 26 avril 48 U, un arrêté du gouverneur-général de la Belgique lui confia la direction du Mont-de-Piété de Namur. avec mission spéciale de réorganiser cette institution. U prît cette tâche à cœur, se fit le promoteur d'utiles réformes et fournit en 4822, à la Commission chargée par le roi Guillaume de rechercher
(*) Il se forma cependant contre lui un noyau d'opposition après 4830; il fut même question de l'appeler à d'autres fonctions :
ce fut un nuage passager. (V. l'art. Enut atné).
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le Téritable état des pauvres , de nom» breux matériaux dans lesquels le gouverneur puisa plusieurs dispositions essentielles de Tarrêté du 26 octobre 1826, notamment ranrticle 20, qui affecte les bénéflces des Monts-de-Piété au remboursement des emprunts faits par eux à titre onéreux (*). La question des banques de prêt Toccupa toute sa vie. Dès le 26 Juin i8i5, il avait formulé un Projet pour le placement des fonds versés atuv Monts-de- Piété et provenant des biens communaux vendus sous VEmpire, Il proposait rinstitution d*une caisse d*escoropte. Son idée ne fut point goûtée : « L*existence d*une banque de ce genre, écrivait le commissaire-général du gouvernement, ne pourrait que nuire au développement des ressources et du crédit de la banque d*Amsterdam, si elle venait par la suite h étendre ses ramifications en Belgique. » L*Âcadémie royale du Gard couronna, le 24 décembre 4828, un mémoire d*Arnould sur Tadjonction des caisses d'épargne aux Monts-de-Piété, idée digne sans contredit de Tattention des économistes, renouvellement et perfectionnement des combinaisons imaginées par les créateurs des établissements de prêt sur gages (*). Une administration semblable fonctionnait à Natz depuis 1820; toutefois les journaux français eux-mêmes ont reconnu que le mérite d*aYoir le premier élaboré un système complet revient décidément à D. Ârnould ('). M. Courtet de Tlsle a saisi depuis lors (1859) TAcadémie des sciences morales et politiques d'un projet conçu dans le même sens (*):
le problème n'est pas encore pleinement résolu ; mais les hommes compétents n'ont pas cessé de le prendre au sérieux Dans une autre période de sa Tîe«Ârnould, vice-président de la Commission administrative du Mont-de- Piété de Liège, revint encore sur ses
anciens plans, invoqua l'expérience de plusieurs Monts de Belgique et de France, et attira l'attention publique sur la constitution de la banque d'Angleterre, qui est à la fois banque de prêt et d'escompte, de dépôt et de circulation. Mais d'autres améliorations d'une urgence plus généralement sentie réclamèrent la meilleure part de son activité, et ici le plus brillant succès couronna ses efforts. Les commissaires jurés du Mont-de-Piété de Liège rappelaient, par leurs exactions, le mauvais temps des Lombards et des Caoursins; il en fit décréter la suppression, et décida la création des bureaux auxiliaires qui, composés d'agents de l'administration et soumis aux mêmes règlements et au même contrôle que le bureau central, ne perçoivent que l'intérêt des sommes prêtées. 11 mit ainsi un terme à l'usure clandestine qui rongeait les malheureux emprunteurs et contribuait à la démoralisation des classes populaires. Ces mesures et d'autres non moins importantes, déjà réalisées ou seulement en projet, firent l'objet, en 1815, d'un volumineux rapport au Ministère de la Justice, qui avait chargé Arnould , l'année précédente, de visiter tous les Monts-de- Piété du royaume, et l'avait nommé membre de la Commission instituée pour chercher les moyens de réorganiser ces établissements. Ce rapport, publié à Bruxelles en un vol. in-8<^,est non seulement l'œuvre capitale d'Arnould, mais le travail le plus approfondi et le mieux raisonné qui ait paru en Belgique sur la matière. La commission n'adopta pas sans réserve les conclusions de l'auteur; néanmoins on peut faire honneur à celui-ci de la plupart des innovations consacrées,depuis, par la loi du 50 avril 1848. On trouvera plus bas l'indication détaillée de ses écrits sur les Monts-de-Piété : il est temps de dire un mot des services
(*) Néerologe Liégeou^ poar 1660, p. 6.
