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UN DESIDERATUM

Depuis quelques années, le nombre d’amateurs d’Orchidées s’est accru notablement; cette jolie fleur a trouvé dans tous les pays des admirateurs profonds. Mais

en même temps que se sont multipliés les amateurs, nous avons vu se multiplier les

créations. Que de variétés nouvelles pas toutes équivalentes, mais cependant différentes, ont vu le jour; que de noms nouveaux n’ont pas été jetés dans la littérature horticole ! Aussi il devient presque impossible de se retrouver dans le dédale des noms que signalent journellement les nombreux périodiques des deux mondes dévolus à l’horticulture. Dans ce fouillis de noms il y a indiscutablement des répétitions, car certainement des hybridations récentes ont déjà été faites antérieurement et leur produit a été dénommé.

Comment remédier à cet inconvénient ? |

Cela n’est pas très difficile, mais demande simplement une bonne dose de patience et de persévérance! Il suffirait de donner un catalogue de toutes les Orchidées, espèces, variétés et hybrides connus et de le tenir à jour en publiant tous les ans ou tous les deux ans un supplément. MM. F. Sanper et Ci, de St. Albans, ont compris la nécessité de combler la lacune qui existait dans la littérature horticole à ce sujet et ont publié déjà deux éditions de leur « Sander’s Orchid Guide. » Mais malheureusement, ce guide est encore bien incomplet, les auteurs ayant pensé sans doute que certaines variétés de peu de valeur horticole ne valaient pas la peine d’être relevées.

C’est là cependant à notre avis une erreur, il y aurait le plus grand intérêt au point de vue général, de dresser une liste la plus complète possible de tous les noms d’Orchidées publiés et dé donner pour chacun d’eux une bibliographie complète. Un tel travail économiserait un temps précieux à tous ceux qui s'intéressent aux Orchidées et sont amenés à faire quelque recherche sur l’origine des plantes qu’ils ont sous la main.

Qui donc s’attellera à cette besogne! Comme nous le disions, cela n’est pas très difficile, mais il faut pour entreprendre ce travail, s’armer d’une bonne dose de patience et de persévérance. Il faut partir de l’idée que rien dans le genre n’a encore été fait et recourir directement à toutes les sources; ce n’est que lorsque tout ce travail sera mis sur pied que l’on pourra consulter les ouvrages généraux existants qui serviraient de vérification. |

Nous sommes bien persuadés que celui qui entreprendrait un tel travail serait bien payé de ses peines, il aurait certainement chemin faisant l’occasion de tirer de l’oubli certains faits intéressants, capables peut être de modifier notablement nos appréciations

actuelles.

Espérons qu’un jeune orchidologue entreprendra ce travail et nous donnera un

Census détaillé de la vaste et très intéressante famille des Orchidées.

PL. DCCCV

ere.

CYPRIPEDIUM INSIGNE WALLICH Var. CINNAMOMEUM xort.

PL. DCCCV

CYPRIPEDIUM INSIGNE watuon var. CINNAMOMEUM noer

CYPRIPEDIUM INSIGNE var. JAUNATRE

CYPRIPEDIUM. Lindenia, vol. I, p. 17.

Cypripedium insigne WaLL. Vide Lindenia, IX, p. 63, cf. etiam Lindenia, XVI, 1900, pl DCCXXXVIII. Cypripedium insigne var. cinnamomeum Horrt. Vide infra.

HA e Cypripedium insigne est une plante bien connue et souvent figurée, k VAR elle est originaire du Népaul et existe dans beaucoup de collections mm européennes. La plante que nous figurons ici possède bien la forme du type, mais se distingue très nettement par son coloris.

Le sépale dorsal est d’un jaune pâle, sauf sur le bord qui est d’un beau blanc, et à la base se remarquent quelques ponctuations obscures brunâtres ; une striation peu apparente, brunâtre, orne le sépale dorsal. Le sépale inférieur d’un jaune verdâtre est un peu plus long que le sabot.

Les pétales sont étalés presque à angle droit, obovales, d’un jaune plus ou moins uniforme, ondulés sur les.bords, particulièrement sur le bord supérieur, marqués de quelques ponctuations brunâtres vers la base, et ciliés

vers l'extrémité. Le sabot est de couleur jaune, assez brillante, lavé de brun

rougeâtre et striée obscurément de même couleur. Le staminode jaune, cordé à Sa partie antérieure est très finement ponctué de rouge brun par des poils et possède vers l’extrémité, dans son axe, une proéminence un peu plus colorée

. que le reste de l'organe.

Comme le montrent les deux fleurs de notre planche, cette variété de coloris très attirant occupera une bonne place parmi les très nombreuses variations de ce Cypripedium, dont on a signalé une vingtaine de variétés. Le type est caractérisé par les grosses ponctuations qui couvrent la base du sépale dorsal; les pétales et le sabot, sont plus verdâtres qu'ils ne le sont dans notre variété nouvelle. Le caractère tiré des macules du sépale dorsal permet également de distinguer notre plante du beau C. insigne var. Chantini. Raf. subvar. Lindeni GriGn., dont nous avons publié pl. DCCXXXVIII une figure assez réussie. À propos de cette dernière, nous avons attiré l'attention sur toute une série de formes intéressantes qui ont fleuri à Moortebeek, et sur plusieurs desquelles nous aurons probablement l’occasion de revenir plus tard.

La variété cinnamomeum, comme le type, est une des variétés de Cypri-

pedium, fleurissant en hiver. Il est vraiment curieux de voir que ces plantes intéressantes ont servi à peu d’hybridation, il y a cependant dans leurs coloris, des teintes que l’on pourrait chercher à faire passer dans d’autres formes où

elles ne sont que rarement représentées.

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