LYCASTE DE M. LUCIEN LINDEN, VARIÉTÉ SUPERBE
. LYCASTE. Vide Lindenia, IV, p. 21.
Lycaste X Luciani. Vide Lindenia, IX, P- 50.
Var. superba L. LiND., infra.
sy orsque le Lycaste X Lucian fleurit pour la première fois et fut présenté
À \ à une séance de L'ORCHIDÉENNE, en 18094, son apparition causa une DES" vive et heureuse surprise. Le genre Lycaste eut ce jour-là un succès sensationnel auquel il n’était pas habitué, d'autant plus que le même jour et en même temps, M. Van ImscHoor présentait une autre nouveauté très remar-
quable, le Lycaste X Imschootiana. | Depuis cette époque, d’autres hybrides, naturels ou artificiels, ont suivi ces deux-là; mais à peu près tous appartiennent à la même catégorie et manquent de caractères bien distincts. L'espèce la plus brillante et la plus populaire du genre, le L. Skinneri, a été prise par tous les semeurs comme point de départ,
et les croisements dans lesquels il est entré avec le L. Depper, le L. plana ou le
L. cruenta ont tous fourni des résultats assez analogues, et parfois des coloris
peu brillants avec une forme généralement inférieure.
Dans deux ou trois cas seulement, des gains ont été obtenus qui possèdent
des coloris très remarquables. Tel est le cas, notamment, de la nouvelle variété
dont nous publions le portrait, et qui a fleuri récemment pour la première fois dans les serres de Moortebeek.
Le Lycaste X Luciani, nos lecteurs s'en Une était un hybride naturel auquel un examen attentif a fait assigner comme parents le L. Skinneri et le L. lasioglossa. La forme typique présentait un coloris intermédiaire correspondant bien à cette origine, et les sépales, en particulier, étaient d’une nuance particulière où se mélangeaient le rouge rosé du L. Skinnerr avec le brun jaunâtre du L. lasioglossa. Les pétales étaient d'un blanc pur. |
Dans la variété superba, qui sans doute est issue d'une variété exceptionnelle du L. Skinneri, le rouge l'emporte décidément et arrive à une intensité magnifique ; il s'y mêle un coloris pourpre brunâtre sombre, à reflets soyeux, du plus remarquable effet. En outre, les pétales sont pointillés de rose, ce qui ajoute encore à l'attrait de la fleur. |
Nous parlions plus haut d’un ou deux autres semis de réelle valeur. Le premier est le L. X Mantini, issu du L. Deppa, et qui possède un beau coloris
rouge ; le second est le L. X Cappei, de la même parenté, qui a les pétales d'une riche nuance foncée, à peu près comme celui qu'on peut admirer sur notre planche. Ils présentent naturellement des différences de structure, et ne possèdent probablement pas (quoique nous n’ayons pas eu l’occasion de les étudier en détail) la villosité que le L. X Luciani tient du L. lasioglossa.
En somme, il paraît peu probable que le genre Lycaste puisse fourmir désormais aux semeurs des hybrides nouveaux bien nettement distincts derceux que nous possédons. Il restera toutefois la ressource de le croiser avec le genre Anguloa, croisement qui ne doit pas présenter de difficultés et qui promettrait des surprises d’un grand intérêt. | PA UN
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CATTLEYA T FRIANAE no. var. MEMORIA LINDEN L. LIND- SOUVENIR DE JEAN LINDEN
CATTLEYA. Vide Lindenia, I, p. 15.
Cattleya Trianae. Vide. Lindenia, I, p. 63. Var. memoria Lindeni L. LiND. Sem. Hort., 1000, p. 54, et infra:
RU Cent Die de nos collecteurs y avaient introduit déjà, depuis un ou deux ans, de véritables merveilles; mais celle-ci nous a paru les dépasser encore, et
mérite d'être dédiée au grand homme dont le décès récent avait causé dans
le monde de l’horticulture une émotion profonde et des regrets ineffaçables. Ainsi le nom de celui qui découvrit cette célèbre espèce resterait attaché à l’une de ses plus splendides variétés.
Au point de vue de la forme comme au point de vue < do celle- C1.
est, en effet, de tout premier ordre. Ses segments larges, bien étalés, ont une allure majestueuse et superbe. En ce qui concerne le coloris, il est difficile de trouver une variété qui puisse rivaliser d'intensité avec celle-ci. Les pétales et les sépales sont d'un rose mauve vif, lavés de rouge sur les bords et au sommet, avec quelques gros points rouges qui en relèvent l'éclat. Le labelle a le lobe antérieur d’un rouge pourpré foncé velouté incomparable, dans lequel se fond le jaune de la gorge, qui n'apparaît qu'au fond du tube.
Quoique les variétés pâles offrent également beaucoup d’attrait — notamment dans la section du C. T. chocoensis, découvert lui aussi par JEAN LINDEN — le goût public se porte de plus en plus vers les coloris foncés; dans cette catégorie, la variété figurée ici restera certainement l’un des plus beaux modèles.
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pe va ette magnifique variété fleurit pour la première fois da les serres. + de Moortebeek au mois de février 1899. Les heureuses importations
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LES HYBRIDES DU CATTLEYA TRIANAE
Parmi les Cattleya hybrides et Laeliocattleya, ceux issus du Cattleya Trianae paraissent appeler à jouer dans l’horticulture un rôle particulièrement brillant. L’ampleur et la belle tenue de cette espèce, son coloris variant du rose clair au rouge pourpre sombre ou même tirant sur l’indigo, l’époque de sa floraison, enfin sa vigueur et sa floribondité la recommandent particulièrement aux semeurs. Certains Laëéliocattleya ont les fleurs plus grandes que celles de ce groupe, mais la grandeur n’est pas une qualité suffisante à elle seule, et parfois on l’obtient aux dépens de la bonne tenue des fleurs. On peut ajouter que les hybrides du Cuïtleya Trianae sont généralement très faciles à cultiver, et ont une tendance marquée à fleurir deux fois par an.
Voici la liste à peu près complète de ces hybrides : |
Cattleya X Adela, avec le C. Percivaliana.