‹ LimaChapitre 5 sur 75 · ÉGLISES DE COUVENTS EXISTANTS · texte numérisé non relu

ÉGLISES DE COUVENTS EXISTANTS

La Merced (la Merci). — L'église et le couvent de la Merced furent construits en 1534 par Hernando Pizarro, frère du conquérant, et ce travail coûta 700,000 piastres. L'église possède vingt-

lïïip Gcdë'i r du , bref tort li . Pxis

Ch Bavière. 7Sth

Façade de l'Eglise

ChRmm.htti

Façade de l'Eglise

fa ÔoàmX OaiouôtiM. .

trois autels; on y célèbre différentes fêtes, dont la principale, qui a lieu le 24 septembre, est celle de la Vierge de las Mercedes, patronne des armes de la République.

Le couvent, élevé d'abord sous l'invocation de la Natividad de Nuestra Seïïora, porta ensuite celui de la Madré de Dlosde la Merced, Redencion de cautivos (de la Mère de Dieu de la Merci, Rédemption des captifs), et les premiers pères de l'ordre qui arrivèrent au Pérou furent le P. Osenes et frère Martin de Victoria. La première messe célébrée à Lima fut dite par le P. de la Merci F. Antonio Bravo.

San Agustin. — Cette église fut bâtie en loo4; l'archevêque Loaizaen posa la première pierre, et toutes les dépenses de la construction furent payées par Hernando Gonzalez de la Torre et par son épouse dona Juana Cepeda. L'église possède seize autels; la principale fête que l'on y célèbre est celle de son patron, le 28 août.

Le premier moine augustin qui vint à Lima, en 1548, fut le P. Agustin de la Trinidad : son but était de préparer une maison pour douze religieux de son ordre qui devaient fonder la communauté, et qui arrivèrent en effet au Callao à la fin de mai lool.

Les Pères augustins célébrèrent leur première messe le jour de Saint-Jean-Baptiste, dans un pauvre petit oratoire que le P. Aguslin avait érigé dans sa maison, et la première messe solennelle fut chantée le 2 juillet, jour de la Visitation de la sainte Vierge.

San Francisco. — Ce couvent fut fondé le même jour que la capitale, sur les instances du père de l'ordre, F. Fernando de laCruz. L'église a vingt-six autels. Dans l'intérieur du couvent il y a une salle pour des exercices spirituels.

Le premier endroit qu'on indiqua au P. de la Cruz pour y élever le couvent des Franciscains était en dehors de la ville et extrêmement étroit. Ses compagnons demandèrent au vice -roi, marquis de Cafîele, qu'il leur donnât une place meilleure, et le vice-roi leur proposa de leur adjuger tout le terrain qu'ils pourraient circonscrire pendant une nuit. Sur la foi de cette promesse, les frères rassemblèrent les matériaux nécessaires, et dans le peu de temps dont nous avons parlé, ils élevèrent deux barrières,

co OO

CD

nd

CD

CD

CD nd

Page 1