(*> V. les Etudes hiitoriquei ei eriiiques de M. P. de Decker sur les Motiu-de-Piité en Belgique. Bruxelles, 1844, in-S®.
(*) V. entr'autres le Siècle du 25 octobre
(*] Y. le Rapport de M. Blanqui, et l'ou-
vrage même de H. Courtet, intitule : Du crédit en France et de quelques moyens de prospérité publique. Paris. 1839, in-8®. — Cf. Blaize, Des Monts-de-Piété et des banques de prêt en Franee^en Angleterre^en Belgique^ en Italie^ etc. Paris, 1843, iD-8« (nouv. éd. en 1848).
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qoll rendit à rinstraction publique.
Il fut, à Namur, le principal fondateur de la Société pour Vencouragement de Vinstruction élémentaire dans la province de ce nom, société qui servit de modèle à celles de Liège, de Mons et de Bruielles ( * )• Il se fit lui-même Téditeur de livres classiques et de manuels populaires, et se préoccupa d'approprier aux besoins du pays les ouvrages étrangers dont la réimpression lui paraissait utile. Il exerça, d*autre part, une influence directe sur les écx)les de Namur, en sa double qualité de membre de la commission de TEcole modèle et de secrétaire de la Commission provinciale d'instruction moyenne et primaire;enfln il fut appeléà siéger au bureau de TÂthénée. Le gouvernement récompensa son dévouement, en 1829, par le titre de chevalier de Tordre du Lion-Belgique.
Nommé commissaire de district à Namur, le 7 septembre 4829, il crut devoir donner sa démission après les événements de i 830. Cependant il se rallia au nouvel état de choses, en acceptant du gouvernement provisoire, dès le 4 janvier 1831, les fonctions de secrétaire-inspecteur de l'Université de Louvain. Cette mission répondait à ses goûts : il redoubla d'activité, et se montra Tun des membres les plus zélés des Commissions qui furent successivement chargées de préparer un projet de loi sur rinstruction publique. H contribua en même temps à Torganisalion de TEcole primaire modèle de Louvain, dont il fut Tun des administrateurs à partir dei832.Pendant son séjour en celte ville, le gouvernement Tinveslit en outre du titic de membre du Con-
seil des régents de la maison d'arrêt (ii Juin 1853)
Les Universités de l*Etat ayant été réduites au nombre de deux par la loi organique du 27 septembre 1835, Arnouldfutattachéà celle de Liège, avec le titre d'administrateur-inspecteur. Le Sénat académique de Louvain lui fit écrire à cette occasion une lettre conçue dans les termes les plus flatteurs (*) ; tous les profes<(eurs voulurent y apposer leur signature. A Liège, il se trouva en présence des difficultés que devait faire infailliblement surgir la situation où les Universités de l'Etat allaient se trouver placées en présence des Universités libres, que le Gouvernement avait laissé s'organiser avant d'assurer par une bonne loi l'existence et la prospérité de ses propres institutions d'enseignement supérieur. « Arnould eut à n se prononcer sur toutes les questions » délicates que soulevèrent la mise k » exécution de la loi de 1855, la com- » position des jurys d'examen, le re- » nouvellement presque complet du » corps professoral... On lui reprocha » quelquefois de la ténacité, de la len- » teur et une réserve extrême : était-il » toujours en son pouvoir de céder aux » impatiences même les plus généreuses, » et faut-il trop le blâmer d'avoir rem- » pli à la lettre son rôle de Commis- » saire du Gouvernement?.. H aima » mieux, en toute circonstance, laisser » au temps le soin de le justifier, que » de paraître céder h des entraînements » politiques ou autres. Ailleurs , il » prouva que l'esprit d'initiative ne lui » faisait pas défaut ; ici, la prudence ï) fut sa première règle de conduite. H » administra l'Université de Liège pen-
(') « C'est presque à M. Arnould seul, écrivait en décembre 1828 le rédacteur du Journal d'éducation de Parit (t. XIII), qu'on doit la Société d'encouragement de Namur, qui correspond avec la nôtre. Elle fait circuler dans les campagnes un grand nombre de bons livres, qu'elle vend moins cher que l'impression ae lui coûte. C'est M. Arnould qui fait l'avance des fonds, en attendant que les ressources de la Société soient augmentées suflisammenl pour continuer à elle seule ce bienfait si utile à toute une popolation.
