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CYPRIPEDIUM x LAWRENCEO-REGNIERI BLEU

CYPRIPEDIUM. Vide Lindenia, 1, p. 8.

Cypripedium X Lawrenceo-Regnieri BLEU. Hybridum novum infra descriptum.

4 e nom de cet hybride indique son origine, et l’on voit qu’il est proche

parent du C. X concolawre, dont la Lindenia a déjà publié le portrait.

En effet, le nom correct du C. Regmieri est C. concolor var. Regnieri, et c'est sous ce nom que la plante a été décrite par REICHENBACH.

D'après sa parenté, l’hybride que nous figurons pourrait donc être considéré comme une variété du C. X concolawre, mais nous estimons qu'une telle appréciation ne répond pas à la réalité. À force d’être rigoureuse, elle finit par ne plus l'être. Dès maintenant, étant donné le nombre considérable d’hybrides existants et leurs variations infinies, le semeur ne doit, à notre avis, considérer qu'une chose, à savoir si le produit qu’il a obtenu se distingue de ceux qui l’ont précédé. Il peut arriver certainement que deux semis d'origines différentes soient à peu près identiques ; il peut arriver aussi que des semis ayant la même origine soient très différents. Prétendre donner, malgré tout, deux noms distincts dans le premier cas et un seul nom dans le second, serait se jeter dans l’incohérence.

En fait, le nouvel hybride produit par M. BLev est très différent de celui de Sir Trevor LAWRENCE, et par cette raison nous estimons que l’habile semeur parisien est très justifié à lui donner le nom qu'on a lu plus haut.

Le Cypripedium X Lawrenceo-Regmeri a fleuri, d’après ce que nous écrivait son obtenteur, à partir du 16 au 18 septembre 1895. M. BLeu avait envoyé la plante en fleurs à Bruxelles, pour figurer au meeting de L'ORCHIDÉENNE du 10 novembre; elle est arrivée en parfait état, mais malheureusement trop tard pour être exposée, le lundi matin, lendemain du meeting. Nous ne doutons pas qu’elle n’eût obtenu une haute récompense, car la fleur est d’une très belle allure, d’une forme élégante et sobre, et d’un coloris très agréable. C’est certainement

une excellente acquisition. E LE.

LAELIO-CATTLEYA x SCHULZIANA. —— Une erreur d'impression s’est glissée dans la description de cette belle plante, publiée dans notre livraison d’octobre dernier (page 21). L’éminent amateur à qui elle est dédiée s'appelle M. Jon ScHULZz, et non H. Scauzz. L'erreur aura été immédiatement rectifiée par tous ceux qui connaissent le monde horticole russe, dans lequel M. JoHN ScHULZ jouit d’une haute et légitime considération.

(Suite de la page 46) :

portent une abondance de fleurs d’un coloris absolument incomparable, qui semblent être. faites en satin mauve pourpré, avec le callus formant au centre une petite tache jaune d’or. Elles répandent un parfum très agréable et se conservent fort longtemps.

AERIDES EMERICI. — Cet Aerides n’est pas très répandu dans les cultures, quoique son introduction remonte à 1882, époque à laquelle il fut découvert et expédié en Angleterre par le Major Général EMERic S. BERKELEY, à qui il est dédié. On sait que M. BERKELEY est l’auteur de beaucoup d’autres découvertes, notamment du Thrixshermum Berkeleyi, et a su également recueillir des observations d’un haut intérêt sur la végétation des Orchidées dans certaines régions de l'Asie tropicale.

L’A. Emerici a les fleurs blanches, maculées de rose pourpré clair aux Sons des segments; le labelle a les lobes latéraux arrondis, dressés, tachetés de pourpre intérieurement, et le lobe antérieur très petit, oblong aigu, rouge pourpré foncé. Ces fleurs mesurent environ 2 1/2 centimètres de diamètre. Elles sont donc un peu plus petites que celles de l'A. odoratum, avec lequel elles présentent cependant une certaine analogie. D’autre part, elles s’en distinguent par le coloris et la forme du labelle, et par la longueur supérieure du

racème.

ONCIDIUM PHALAENOPSIS. — Avec l'O. Ÿonesianum, ce ravissant Oncidium forme “une petite section bien distincte dans le genre, et sans aucun doute l’une des plus attrayantes par le coloris. Alors que la plupart des Oncidium ont les fleurs jaunes ou brunes, ou diversement nuancées d’un mélange de ces deux couleurs, l'O. Phalaenopsis est d’un blanc de lait, tacheté et barré de rouge pourpre; le labelle blanc porte à la base un grand nombre de petites taches pourpres, et est plus ou moins lavé de rose lilacé jusqu’au centre. Ce coloris délicat et charmant rappelle assez une autre Orchidée qui porte le même nom spécifique, le Miltonia Phalaenopsis; quant à la ressemblance que ces deux fleurs peuvent présenter avec un Phalaenopsis, je dois avouer qu’elle m'échappe absolument.

