‹ Lindenia (volume 2)Chapitre 29 sur 55 · RUBIDUM. 8. ALBO-MARGINATUM · texte numérisé non relu

RUBIDUM. 8. ALBO-MARGINATUM

CYPRIPEDIUM. Vide Lindenia, 1, p. 17.

Cypripedium insigne. Vide supra, p. 53.

n peut dire sans exagératiôn que le Cypripedium insigne est devenu à notre époque la plus populaire de toutes les Orchidées cultivées. La grande vogue dont jouit cette espèce est d’ailleurs pleinement justifiée par ses hors ligne : son port est gracieux; ses fleurs sont jolies, se produisent en abondance en pleine saison d'hiver, et durent fort longtemps, même lorsqu'elles sont coupées; sa culture est extrêmement facile et à la portée de tout le monde,

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qualités

puisqu'on la conserve sans peine même dans les appartements, où il n’est pas rare de la rencontrer aujourd’hui.

L'importance du C. snsigne a encore été considérablement augmentée par l'introduction récente de nombreuses formes de mérite supérieur, se rattachant à la variété montanum, figurée dans l’un des volumes précédents de ce recueil (EX, pl. 414).

Nous présentons, dans la double planche ci-jointe, une série de huit de ces formes, choisies parmi les plus remarquables, et qui toutes ont fait leur apparition parmi les milliers de pieds de cette espèce qui sont cultivés dans les superbes serres de L'HORTICULTURE INTERNATIONALE et dans le vaste établissement créé depuis peu à Moortebeek-lez-Bruxelles, par MM. Lucien Linpen et Ci. Nous adoptons pour les désigner les noms que leur a donnés M. L. LiINDEN, et nous les caractérisons sommairement comme suit, en leur attribuant le numéro d’ordre qu’elles portent sur la planche :

1. C. insigne excellens. Sépale supérieur ample, dilaté supérieurement, à contour largement obovale, jaunâtre nuancé de brun vers la base, à macules nombreuses et irrégulières d'un brun foncé passant au violacé vers le haut, muni/ d’une large bordure blanche dans la partie supérieure, comme d’ailleurs toutes les autres formes figurées. Sépale inférieur un peu plus long et plus large que le labelle, à sommet presque arrondi, d’un vert jaunâtre peu strié, avec quelques

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macules brunâtres. Pétales assez arqués vers le bas, d’un rouge nuancé de jaune surtout vers le sommet, avec des nervures longitudinales d’un brun rougeûtre. Labelle peu dilaté à la gorge, rougeâtre avec de nombreuses veines plus foncées, nuancé de jaune surtout vers les bords.

2. C.i. Moortebeekiense. Sépale supérieur très ample, arrondi dans son pourtour, coloré et maculé presque comme le n° 1, mais le jaune étant plus verdâtre et légèrement strié de vert, et les macules notablement plus pâles. Sépale inférieur beaucoup plus long et plus large que le labelle, à sommet obtus, d’un vert jaunâtre nuancé de blanc, peu strié de vert et portant quelques macules d’un brun pourpré. Pétales un peu arqués vers le bas, d’un jaune fortement lavé de rouge, surtout vers la base, avec des nervures longitudinales pourpres, et la partie inférieure marquée

de gros points d’un brun pourpré. Labelle relativement un peu court, fortement

dilaté à la gorge, d’un jaune nuancé de rouge surtout vers le fond, avec d’assez nombreuses veines pourpres grêles et nettement délimitées. Déjà décrit dans le Journal des Orchidées, VI, p. 350.

3. C. i. lali-maculalum. Sépale supérieur ample, dilaté supérieurement, à contour largement obovale, d’un jaune verdâtre légèrement strié de lignes plus foncées, à macules grandes mais peu nombreuses, les unes d’un brun foncé, les autres très pâles. Sépale inférieur de la longueur et de la largeur du labelle, à sommet arrondi, d’un vert tendre inférieurement, blanc vers le sommet. Pétales peu arqués, d’un jaune verdâtre lavé de rouge, non distinctement striés. Labelle fortement dilaté depuis le fond jusqu’à la gorge, d’un jaune nuancé de brun, non veiné.