Avec quelques hommes comme celui-là et un gouvernement qui les aide, on peu(,je crois, prédire que le but d'une instruction générale doit être bientôt atteint. >
(■) On y lit : « Il est bien rare de trouver réunis dans un administrateur cette haute probité, cette bienveillance, celte activité et cette modération qui s'allient, quand il le faut, k la fermeté, et qui ont su vous concilier pour toujours la confiance et l'estime de tous les professeurs de notre Université.»
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» dant vingt-trois ans, et certes il eut 9 sa part dans les progrès de cette belle » institution. Il voua, entre autres, une » sollicitude toute paternelle à 1 Ecole » des arts et manufactures et des mines, B école dont il fut nommé directeur en » 1838 et qui lui doit en partie son » organisation et sa prospérité. Cet » établissement occupa d'abord une aile » des anciens bâtiments de TUniversité.
» Ârnould obtint de la ville une alloca- » (ion de 125,000 fr. pour la construc- » tion du local actuel, et de la province » un subside de 28000 fr. pour les n machines de râtelier de construction.
» Le déplacement du jardin botanique, 0 la reconstruction de la grande salle A de la bibliothèque^ le développement » des diverses collections universitaires A témoignèrent égalementde son zèle et » de son activité (*). »
Nous avons parlé d*Ârnou1d comme administrateur du Mont-de-piété (*)• A Liège comme à Namur et à Louvain, il remplit, indépendamment de sa mission principale, des fonctions gratuites de tonte sorte. Il fut député de la Société d*Ëmulation de 1858 à 4858 ; plusieurs fois réélu membre de la Commission provinciale de statistique, etc. Il entra en 1859 dans la Commission administrative de rinstitut royal des sourdsmuets, en fut élu vice-président en 1841, président en i84i, et enfin président honoraire en 1857, dans cette même année où, forcé de se retirer de la vie active, il quittait rUniversité(10 octobre), conservant égalementle titre honorifique d'administrateur-inspecteur. L*Institut des sourds-muets le regarde comme son tecond fondateur, La plupart des progrès sérieux réalisés dans cet établissement, tant sous le repport hygiénique que sous le rapport de Tinstruetion, eurent Arnould pour promoteur et pour soutien vigilant. Alors même que Taffaiblissement de sa vue semblait lui interdire toute participation active aux
travaux de ses collègues, il était encore rame de leurs délibérations et il se tenaitaucourant des moindres affaires (').
Enfin, frappé d*une cécité presque complète, il dut renoncer à tout ; mais Toblîgation de prendre sa retraite fut peut-être le plus grand chagrin de sa vie. lls*éteignit paisiblement à Verviers, où il était allé rejoindre une partie de sa famille, M. U. Capitaine nous fournit la liste suivante de ses travaux :
lo Projet pour le placement des fonds versés aux Monts-dèrPiété et provenant des biens communaux vendus sous VEml'ire; 20 juin i815(inédil; v. ci-dessus).
2« Rapports sur les travaux de la Société d'instruction élémentaire de la province de Namur (1825-1850).
Insérés dans le Mémorial administratif de la dite province; aussi tirés à part et reproduits dans les journaux du temps.
S* Plan de réorganisation de V Athénée royal de Namur (1826).
Ce plan, approuvé par le gouvernement, établit à Namur une classe de langue française, un cours de littdralure française et un cours de physique et de mécanique.
k^ Notice sur Vinstruction primaire de la province de Namur et en général sur Tétat de Tinstruction dans les diverses provinces des Pays-Bas, adressée à la Société d^instruction élémentaire de Paris , par D. Arnould , membre correspondant.Namur,6érard.