L'Oncidium Phalaenopsis présente quelque analogie avec l'O. cucullatum, et a même été considéré comme une variété de cette espèce dans le Manual de MM. VEITCH. Il est, en

tous cas, beaucoup plus élégant.

Il est originaire de l’Equateur et de la Colombie, et se cultive en serre froide, ou

parfois en serre tempérée-froide.

L'O. cucullatum et l'O. Phalaenopsis ont tous deux été introduits par M. J. LINDEN,

le premier en 1851, le second vers 1867.

PHALAENOPSIS INTERMEDIA PORTEI. — Le P. intermedia, et plus particulièrement sa variété Portei, est une des plus belles et des plus rares Orchidées de ce genre si remarquable. Son introduction des îles Philippines remonte, je crois, à 1867. Il se cultive, comme le P. amabilis et le P. Schilleriana, dans la haute serre chaude, un peu à l’étouffée, avec beaucoup d'humidité et de jour. Il réussit bien en pot, sur bloc, ou en panier, mais je préfère cette dernière méthode. Les racines sortent en grand nombre du compost et s’enroulent autour des baguettes; elles ont ainsi beaucoup d'air, ce qui est indispensable, mais il faut, pour que la plante pousse bien, te ’elles trouvent aussi dans l’atmosphère :

beaucoup de vapeur d’eau.

DENDROBIUM BRYMERIANUM. — Le labelle de cette espèce, muni d’une longue

. frange d’un réseau serré, a un aspect très curieux et très attrayant; cette forme, la grandeur

des fleurs et leur coloris jaune d’or, assurent au D. Brymerianum un succès qui n’a jamais faibli.

La plante est de grandeur moyenne; ses tiges fusiformes ont une hauteur de 40 à 45 centimètres, et portent vers le sommet des feuilles persistantes, de sorte qu’en toute saison elles offrent un coup d'œil agréable. Les racines sont longues et charnues.

Le D. Brymerianum doit être cultivé dans une serre un peu moins chaude que celle des Vanda, très humide et bien éclairée. Quoique conservant des feuilles pendant l'hiver, il réclame un bon repos. Ses fleurs apparaissent au mois de mars sur les vieux bulbes, par petites grappes produites principalement au sommet des bulbes.

On multiplie aisément la plante par sectionnement des pousses qui prennent naissance à diverses hauteurs sur les bulbes; ces boutures poussent vigoureusement, et ne tardent pas à fleurir dès qu’elles sont munies d'anciens bulbes ayant une hauteur de 15 centimètres

environ.

Ca ++

VANDA DENISONIANA. — Cette charmante espèce est assez rare dans les cultures. Ses fleurs, groupées en racèmes pauciflores, mesurent près de 8 centimètres de diamètre et ont une forme très distincte de celle des autres Vanda; elles sont d’un blanc d'ivoire.

- Les feuilles mesurent de 18 à 30 centimètres de longueur.

Quoique le V. Denisoniana ait été découvert à une altitude de plus de 600 mètres, il réclame le traitement de la serre chaude.

THUNIA BENSONIAE. —- Introduite dès 1867, cette Orchidée est toujours restée assez raré dans les collections, ce qui est d’autant plus regrettable qu’elle est très belle. Elle ressemble beaucoup au T. Marshalliana par le port, par la grandeur des fleurs et leur forme, par le feuillage, mais elle s’en distingue par le coloris; ses fleurs sont d’un rouge pourpré vif, avec le labelle marqué de blanc à la base et de jaune sur la crête; tandis que le T. Marshalliana a les fleurs entièrement blanches, à part le jaune d’or du labelle.

Les Thunia ont été rattachés par certains auteurs aux Phaius; il existe cependant entre les deux genres des différences bien apparentes et qui, tout au moins, justifient amplement leur séparation au point de vue horticole. Au lieu des pseudobulbes courts en touffes serrées des Phaius, les Thunia ont de hautes tiges feuillées, grosses comme un doigt, d’un vert pâle légèrement glauque ainsi que les feuilles, et qui sont caduques; en outre, les fleurs sont disposées en un racème terminal pendant.

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