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pajs^ et te résultat fut atteint aussi longtemps qu1l 8*occupa d*eui. Il leur donnait régulièrement des répétitions sur les parties les plus difficiles de Tanatomie ; îl était leur ami en même temps que leur conseiller ; il leur communiquait son ardent amour pour la science. A leur demande, il flt pendant quelques années un cours prité d'anatomie des réglons. Ce zèle infatigable, cette otialenr de oœur, cette générosité passionnée, il les portait jnsqu*à Feialtation dans les autres sphères de son activité. Dresse avait débuté dans la pratique civile comme médecin des pauvres ; jamais mandat ne fut mieux rempli. On le vit se multiplier, en I8i9, au chevet des cholériques. C'était un soldat sur le champ de bataille, Jaloux de combattre au premier rang. L'Administration communale lui vota des remerclments, le Gouvernement lui décerna une médaille d'honneur ; mais les bénédictions unanimes des malheoreux qu'il avait soulagés furent sa plus l>elle récompense. Il n'entreprenait rien à demi : nous ravo«s dit, tout était extrême en loi ; ajoutons qu'il avait naturellement besoin d'expansion : il aimait la vie extérienre, les discussions publiques, l^es hitéréts de la profession médicale trouvèrent en Dresse un vigoureux champion : il fut un des membres les plus actifs de l'Association des médecins de l'arrondissement et de la province de Liège, ligue constituée pour défendre la dignité de la proiession (v.

l'art. Sramc) ; son éloquence chaleureuse a laissé des souvenirs durables aux Congrès médicaux de Bru«elles( ' ). Il aorait voulu voir le Corps médiciil prendre une part considérable à la vie politique, et II finit par prêcher d'exemple, li siégea pendant plusieurs années à l'Hôtel-de-Ville en qualité de conseiller communal, et remplit pendant un assez long intérim les fondions d'écbevin.

Magistrat de la cité, il se préoccupa tout spécialement des réformes à la-

{*) Dresse fat également on membre trèà-actif de la Société de mééeeine ée Uéffe, Il y prit une grande part k la discnssioa qui fut soulevée, à propos d'un accident arrivé an chemin de fer de la Vesdre, sur l'ampula-

troduîre dans l'organigation de la charité publique, au point de vue du service médical. Le Bureau de Bienfaisance suivit ses conseils et s'en trouva bien. Il indiqua aussi différentes améliorations â introduire dans le régime hospitalier ; Il ne lui fut pas donné de les voir réaliser. Ses idées sociales et politiques étaient essentiellement progressistes : sa nature répugnait aux tempéraments et aux transactions. Il eut des adversaires, mais pas un ennemi, car on le savait sincère et d'une loyauté 4 toute é()reuve. H était trèspopulaire à Liège, surtout dans la bourgeoisie et dans les 4^lasses ouvrières.

Plusieurs sociétés d'utilifé et d'agrément l'avaient rois à leur tête. Médecin de la garde civique de Liège depuis 184S, il iîit promu , quelques années avant sa mort, au grade de chef du corps de santé de la légion. Dresse a laissé la réputation d'un professeur distingué, d'un homme de coeur et d'un citoyen utile. Il a peu écdt ; nous ne pouvons citer de lui qu'un certain nombre d'articles publiés dans le Journal médical le Scalpel {*), Lespius caractéristiques ont été réunis en 4848 en un volume intitulé :

Intérêts sociaujc. Devoir du Corpn médical de prendre part à la politique, aux questions sociales et à l'élaboration des lois, ou mission sociale du Corps médical, Liège, Denoêl, 18i8, in-8<».

Ce litre est assez clair. L'ouvrage est écrit avec feu, et l'on n*y peut méconnaître l'accent d'une conviction sincère ; mais à cMé d'idées justes H saines, on y trouve des exagérations évidentes. L'auteur s'y peint tout entier : généreux et enthousiaste, ami du progrès et de la vérité , d'une parlaite bonne foi, mais voyant le monde d'un seul c6té et à travers le prisme de sa vive imagination. Dresse paraît s'être inspiré de quelques opinions formulées par M. Ltttré. Les idées qu'il émit en 1848 provoquèrent une assez curieuse discussion dans les journaux médicanx du pays (Voir le Scalpel, première année, la Gaiette médknk htlgc, la PharmaeU belge, etc.).

tion immédiate ou consécutive. V. le Scalpel et les Annales de la dite Société.

(*) Nous mentionnerons spéctalement une notice sur l'emploi du cahwiet dans le traitement du choléra.

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Dnpret (ViCTOR-ÀNSELME-GaSTOM),

naquit à Ath le 5 juillet 1807 et mourut à Gand le 6 mai 4851. Ses parents, honorables négociants, remarquèrent ses dispositions précoces et lui firent donner une éducation libérale. 11 sortit du Collège à l'âge de 16 ans; ses succès avaient été si soutenus et si brillants, que Tadministration athoise lui vota une récompense extraordinaire. Son étoile pâlit au contraire à TUniversité de Gand, où il étudia le droit à partir de 1825. Il regretta toute sa vie cette période de relâchement,pendantlaquelle il n'avait travaillé tout juste que ce qu'il fallait pour obtenir des grades. Se proposant d'entrer dans la magistrature, ses études terminées, il se rendit en Hollande afin de se familiariser avec la langue néerlandaise, condition sine quâ non, avant 1830, de l'admissibilité aux emplois publics. Cette fois son zèle et son énergie se réveillèrent: au bout de deux ans, on eût pu se méprendre sur sa nationalité. La révolution le trouva secrétaire du parquet à Anvers. Lors de la réorganisation des tribunaux belges (16 novembre 1850), il fut envoyé à Louvain en qualité de substitut du commissaire du gouvernement. Le 4 octobre 1852, il obtint le titre de substitut du procureur du roi près le tribunal de Gand. Là, il eut l'occasion de traiter plusieurs questions délicates de droit civil, et le jugement solide, la rare sagacité dont il donna plus tard des preuves si remarquables commencèrent à se révéler dans ses réquisitoires. Le premier président et le procureur-général n'hésitèrent pas à le présenter en première ligne, en 1834, pour une place d'avocat-général vacante à la Cour d'appel de Gand. Mais Dupret avait le grand défaut d'être trop jeune : moins de vingtsept ans 1 11 fut écarté ; en revanche, trois mois après, le ministre de la justice lui offrit, comme dédommagement, le titre de procureur du roi à Courtrai , avec promesse d'avancement à la première occasion. Conçue dans les termes les plus flatteurs, cette offre devait être

