JEAN CROCQ
Henri, dans la Collégiale de Saint-Maxe, et quelques restaurations aux sculptures d'une cheminée placée dans une des salles du château ('). Nous le voyons ensuite, à différentes reprises, sculpter des meubles C), puis des statues ('), et arriver enfin à Nancy vers l'année 1505. Il est alors chargé, sur l'ordre de René II, d'exécuter dans la Collégiale de Saint-Georges le monument funéraire du duc de Bourgogne, Charles le Téméraire (*). Exempté par le prince de toute charge fiscale presque dés ses premiers travaux, en 1488, à condition de fixer désormais à Bar « sa demeurance et résidence continuelle »C), il fut, en 1499, gratifié d'une pension annuelle de six livres ('). En 1505, un apprenti lui était confié, pour une durée de sept années, « afin de lui apprendre et enseignier le mestier d'ymageur ». A cette occasion, le receveur général du duché de Bar, Christophe Liétard, recevait du duc l'ordre de verser annuellement au maître une somme de dix livres, à titre d'indemnité, pour le « norissement » de son élève ; plus une gratification, annuelle également, de pareille somme, « pour le drap d'une robbe » (').
Il est difficile de fixer la date de la mort de Jean Crocq, dont le nom est mentionné, pour la dernière fois, dans les comptes de l'année 1510-1.3 11.
Nous sommes moins renseignés encore au sujet de Gérard
1. Arcli. de la Meuse, B, 314; registre de compte d'Anthoine Warin, receveur général du duché de Bar.