PRÉFACE DE L'AUTEUR. XIX
ment. Les droits, les opinions, les intérêts des catholiques ne sont représentés par la presse que dans une mesure tout-à-fait restreinte. Tandis que plus de la moitié des habitants de l'Allemagne appartiennent à l'Eglise romaine, les vues des catholiques sur les affaires générales demeurent renfermées dans le cercle étroit d'un petit nombre de journaux et de lecteurs, et l'on ne saurait nier que la presse catholique soit sans action sur les tendances qui prédominent dans la publicité quotidienne. On se comporte envers elle absolument comme s'il n'y avait plus en Allemagne ni catholiques, ni principes catholiques; on ne parle plus ni des hommes, ni des œuvres du catholicisme, et l'on semble croire qu'il est impossible d'être injustes envers nous. On ne s'occupe plus de notre Eglise que quand il s'agit de donner de la publicité à quelque scandale.
La presse et ses nombreux auxiliaires font la loi dans toutes les localités de l'Allemagne où l'on imprime et lit des journaux. Parcourez ce pays, vous voyagerez longtemps sans y rencontrer un