‹ Lindenia (volume 3)Chapitre 16 sur 38 · PICTE · texte numérisé non relu

PICTE

non encore introduite dans les cultures. Ces deux espèces néo-guinéennes ont été parfois considérées comme synonymes, mais d’après les dessins analytiques soigneusement faits par BLUME, il est évident qu’elles sont tout à fait distinctes dans plusieurs détails essentiels.

Le C. philippinense a été plusieurs fois utilisé par les hybrideurs. Par exemple le C. X selligerum Rens. Fr. a été obtenu de son croisement avec le C. X barbatum Linpz.; le C. X Vipam de son croisement avec le C. miveum Rens. r., le C. X Berenice Rozre, de son croisement avec le C. Lowz Linz. et le C. X Alfred N. E. Br. est issu du C. philippinense et du C. venustum Warz. Il existe encore deux ou trois autres hybrides intéressants à la production desquels le C. puhppinense a participé.

R. A. ROLFE

(Suite de la page 42.)

TERDONCK, VAN WAMBEKE et VAssEUR. Il a décerné un grand nombre de récompenses, parmi lesquelles nous citerons seulement les suivantes :

Diplômes d'Honneur (!) de re classe

aux Cattleya amethystoglossa var. Treyerani, de M. TREYERAN, à l’unantmité et par acclamation; Maxillaria Lindeniae, de M. LINDEN, à l'unanimité et par acclamation ; Cypripedium X Madouxianum, de M. LiNDEN, à l'unanimité; Cypripedium X Denisianum, de M. MADoux, à l'unanimité; z Cattleya hybrida (gigas X Trianae), de M. TREYERAN; Cypripedium hybride, de M. G. WAROCQUÉ ; Odontoglossum sp, de M. DALLEMAGNE; Cypripedium Paul, de M. G. MITEAU; Epidendrum Wallisi var., de M. LINDEN; Odontoglossum Wambekeanuin, de M. VAN WAMBEKE ; Cattleya hybride (Mossiae X Percivaliana), de M. LINDEN.

(1) Rappelons que les Diplômes d’honneur sont réservés spécialement aux nouveautés, tandis que les Certificats de mérite sont décernés aux plus beaux types ou aux variétés les plus remarquables d'espèces déjà connues.

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PL. CCCCV

Gil

PLACCCCV

CHONDRORHVNCHA CHESTERTONI rcH8. Fr.

CHONDRORHYNCHA DE M. CHESTERTON

CHONDRORHYNCHA. Sepala subaequilonga, anguste oblonga, posticum basi columnae adnatum, concavum, carinatum, lateralia basi obliqua, pedi brevissimo columnae adnata. Petala sepalis multo latiora, obovato-oblonga. Labellum cum pede columnae articulatum, sessile, latum, erectum, concavum, indivisum, basi intus callo tridentato instructum. Columna semiteres, superne utrinque dilatata, basi in pedem brevissimum producta; clinandrium valde obliquum, integrum. Anthera terminalis, opercularis, incumbens, unilocularis ; pollinia 4, cerea, angusta, acuminata, per paria sibimet incumbentia, postice minora, inappendiculata, anthera dehiscente stipiti crasso affixa, glandula molli.

Herbae epiphyticae, caulibus brevissimis plurifoliatis non pseudobulbosis. Folia oblonga, plicato-venosa, in petiolum contracta. Scapus e rhizomate simplex, paucivaginatus, flore unico majusculo.

Species 4, Columbianae.

Chondrorhyncha LaNDL. Orch. Linden., p. 12. — BENTH. et HoOK. F. Gen. Plant., III, p. 548.

Chondrorhyncha Chestertoni. Affinis C. fimbriatae RCHB. F., sepalis angustioribus, lateralibus acuminatis ; petalis a basi cuneato-ligulatis longe fimbriatis; labello cuneato oblongo pandurato emarginato lobulato fimbriato, callo ante basin, antice tridentato, area incrassata utrinque, dentes non attingente. Flores flavi. Nova Granada. Det, CHESTERTON.

Chondrorhyncha Chestertoni RcHB. F. in Gard. Chron., 1879, ïï, p. 648.

| a diagnose ci-dessus est celle donnée par REICHENBACH de cette espèce rare et très imparfaitement connue, diagnose publiée dès 1879. Son À histoire est racontée dans les termes suivants :

« Voici une très remarquable découverte opérée en Nouvelle-Grenade par M. CHesrerTon, dont j'ai l'herbier sous les yeux. La fleur est plus grande que celle du célèbre Chondrorhyncha (Stenia) fimbriata. Les sépales sont plus étroits, les latéraux se développent en une longue pointe aiguë. Les pétales sont larges, avec une frange très développée, alors que dans l’ancienne espèce il n’y a que des dents. Le labelle est plus étroit et beaucoup plus long que le même organe dans le C. fiumbriata; il est muni de franges très longues, et la partie antérieure du callus se trouve avec ses trois dents en dehors de l’aire épaissie, tandis que le callus plutôt émoussé du C. fimbriata se trouve au milieu de cette aire. »

Je ne sais si cette espèce est entrée dans les cultures, mais s'il en a été ainsi, elle doit avoir disparu de bonne heure, car je ne puis-trouver trace d’aucune autre mention qui en ait été faite. Elle vient maintenant d’être introduite par

L’HORTICULTURE INTERNATIONALE, de Bruxelles, et l’on peut espérer qu’une aussi

belle plante prendra place définitivement dans nos collections, car la culture de ces Orchidées de serre tempérée est actuellement beaucoup mieux comprise, et l'espèce voisine C. Lendyana Rens. Fr. a été cultivée avec succès à Glasnevin ét ailleurs.

