‹ Lindenia. Iconographie des OrchidéesChapitre 3 sur 71 · C. De Bruyne pinx · texte numérisé non relu

C. De Bruyne pinx

P. De Pannemaeker et fils chrotl.

EPL MDECCIENKI CYPRIPEDIUM * AURIFERUM L. LIND.

| CYPRIPEDIUM DORÉ

CYPRIPEDIUM. Vide Lindenia, 1, p. 17.

Cypripedium X auriferum. Hÿbridum ex iisdem parentibus, e quibus C. X Beeckmani, ortum. Cypripedium X auriferum L. LiND., infra.

1 el os lecteurs, et nous pouvons même dire d'une façon générale : les

lé KE orchidophiles, ne peuvent avoir oublié le superbe Cypripedium X Beeck-

man, dont nous avons publié le portrait dans le troisième volume de cette deuxième série; cet hybride fit sensation par son ampleur, par son magnifique coloris, et l’on peut ajouter : par le prix qu’il obtint, le plus élevé qui

eût Jamais été payé pour un Cypripedium hybride.

Celui dont nous publions le portrait ci-contre est issu du même croisement,

de la même capsule de graines ! Il faut avoir constaté de visu cette communauté d'origine pour admettre le fait, qui semble à peine croyable. Encore une preuve,

après tant d’autres, de l'extrême variabilité des hybrides, et tout particulièrement

des Cypripedium hybrides. Il y a bien entre les deux fleurs une assez grande

analogie de forme, et des traits communs qui rappellent notamment le C. Boxalli, l'un des parents, le seul, à vrai dire, qui soit connu d’une façon certaine; mais que dé différences cependant, surtout dans le coloris! Dans l’un, le pavillon était lavé de vert et très maculé de noir; c'est un caractère qui se retrouve chez beaucoup de descendants du C. Boxalli, chez le C. x Adrastus par exemple, et ses nombreuses variétés; ici, le vert est moins apparent, et le coloris foncé également; le noir est devenu du brun sombre, étalé, ét non plus disposé en macules. Ces variations se présentent souvent dans la lignée du C. Boxalli. vi | D'autre part, différence beaucoup plus saillante, le rouge-marron intense qui donnait tant d'éclat aux pétales et au labelle du C. X Beeckmani ne se retrouve plus ici. Ces organes sont d'un coloris général jaune brillant, mélangé de brun orangé clair sur la moitié longitudinale supérieure des pétales. Cette coloration jaune, si surprenante ici, nous donnerait à penser que le second parent, comme l'avaient proposé certains connaisseurs en 1897, pourrait bien être le C. Sallieri, dont l'influence ici aurait été prédominante. Le C. Sallieri est lui-même très variable, mais nous voulons parler plus spé-

cialement de la variété Hyeanum.

(al

À titre de comparaison, il nous paraît intéressant de rappeler ici Îles hybrides qu'a déjà produits le C. Salheri. Ce sont les suivants C. X Angelae (avec le C. X Leeanum), qui présente des analogies assez marquées avec celui dont nous nous occupons 1c1 (1899). C. x aureum, C. x Surprise, C. X Hebe, C. X Feanne Voortman, C. x M" Marguerite Hye, etc., avec le C. Spicerianum.

x Charlesianum, avec le C. X Leeanum (1894).

Cobbianum, avec le C. Lawrenceanum.

Colossus, avec le C. villosum giganteum.

decorum, avec le C. Lawrenceanum.

Erato, avec le C. hirsutissimum.

Ganesa, avec le C. Lawrenceanum Hyeanum.

giganteum, avec le C. X Harrisianum.

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