1828, in-8o.
Parut d'abord en 18S7 dans le Globt.
5" Mémoire sur les avantages et les inconvénients des banques de prêt connues sous le nom de Mont-de-Piété, Namur, Gérard. 1829, in-12^
Travail couronné par l'Âcadëmie royale du Gard (Nîmes). Médaille d'or (34 décembre 1898).
6^ Réorganisation de renseignement moyen dans les Pays-Bas, Projet. — La Haye, impr. de FEtat. 1829.
La Commission d'Etat, établie à cette
(') Nécrologe Liégeoit, pour 1860, p. 9.
(*) U eut la bonne fortune de trouver en M. Jehotte, directeur de cet établissement, on auxiliaire intelligent et zélé. En France comme eo Belgique , les services de M.
Jehotte ont été hautement appréciés par les publicistes les plus distingués.
(*) V. les diverses publications de l'Institut et le discours de M. Alph. Le Roy, prononcé k Verviers sur la tombe d'Arnould (Journal de Liège da 20 avril 1860).
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ëpoqoe pour extminer les quesiioDS relatives à renseignement moyen, adopta les bases de ce projet dans son rapport au goavernement, publié k La Haye en 1830.
7*" Règlement de VEcole primairemodèle de Louvain.
Rédige en 4833, et adopté depuis lors par plusieurs établissements. Il a été traduit en boUandais par le directeur de l'école modèle de Maestricbt et a servi de base à tous ceux qui ont été publiés par le gouvernement.
8® Règlement intérieur du Mont-depiété de Liège.
Sanctionné par les autorités supérieures.
9® Rapport à la commission administrativeduMont-de piété de Liège, Liège, Jeunehomme frères, 1840, ifl-8^.
Tiré k part de la Revue belge (juin 1840;. L'auteur reproduit une partie des vues émises dans le mémoire n<* 5. Il doit avoir publié un travail sur le même scget dans la Revue encyclopédique.
1 0" Situation administrative et financière des Monts-de-Piété en Belgique,
Nécessité et moyens de les réorganiser, Bruxelles, Deltombe, i845, in-8*' de XVI et 565 pages.
C'est l'œuvre la plus importante d'Arnould (voir ci-dessus). — Cf. la Revue de tégitlation (Paris 4846). — La Revue du droit fronçait et étranger (février et avril 4846). — Le Journal hiêtorique et littéraire (mai 4846). -> La Revue de Liège (t. V. 4846). — VObtervateur belge, le Journal de Liège, la Belgique judiciaire, etc
ii*" Statistique des Monts-de-piété en Belgique. Bruxelles, 4847 \n-A\
Extrait du t. III, (p. 467, 484) du Bulletin de la Commission centrale de statistique. — Nouveaux renseignements sur diverses brancbes du service; détails curieux sur les moyennes des opérations des Monts dcpiété de Belgique et de France.
D. Arnould obtint la croix de chevalier de rOrdre de Léopold le 44 décembre 4858. il fut promu au grade d*officier le 28 février 4855 ; la même année, le roi de Portugal lui conféra le grade de commandeur de TOrdre du Christ.
i^oiain (Mathieu-Lambert). 0. ^.
né & Liège le 25 Juin 4808. montra fort jeune un goût décidé pour Fétude.
Ses dispositions naturelles furent encouragées par le conventionnel Alathieu Miranpal, que la loi d'exil connue sous le nom de loi d*amnistie avait contraint de quitter la France en 4SI 6, et qui s'était réfugié à Liège avec plusieurs de ses anciens collègues : Thuriot de la Rozière, Paganel, Duval, Mailhe, Calés, Ysabeau et d*autres. -~ Mathieu Miranpal, ancien rédacteur du Journal de VOise, était un homme instruit, trèsversé surtout dans la connaissance des langues anciennes. Il prit plaisir à développer les instincts littéraires de son Jeune élève ; cependant celui-ci ne put proflter longtemps des leçons de cet excellent maître. Mathieu, qui s'était toujours conduit avec modération, bien qu'il eût voté la mort de Louis XYI, obtint finalement l'autorisation de rentrer en France. — M Polain fit ses
humanités au collège de Liège, et suivit ensuite les cours de la Faculté de philosophie de l'Université. Il se destinait à l'enseignement. Â peine âgé de vingt ans, il fut nommé professeur de littérature française et d'histoire politique moderne à VEcole spéciale de commerce, institution modèle, fondée à Liège par M. Charlier, et régulièrement fréquentée par un grand nombre d'élèves.
