ACTE DEUXIÈME
FABIENNE.
Oui, il aimait une jeune fille.
Qu'on lui a refusée ?
FABIENNE.
il n'a pas demandé sa main.
FERNAND
Alors de quoi se plaint- il ?
FABIENNE.
C'est qu'elle était très riche, trop riche.
FERNAND
Il a eu raison. Cette demoiselle si riche doit naturellement avoir des exigences.
FABIENNE, baissant les yeux .
Oh l pas elle, son père peut-être I
FERNAND
Hein?
FABIENNE.
Et cependant il fait toujours ce que veut sa fille.
FERNAND, stupéfait.
C'est toi !
FABIENNE.
Oui.
Tu t'imagines que Jean d'Hérouville ?. . .
FABIENNE.
J'en suis sûre .
FERNAND
Il n'est pas venu nous voir en arrivant .
FABIENNE.
Tu as vu comme il était ému.
FERNAND
Oui.
FABIENNE.
Et tout à rheure, pendant la valse^ il n'osait pas mo regarder, il m'a à peine parlé et ce qu'il m'a répondu était si froid... Je te jure qu'il m'aime.
FERNAND
Tu Taimes donc aussi, toi ?
FABIENNE.
Oh ! moi, je l'ai toujours aimé.
FERNAND
Toujours 1 Tu vois bien, c'est de l'enfantillage.
FABIENNE.
J*avais entendu ma mère dire à la sienne : Ma plus grande joie serait de penser que ma fille épousera votre fils.
FERNAND, ému.
Gière enfant, ta mère avait raison. Ces d'Hérouville ont tous le cœur haut placé, et celui-ci... (s'arrôtant.) Je