acceptée. Dupret continiia de se distinguer dans ses nouvelles fonctions, si bien que le Ministre de la justice , A. N. J. Ernst (v. ce nom), saisit avec empressement l'occasion de l'appeler sur un théâtre plus tavorable au développement de ses connaissances juridiques. Les Universités de l'État venaient d'être réorganisées par la loi du 27 septembre 1855; le gouvernement se préoccupait d'y faire entrer des hommes d'élite. Ancien professeur luimême et excellent appréciateur des besoins de l'enseignement, Ernst désigna Dupret à son collègue de l'intérieur.

En vertu d'un arrêté royal du 5 décembre 1855, le chef du parquet de Courtrai devint professeur ordinaire â la Faculté de droit de l'Université de Liège, chargé des cours de droit civil approfondi et de procédure civile. Par arrêté du 51 du même mois, le nouveau titulaire, sur sa demande, fut autorisé à ne conserver que le cours de droit civil ; alors il se trouva au comble de ses vœux. Mais aussi comme il se sentit soutenu par ses auditeurs, et comme il mérita leurs applaudissements! Jugement parfait, esprit clair et méthodique, élocution sobre et facile, il possédait au plus haut degré toutes ces qualités; la précision, la clarté limpide de ses explications laissaient dans les esprits une impression profonde et durable : on était subjugué pour ainsi dire. Insensiblement il élargit le cadre de ses études personnelles : il remonta aux origines du Code; il lut les anciens jurisconsultes français, notamment le célèbre commentateur de la coutume de Bretagne, d'Argentré, dont l'argumentation rigoureuse avait tant de rapport avec la nature de son esprit, et ses leçons se ressentirent de cesrechercheshisioriqucs,utiliséesavec discernement ('). La réputation de Dupret s'étendit bientôt au-delà du cercle universitaire. Avocats et magistrats prirent l'habitude de le consulter sur les questions les plus ardues , et jamais on ne fit vainement appel à ses lumières. 11 se faisait un strict devoir

(*) Nous empruntons ces appréciations , ainsi que l'analyse des écrits de Dupret , k la notice biographique tue par M. Nypels au

Conseil académique, le 12 janvier 1852.

Nous n'aurions pu puiser h meilleure source.

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de ces travaux non obligatoires, et « la seule pensée d*être utile suffisait à son désintéressement ( * )». Aussi s'attira-t-ii Testime générale, en même temps que raffection de ses collègues, qui connaissaient d'ailleurs, non seulement son dévouement à la science, mais sa bonté et sa sensibilité exquise. Le chef d'un établissement libre fit des démarches pour rengager, par des offres séduisantes, à transporter dans une autre ville ses talents et ses connaissances.

Le Conseil académique s'émut (*) et chargea une députation spéciale d'engager le Ministre de Tintérieur à faire le possible , pour conserver à FUniversité de Liège un professeur dont la présence honorait cette institution. Le gouvernement éleva au nuunmum le traitement • de Dupret et lui décerna la croix de Tordre Léopold (2 août et 28 sept. 1 843) . Dupret fut encore tenté deux fois: deux fois ses concitoyens du Hainaut lui offrirent un mandat à la Chambre des représentants ; deux fois il refusa, par attachement pour TUniversité autant que par modestie. A peine âgé de 38 ans, il était arrivé à Tune des positions les plus élevées qu'un fonctionnaire public puisse ambitionner. Tout lui souriait, et la fortune semblait lui promettre ses faveurs pour un grand nombre d'années encore. Sa vie austère et pure s'écoulait paisible et studieuse; hélas ! il lui manquait la force d'âme qui seule pouvait l'aider à triompher d'épreuves inattendues. Des chagrins domestiques réveillèrent une ancienne maladie nerveuse qui se manifesta, dès le principe, parlessymptùmes les plus alarmants ('). On l'envoya successivement à Grammont, â Ostende, à Bruges; tous les modes de traitement furent essayés en vain : la cause du mal n'était point physique. Il finit par se retirer chez son frère Emmanuel, â Tongres-St-Martin, le corps épuisé, mais l'intelligence intacte... Tout d'un coup des symptômes extrêmement inquiétants se manifestèrent; les hommes de l'art déclarèrent que le régime sévère et régulier d'une maison de santé lui était devenu indis-

pensable. On choisit l'établissement dirigé par le docteur Guislain, à Gand : son collègue Lefebvre, professeur à la Faculté de droit de cette ville, vint le prendre à Tongres-St-Martin ; six jours plus tard, M. Mypels, à qui nous sommes redevables des détails qui précèdent, recevait la nouvelle de sa mort.... Une des dernières pensées de Dupret avait été pour l'Université de Liège; il avait ajouté à son testament un codicille pour lui léguer son beau portrait peint par Vieillevoye, â condition qu'on le plaçât dans une salle de la bibliothèque. — Dupret remplit les fonctions de recteur pendant 1 année académique 184i-i8i2.

— On connaît de lui les travaux suivants :

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