M. Polain y resta attaché pendant plus de vingt années, chargé des mêmes cours. Il y eut pour collègue, dans la chaire de droit commercial, Victor Godet (V. ce nom), dont l'Université de Liège regrette encore aujourd'hui la mort prématurée
Une circonstance fortuite décida de la vocation littéraire de M. Polain.
L'Université de Gaud mit au concours, en 4826. la question suivante : Accurata et suednctâ narratione exponaiur quo jure et quo successu Guuielmus, Normanniœ dux, cognominatus Con-
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([uestor, Angliam invaserit^ et quid, subactis AngliSj in eorum reiptâflicœ forma et institutis sub ipsius imperio commutaium fuerit. Notre jeune étudiant venait précisément d'achever la lecture de VHistaire de la conquête de V Angleterre par les Normands, d'Augustin Thierry ; il résolut de concourir. Son Mémoire ne fut point couronné ; mais, à partir de ce moment, Thistoire du moyen âge et des monuments qui s*y rattachent devint son étude de prédilection. — M.Polain commença néanmoins par s'essayer dans d'autres genres : en 1827, il écrivit, en collabo ration avec deux de ses condisciples, MM. Alvin et de Lannoy, un vaudeville intitulé : Les eaux de Chaud fontaine, dont quelques couplets furent remarqués. En cherchant bien dans les journaux qui paraissaient à Liège à cette époque, on retrouverait aussi de lui plusieurs articles de critique littéraire sur les principaux écrivains de l'école romantique : enfln il était, avec Ch. de Chènedollé (v. ce nom), l'un des correspondants belges du Globe et de h Revue encyclopédique,
M. Polain venait d'achever ses études quand la révolution belge de i830 éclata. Il y prit une part active, et la défendit énergiquement dans la presse et à l'hôtel de ville, où il remplit pendant plusieurs mois les fonctions de secrétaire de l'administration provisoire. Il ne quitta ce poste qu'au mois de mai iSJ^i. L'existence de notre nationalité était alors reconnue en principe ; mais il restait à en débattre les conditions. La question de savoir à qui appartiendrait le Limbourg préoccupait surtout les esprits. M. Polain fit paraître à cette occasion une brochure intitulée : De la souveraineté indivise des Evéques de Liège et des Etats-Généraux sur la ville de Maestrickt (Liège, lg5i,in-8*).Cemémoire, rédigé d'après les sources, est, croyons nous, le premier travail historique sorti de sa plume. Il eut du retentissement jusque dans le monde diplomatique, et ce succès attira sur le jeune savant l'attention du gouvernement belge. L'emploi d'archiviste de la province de Liège étant venu à vaquer quelque temps après,
M. Rogicr, alors ministre de l'intérieur, le fit offrir à M. Polain, qui l'accepta et se voua désormais tout entier à l'étude de l'histoire nationale.
Le moment était favorable pour cette étude. La révolution avait enfanté une pléiade de jeunes écrivains, tous animés d'un vif amour de la patrie, tous désireux d'affirmer son indépendance dans leur sphère d'activité. L'idée vint à quelques-uns d'entre eux d'unir leurs efforts, et c'est ainsi que fut fondée à Liège, en 1834. V Association nationale pour Vencouragement et le développement de la littérature en Belgique.
