‹ Lindenia. Iconographie des OrchidéesChapitre 41 sur 71 · NÉCROLOGIE · texte numérisé non relu

NÉCROLOGIE

M. Emile Rodigas est décédé à l’âge de 69 ans, après une courte maladie, qui l'avait frappé peu de temps après qu’il eut pris sa retraite des fonctions de directeur de l’École d’horticulture de l'État, à Gand.

Sa mort est une grande perte pour toute l’horticulture, et pour nous la rupture d’un lien d’affection et d’estime que de longues années avaient consolidé.

Né à S' Trond, EMILE RopiGas avait d’abord dirigé ses études vers la médecine, et 1l était élève de l’Université de Liège, lorsqu'une grave maladie le força à abandonner ses projets. Il se consacra dès lors à la botanique et à l’horticulture, suivant la trace de son père, qui s'était distingué lui-même par d’intéressantes recherches de physiologie et de biologie végétale.

Les premiers travaux qu'il publia avaient trait à la météorologie, science à laquelle il ne cessa Jamais de s'intéresser particulièrement. Dès l’année 1850, alors qu’il était encore tout jeune, EMILE RopiGas vit ses observations météorologiques accueillies par le Bulletin de l’Académie royale de Bruxelles. A la même époque, il collaborait à la Feuille du cullivaieur et au Fournal d’horticulture pratique, et, après avoir été attaché à l'établissement du regretté Louis VAN HOUTTE, un maître qui avait su l’apprécier, il entrait à l’École d’horticulture annexée à cet établissement, d’abord comme professeurmaître d’études. Il sut ÿ gagner l’affection de ses élèves et de ses chefs. Il donnait en même temps une collaboration active à la Flore des serres et des jardins de l’Europe, ainsi qu'au Bulletin d'arboriculture et de pomologie, dont la collection, aujourd’hui considérable, renierme, de la plume d'EmiLe Ropicas, la matière de nombreux volumes. Il s’intéressait particulièrement à l’arboriculture fruitière, mais ce travailleur infatigable et judicieux ne négligeait aucune branche de l'horticulture. Il publia un traité de culture maraîchère qui est encore aujourd’hui très estimé: il étudia et décrivit dans L'Ilustration Hortcole, dont il devint rédacteur attitré à partir de 1881, et dans la Semaine Horticole, un grand nombre de plantes de serre. Enfin il aimait et connaissait les Orchidées, et la Lindenia profita fréquemment aussi de sa collaboration si érudite.

Nommé, en 1874, directeur du Jardin Zoologique de Gand, EMILE Ropicas devint en 1889, à la mort de M. Kickx, directeur de l’École d’horticulture de l'État, où il n'avait pas cessé de professer. Il occupa dignement ces fonctions Jusqu'au 30 septembre 1902, époque à laquelle sa santé l'obligea à prendre sa retraite. II semble qu'en les quittant, il ait reçu le coup mortel. Il avait derrière lui une œuvre très considérable de vulgarisation et d'observation; sa vie, d’une dignité parfaite, est aussi un modèle de persévérance dans le travail. Les mondes officiel et horticole, dans tous les pays, lui ont rendu un juste hommage. :

Nous présentons à sa veuve, qu’il avait associée d’une façon si touchante à ses travaux, et à ses enfants, l’expression de nos profonds regrets et de notre affection désolée pour l’homme éminent, le Maître, qui n’est plus.

La planche du Caéleya Trianae Lind. var. memoria Rodigasi L. Lind n'ayant pu être prête d'OS Sera jointe à la prochaine livraison.

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