LA VALLÉE D’HÉBRON
Le monde obscur sourit dans la joie primordiale. Il fait gris et doux : le Soleil délicatement se tamise à travers des bulles d’amour.
Les moineaux, dans les arbres nouveaux, jouent à cache-cache avec les éperviers ; les tigres avec les daims se roulent dans les herbes fraîches, et dans l’eau transparente des fleuves bleus les goujons malicieux agacent la queue des grands amphibies qui dorment sur les sables roses.
Pour jouir de cette première joie du monde, Jéhovah se promène, et c’est la gloire du contentement qui fait resplendir son large front.
Il apparaît, porté par une nuée au ras du