TENUE EN
à tous les Prélats de l'Église gallicane.
Les archevêques et èvêques , et autres ecclésiastiques députés par le clergé de France, et assemblés à Paris par ordre de Sa Majesté, aux illustrissimes et révérendissimes archevêques et èvêques de tout le royaume de France , Salut :
Nos Révérendissimes et très - religieux collègues dus l'Episcopat,
Vous n'ignorez pas que la paix de l'Eglise gallicane vient d'être un peu ébranlée, puisque c'est pour éloigner ce danger que votre amour pour l'union nous a députés.
Nous le disons avec confiance', nos très-chers collègues , en empruntant les paroles de saint Cyprien : Jésus-Christ , pour montrer l'unité, a établi une seule et unique chaire, et a placé la source de l'unité de manière qu'elle descende d'un seul. Celui donc qui abandonne la chaire de Pierre , sur laquelle V Eglise a été fondée , n'est plus dans l'Eglise; et celui qui ne conserve plus l'unité n'a plus de foi. C'est pour cette raison que , dès que nous avons été assemblés au nom de Jésus-Christ , nous n'avons eu rien de plus à cœur que de faire en sorte que nous n'eussions tous qu'un même esprit , comme nous ne sommes tous , selon l'Apôtre, qu'un même corps; et que non-seulement il n'y eût point de schisme parmi nous , mais qu'il ne s'y trouvât même pas la plus légère apparence de dissension avec le chef de toute l'Eglise. Nous appréhendions d'autant plus ce malheur, que, par un effet de la bonté et de la providence divines, nous avons au-