M. Polain en fut nommé président, et notre regretté poète Weustenraad, secrétaire. La Revue belge, or f^aiï\e de l'Association, parut à partir du mois de janvier 1835, sous la direction du président. Sciences morales et politiques (au point de vue des questions générales), études de mœurs, voyages, mais surtout littérature et histoire, tel fut le programme de cette publication périodique, dont l'influence féconde se répandit bientôt dans tout le pays, et qui resta jusqu'à la fin scrupuleusement fidèle à son titre, en se plaçant toujours au point de vue belge. Les hommes les plus distingués de toutes nos provinces répondirent à l'appel de V Association, aussi bien les maîtres dont la réputation était déjà consacrée, que les jeubes gens impatients de faire leurs premières armes. Ce fut la première école littéraire de la Belgique émancipée, et ce fut peut-être la plus saine. La Retme belge, étrangère aux passions du jour, se distingua en tout temps parune sage modération ; l'art dans toutes ses manifestations, les gloires passées et l'avenir de la patrie eurent exclusivement le pouvoir d'exciter chez ses rédacteurs d'ardents enthousiasmes.
Ce n'était pas une arme aux mains d'un parti, c'était une œuvre de civilisation et de patriotisme. Les circonstances rompirent le faisceau de l'Association ; la dernière livraison de la Revue parut en décembre 1843 ; au commencement de l'année suivante, M. Van Hulst (v. ce nom) reprit la succession vacante et fonda la Revue de Liège, qui eut aussi une existence honorable. Mais
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les services rendus par la Revue bcl§e, notamment aux études historiques, méritent une mention toute particulière.
Les Récits de M. Polain, si recherchés encore aiûourd*hui« parurent pour la première fois dans ce recueil. Les épi* sodés de nos annales, sous sa plume éprise, intéressaient comme des chapitres de Walter Scott ou gravissaient les hauteurs de Tépopée ; Témotlon visible de Técrivain passait dans Pâme des lecteurs, et comme il voulait peindre plus que Juger, Feffet cherché était ohtenu : la Jeunesse, ainsi vivement stimulée, se passionnait pour les vieilles chroniques et y apprenait au prix de quels sacrifices ont été conquis les biens dont nous Jouissons à présent. Les Récits JUstoriques sur l'ancien pays de Liège n*ont pas seulement réveillé chez nous le goût de Tétude de notre moyen âge, ils ont contribué à former Tesprit public. Ils y contribueront encore, sll en faut Juger par le succès de la 4* édition, qui a vu le Jour en 1866, augmentée de quelques morceaux Inédits. — Indépendamment de cette série d'articles, M. Polain a fait insérer dans la Revue belge diverses notices analogues, concernant Thlstoire des autres provinces : nous citerons L'assassinat de S. Charles-le-Ban, dans Téglise S^- Donat & Bruges ; le Massacre des ma-^ gistrats de Couvain en 1379 ; des biographies, enfin quantité d'opuscules qui ont été rassemblés en 1839 et publiés sous le titre de Mélanges historiques et littéraires.
Le succès des Récits engagea H Polain à écrire Thistoire complète de l'ancien pays de Liège ; il en fit paraître le premier volume en 1844, et le second en i847. Ce dernier s'arrête au sac de la cité par Charles-le-Téméraire, en 1468. La presse accueillit avec faveur on livre où étaient étudiées avec soin, pour la première fois, les questions d'origine, d'après la méthode d'Augustin Thieny, et où le récit se développait sous une forme animée et pittoresque, comme dans VBistoire des ducs
de Bourgogne de M. de Barante. Le travail de constitution de la commune avait préoccupé l'auteur au moins autant que les laits et gestes des princesévéques ; les tribuns populaires apparaissaient sous un nouvcMi Jour; la boungeolsie d'autrefois avait trouvé ui défenseur. L'œuvre de H. Polain fut mise en parallèle avec celle de M. de Gerlache ( ' ) ; les discussions qui s'élevèrent à ce propos eurent pour effet de stimuler le zèle de nouveaux cliercheurs. VBistoire du pays de Liège ouvrit à M. Polain les portes de rAcadémie royale de Belgique : il fut nommé correspondant de ce corps savant le 10 Janvier 1846, et membre effectif le 7 mai 1849.