4. C.1. rubidum. Sépale supérieur ample, obovale, d’un vert clair passant au jaunâtre à la base, non strié, chargé de nombreuses macules assez grandes, d’un pourpre foncé un peu violacé. Sépale inférieur de la longueur du labelle et un peu plus large, arrondi au sommet, d'un beau vert clair, avec quelques rangées de petites macules pourprées. Pétales un peu arqués vers le bas, d’un rouge nuancé de jaune à la base et de vert au sommet, muni de nombreuses nervures longitudinales pourpres et portant inférieurement quelques petites macules de même couleur. Labelle peu dilaté à la gorge, rouge légèrement nuancé de jaune surtout sur le bord, un peu veiné de pourpre.

5. C. 1. Lindeniae. Sépale supérieur ample, obovale, d’un vert pâle tirant sur le jaune et un peu strié de vert plus foncé, portant un petit nombre de macules bronzées pâles et très peu visibles. Sépale inférieur de la longueur du labelle et un peu plus large, d’un vert jaunâtre très pâle, avec de nombreuses stries d’un vert plus foncé. Pétales fortement arqués vers le bas, d’un beau jaune, insensiblement nervés de verdâtre. Labelle relativement allongé, à peine dilaté à la gorge, entièrement d’un jaune très clair et luisant. Cette variété, qui a le pédoncule d’un vert pâle et non d’un pourpre foncé comme les sept autres, diffère beaucoup de toutes celles-ci, et se rapproche notablement au contraire du C. 2. Lucian, figuré précédemment planche 505. Exposée au Meeting de L'ORCHIDÉENNE du mois d'octobre

dernier, elle y a obtenu un diplôme d'honneur de première classe. Sa première description a paru dans le Yournal des Orchidées, VI, p. 350.

6. C. i. miniatum. Sépale supérieur ample, largement obovale, d'un vert jaunâtre, non strié, chargé de macules d’un pourpre foncé nombreuses et assez grandes, presque confluentes. Sépale inférieur de la longueur et de la largeur du labelle, obtus au sommet, d’un jaune un peu verdâtre, avec quelques petites macules pourpres disposées en séries. Pétales assez arqués vers le bas, d’un rouge jaunâtre et vaguement marqués de nombreuses stries longitudinales d’un rouge plus foncé. Labelle assez dilaté vers la gorge, de même couleur que les pétales, mais étroitement bordé de jaune clair.

7. C.1. lucidum. Sépale supérieur ample, obovale, d’un vert foncé un peu teinté de jaune surtout à la base, non ou obscurément strié, chargé de nombreuses macules d’un pourpre un peu violacé, vaguement disposées en rangées longitudinales. Sépale inférieur notablement plus long et plus large que le labelle, obtus au sommet, d’un vert très clair, avec quelques rangées assez courtes de petites macules pourpres. Pétales assez arqués vers le bas, d’un rouge jaunâtre un peu teinté de vert, passant au jaune très clair vers les bords supérieurs, assez distinctement marqués de nombreuses nervures longitudinales d'un pourpre foncé. Labelle relativement un peu court, fortement évasé depuis le fond jusqu’à l'ouverture, d'un rouge légèrement jaunâtre passant au jaune sur le bord, obscurément veiné de pourpre foncé.

8. C. 1. albo-marginatum. Sépale supérieur très ample, à contour ovale, à bordure blanche plus étendue que dans les autres variétés, le reste d’un vert jaunâtre avec des stries d’un vert clair bien marquées, et de nombreuses macules

irrégulières d'un pourpre foncé, un peu violacées vers le haut. Sépale inférieur

ample, beaucoup plus long et plus large que le labelle, obtus au sommet, d’un vert très clair un peu jaunâtre vaguement strié de vert plus foncé, et portant quelques rangées assez courtes de petites macules pourpres. Pétales très peu arqués vers le bas, d’un rouge assez fortement nuancé de jaune, surtout au sommet et vers la base, distinctement marqués de nombreuses nervures longitudinales d’un pourpre foncé, souvent reliés entre elles par des lignes transversales de même couleur. Labelle un peu dilaté supérieurement, d’un rouge légèrement nuancé de jaune surtout vers le haut, non ou obscurément veiné.

Pour compléter le relevé des gains déjà obtenus avec le C. snsigne seulement dans le nouvel établissement de MM. Lucien Linpen et Ci° et à L'HORTICULTURE INTERNATIONALE, il faut ajouter aux huit variétés qui précèdent le C. insigne Luciani, décrit et figuré dans la livraison précédente de la Lindenia, et plusieurs

des variétés décrites dans le numéro du 1‘ février, page 150, du Yournal des |

Orchidées.

A. CoGnrAUx.

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