‹ Libres!: drame en cinq actes, huit tableauxChapitre 20 sur 146 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

ÉVA

Elle est radicale. Je voudrais assister à une répétition.

ÀGÉNOR.

M. de Lérins a dû vous dire, Madame, que c'était impossible.

ÉVA

M. de Lérins est membre du Comité. Ceux qui sont au pouvoir ne peuvent jamais rien, mais vous qui êtes acteur I — J'ai une envie folle de voir répéter ces messieurs avec des comédiennes, pour savoir ce qu'ils leur disent et ce qu'elles leur répondent.

FERNAND

Je vous assure que c'est très simple.

ÉVA

Alors pourquoi ne nous prenez-vous pas pour jouer vos rôles? Vous imaginez-vous que nous ne pourrions pas chanter:

Le petit po

Le petit pô

Le petit po, petit petit potiron.

FERNAND

Vous chanteHez certainement très bien.

AGÉNOR

Vous iriez aux nues^ Madame.

FERNAND, riant.

- Voilà ce qui n'est pas nécessaire.

ÉVA

Je n'insiste pas. Je me crois toujours en Amérique, où tout ce qui n'est pas répréhensible est permis.

AGÉNOR

Si je croyais qu'une démarche. . .

Non, non, Agénor, n'essayez pas. (ii passe à AgénoT,) Sans rancune.

AGÉNOR

Promettez-moi au moins de garder le secret.

FERNAND

Sur la tête de Florine.

AGÉNOR, désespéré.

tl le dira.

Il remonte en boitant.

FERNAND, riant.

Il boite... vous êtes ému, Agénor?

AGÉNOR

Non^ nont Je regrette, Madame...

Entrée de Bimardel; ÉVAi

Ab ! le docteur I

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