L'historien liégeois venait d'achever son second volume* lorsque le gouvernement belge résolut de faire publier les lois et autres dispositions qui régissaient autrefois les divers pays composant la Belgique actuelle. Un arrêté royal du 18 avril 4846 institua à cet effet une commission composée d'hommes versés dans la connaissance de nos anciennes institutions. &1. Polain «n fut nommé membre dès l'origine, et chargé par ses collègues d'éditer le Recueil des Ordqnnances des principautés de Liège et de Stavelot, et du duché de Bouillon. H s'occupa d'aboni de publier les Lietes chronologiqua de tous les documents qui devaient figurer dans ce grand Corpus ; on lui doit les quatre volumes in-8* relatifs aux pays cités, ainsi que plusieurs rapports sur la marche de son travail (v. les Bulletins de la Commission des Ordonnanou).
L'infatigable pionnier ne perdit pas un instant ; le premier volume in-folio du Recueil des Ordonnances du pagt de Liège parut dès 4855 : le second vit le Jour en 4860; les Ordonnances de la principauté de Stavebt furent publiées en 1864, dans le même format. Ce dernier ouvrage est complet; il embrasse une période de plusde 1100 ans, de 648 à 1794. Les Ordonnancée du duché de Bouilion^ éditées dians les
(*} Biiioin de Uigt depuis César jutqu'à Maximilien-Henri de Bavière^ Bmxalles,
Bayez, 4948» un vol, ia-S'.
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premiers mois de 1867, sont également au complet. Quant aux deux volumes consacrés à Lié^e, ils ne comprennent que les llû dernières années de Texistence de la principauté (1684-1794), c'est-à-dire la troisième série du recueil ; les deux premières s'arrêteront respectivement à ravènement d'Erard de la Marck et aux changements apportés dans la Constitution liégeoise par Ifaximilien-Henri de Bavière (lti84).
La Commission a sagement agi en ordonnant la mise immédiate en lumière des documents qui peuvent être encore aujourd'bai d*une utilité pratique et directe, nous voulons dire des documests législatifs du dermer siècle.
D^tre part, l'exemple des éditeurs de la grande collection des Ordonnances des rois de France, qui mirent 40 ans à faire paraître leur premier volume et ne sont pas encore, à Theure qu'il est, arrivés au XVI« siècle, était de nature à faire réfléchir : il s'agissait de ne pas être exposé k revenir sans cesse sur ses pas, el de ne marcher en avant que quand on serait moralement assuré qull ne resterait guère de pièces essentielles à découvrir. Il serait superflu de faire ressortir ici l'importance du AecueU de M. Polain ; mais il importe d'ajouter que l'éditeur n'a rien négligé pour satisfaire les plus difficiles, dans UB OMire de travaux qui demande de celui qui les entreprend autant de prudence que de savoir. Quant aux menues variantes de texte et d'orthographe, l'éditeor a scrupuleusement indiqué en note tout ce qui pouvait présenter quelque intérêt.
Fions avons dit plus haut que M. Polain avait été nommé, en 1846, correspondant de l'Académie. 11 y débuta par l'annonce d'une découverte importante, celle de la chronique de Jehan Le Bel^ le célèbre chanoine de Liège que Frolssart recoBBot pour son guide et son maitre. M. Polain avait retrouvé un
fragment considérable de cette chronique dans celle de Jean d Outremeuse, que M. A Borgnet (v. ce nom) est en train de nous rendre. I) le fit imprimer à Mons en 1850, en un beau volume grand in-8**, édition (luxe de caractères gothiques), non destinée à être mise oans le commerce. On sait que plus tard l'ouvrage de Téminent écrivain belge a été retrouvé tout entier danâ la bibliothèque de Châlons-sur- Ifarne, et publié en deux volumes in-8*, également par les soins de M Polain, sous les auspices de l'Académie.
