VI PRÉFAE DU TRADUCTEUR
nous réjouir, leurs fréquents succès ont fini par ne plus nous étonner.
En Allemagne, Tépiscopat est moins familiarisé avec ce genre de discussion quotidienne , du moins avant Tapparition du livre de M^ de Retteler, nous ne connaissions point d'ouvrages sur les questions d'actualité qui eussent obtenu un de ces éclatants succès réservés aux publications d'un si grand nombre de nos évéques.
Quoi qu'il en soit, en Allemagne comme en France, tous les esprits attentife au progrès des idées de notre temps, et témoins des attaques incessantes dont on poursuit l'Eglise catholique, demandent impatiemment que les grands principes qui sont la base de l'ordre politique et religieux soient entourés de toutes les lumières désirables, et présentés avec cette rigoureuse précision qui distingue l'enseignement catholique.
M^ de Ketteler a pensé avec raison qu'il importait surtout que la presse religieuse fût bien fixée sur la nature des idées qu'elle défend et sur les moyens de les accréditer dans le public, afin
PRÉFACE DU TRADCCTEDR. Vil
que ses divers rqirésentants pussent marcher avec unité et entente à la défense des grands in-* téréts de Thumamté.
n se passe peu de jours en France où les journaux ne nous fassent assister à quelque dispute sur la liberté, le progrès, la civilisation, ia science indépendante, la liberté de conscience, en un mot sur les matières les plus ardues de la politique et de la religion. « Et cependant com-* bien en est- il de part et d'autre ^ dit W' de Ketteler, qui n'ont jamais pris la peine de réfléchir sur le vrai sens de ces termes? On discute avec vivacité et amertume, et Ton oublie qu'il foudrait commencer par s'entendre sur la signification qu'on attache à ces mots. »
Ainsi, même parmi les catholiques, aucun accord ne sera possible avant qu'on ne se soit eDtendu,^par des définitions claires et orthodoxes, sar tous les grands sujets de la controverse moderne, et avant qu'on n'ait déterminé le sens précis des termes dont on se sert dans le débat.
Ne serait-il pas désirable que la presse catho-