M. Heyer, élève de l'Ecole des Chartesayant cru reconnaître dans le manuscrit de Châlons la première rédaction de Froissart, en avertit M Paulin Paris (de l'Institut), qui eut l'idée de comparer le texte qu'on lui signalait avec celui du fragment de Jehan Le Bel publié à Mons : il fut aussitôt constaté que la bibliothèque champenoise possédait un Le Bel complet . continuant son récit Jusqu'à la paix de Brétigny, en 1561. Avec une générosité qu'on ne saurait trop louer, M. Paris fit part de sa découverte à son confrère de Belgique ; et c'est ainsi que le nom du maître de Froissart a reconquis sa légitime illustration. La chronique pubhée par M. Polain est certainement, pour nous servir de l'expression de If. P. Paris, « un des plus beaux fleurons de l'histoire littéraire de Liège ; car il est maintenant prouvé que Froissart a pris d'abord son meilleur style dans Jehan Le Bel, et qu'il n'a fait ensuite que se conformer au même modèle» (*). La mise en lumière de ce précieux monument est sans contredit un des principaux titres de M Polain à la reconnaissance de ses concitoyens (*). M.Polain a fait à l'Académie plusieurs communications importantes, dont on trouvera la liste dans la bibliographie de ses ouvrages. Il a pris une part considérable aux débats qui se sont élevés
(*) V. It BuUêtin d$ tAcad. royale de Mgique^ 1» série, 1. 111, el V Annuaire delà Société d'Emulathn de Uéçe, 1864, p. 119 etsaiv.
(') Il est asiex remarquable qae Jacques de Hemricourt, l'auteur 4n Miroir de* noblet
de la Hetbaye^ qui vécut dans rintimité de Jehan Le Bel, oe meotioane pas le principal ouvrage de notre ehanoiDe ; il ne parie que de son talent à composer des chansons et des virelais. Kn revanche. Le Bel est le seul historien que Froissart ait daigné citer.
POL
aa sein de celte compagnie au sujet du lieu de naissance de Pierre Vermitc et de Charlemagne ; ses mémoires sur r«s problèmes obscurs ont eu du retentissement à l'étranger comme en Belgique , notamment en France. Notre publiciste n'était d'ailleurs pas tout-àfait inconnu de l'autre côté de Quiévrain. Nommé en 4859 correspondant du ministère de l'instruction publique, sur la proposition de l'illustre Augustin Thierry, il n'avait point tardé à contribuer activement à la publication de la collection des Documents inédits sur Vhistoire de France^ dont M. Guizot fut le promoteur. Les grandes œuvres historiques et littéraires entreprises et continuées par l'institut trouvèrent également en lui un collaborateur zélé et dévoué. Le gouvernement français l'en récompensa dès 1847, en lui décernant la croix de la légion d'honneur , et l'Institut (Académie des inscriptions et belles-lettres), en le nommant l'un de ses correspondants étrangers (1855). Il est en outre affilié à la Société des antiquaires de France.
Son activité littéraire n'a toutefois jamais cessé de s'exercer dans sa ville natale. La Société libre d'Emulation^ fondée à Liège en 1779 par le prince Velbruck, avait fini par interrompre ses travaux, après avoir brillé pendant longtemps d'un vif éclat. Elle se reconstitua, et d'abord elle prit soin de réorganiser les différents Comités qui la composent. M. Polain fut nommé président du Comité de littérature et des beaux-arts, en même temps que M. U. Capitaine devint secrétaire-général de la compagnie. Sous leur double impulsion, la Société d'Emulation n*a pas tardé à recouvrer son ancienne influence sur le mouvement intellectuel de Liégi-, et l'on peut même dire qu'après l'Académie royale de Belgique, elle tient aujourd'hui le premier rang parmi les institutions littéraires du pays ( *).
M. Polain remplissait depuis vingtcinq ans, au grand profit des études historiques, les fonctions d'archiviste
(') Du moins par ses concours. Nous constatons à regret que son essor s'est un peu ralenti depuis 1867 ; on a cessé d'y
de l'Etat, à Liège, lorsque le Roi lui conféra, en 1857, celles d'administrateur-inspecteur de l'Université de cette ville, après la mort de D. Arnould (v. ce nom). Il occupe encore aujourd'hui ce poste, auquel est attachée la direction des écoles spéciales des arts et manufactures et des mines.
Nous empruntons à Quérard {France littéraire, t. XI, p. 475), en ayant soin de la compléter autant que possible, la liste générale des publications de M.
Polain.