Néanmoins, il conviendrait de ne pas être trop confiant, car REICHENBACH, parlant du C. fimbriala dans le Refugium Botanicum de Saunoers, II, t. 107,

faisait la remarque suivante : « Il n’est pas douteux que la plante est très curieuse, ni qu’elle aura disparu dans très peu de temps de toutes nos collections. M. Van BRANTEGHEM, de Bruxelles, l’habile cultivateur d'Orchidées de serre

froide, m'informe qu'elle est très difficile et capricieuse. » D'autre part, M. Wicson

SAUNDERS déclare que « placée dans une serre fraîche ombragée, elle pousse bien et fleurit régulièrement, quand elle est rempotée dans du peat spongieux et du sphagnum, et bien draïnée. »

Au point de vue botanique, elle est voisine des Warscewiczella et autres genres alliés, ayant entre autres particularités celle de ne pas produire de pseudobulbes, et ces plantes ont toujours été considérées comme difficiles à bien cultiver en Europe. Le manque de renseignements sur les conditions précises dans lesquelles elles croissent à l’état sauvage constitue un grand obstacle au succès. Si ces conditions étaient exactement connues, il est probable que certaines

difficultés disparaïîtraient.

R. À. Rozre.

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A RTS

CATASETUM RODIGASIANUM RoLFE var. TENEBROSUM ROLFE

: ber chroi A. Goossens pinx. P: De Pannemaëckit

PE: CCCCVI

CATASETUM RODIGASIANUM rorre var. TENEBROSUM r#orrs

CATASETUM DE M. RODIGAS, VARIÉTÉ SOMBRE

CATASETUM. Vide Lindenia, I, p. 59.

Catasetum Rodigasianum. Vide Lindenia, VI, p. 41. Var. tencbrosum ROLFE infra.

ie Catasetum Rodigasianum fut décrit il y a quelques années dans le | présent ouvrage (pl. 259). L'espèce avait été introduite de la province de Santa Catarina, Brésil Méridional, par MM. Lainpen, de L'HORTICULTURE a et avait fleuri dans cet établissement. Elle fit son apparition bientôt après dans une ou deux collections anglaises. Elle est caractérisée par son racème recourbé portant de nombreuses fleurs, avec les sépales et pétales verts, maculés de brun foncé, et le labelle largement ovale, tridenté, d’un coloris jaune couvert de nombreuses petites taches brun-pourpré.

En juillet 1892, une autre forme fit son apparition dans le même établissement, et quoique visiblement alliée à l'espèce ci-dessus, je la considérai d’abord comme distincte. Néanmoins, les deux fleurs sont si analogues dans les détails de leur structure qu’elles ne sont probablement que des formes d’une seule et même espèce. La comparaison des deux planches suffira à le démontrer.

Dans la présente forme, les sépales sont presque entièrement envahis par le brun pourpré foncé; les pétales sont verts, avec plusieurs grandes macules brun pourpré foncé, et le labelle est jaune légèrement brunâtre, lavé de brun clair à la base et sur les bords. La colonne est vert foncé, tacheté de brun pourpré foncé, et les antennes sont parallèles à la base, puis divergentes.

Il existe dans le labelle quelques petites différences de structure, mais on sait que les Catasetum, même les fleurs du même sexe, sont variables. La nouvelle forme est, comme l’autre, originaire du Brésil.

Les amateurs qui en possèdent des plantes devront surveiller l'apparition des fleurs femelles, qui se produiront probablement tôt ou tard, comme dans le cas de plusieurs autres espèces. Il reste encore beaucoup de découvertes à faire avant que nous connaissions complètement ce genre très intéressant.

R. À. Rozre. /

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LE QUARANTE-NEUVIÈME MEETING DE c L'ORCHIDÉENNE

Le 49° Meeting, tenu le 11 février, a surpassé encore en richesse le précédent, qui avait été si fort admiré. Les amateurs ont « donné » d’une façon extrêmement brillante et ont présenté les principales perles de leurs collections. Presque chacune des 140 Orchidées exposées mériterait une mention spéciale, et presque toutes auraient pu obtenir des récompenses, si le Jury n'avait décidé d’élever ses exigences au même niveau que la qualité des apports, et de se montrer particulièrement difficile. Les visiteurs élégants qui se sont pressés en foule à l’exposition qui suit le Meeting ont vivement admiré l’ensemble des apports, formant de superbes groupes au milieu de la grande galerie centrale de L’Hor- TICULTURE INTERNATIONALE, transformée d'une façon très pittoresque, et qui a eu également beaucoup de succès.

Il faut se borner à citer trop sommairement, parmi les plantes oo e :

L'Odontoglossum Rossi maximum, à fleurs géantes, d’un beau coloris tacheté de brun vif; l'O. Cervantesi decorum, également très grand et nuancé d’une façon charmante; l'O. Coradinei, le Laelia anceps Dawsoni, portant de nombreuses fleurs presque entièrement blanches; les Cypripedinm Sallieri Hyeanum et C. Boxallhi atratum,. tous deux en fortes touffes richement fleuries, et le Maxillaria sp, de M. G. WAROCQUÉ;

Le magnifique D X Harvengtense (crispum X sceptrum) rappelant beaucoup l'O. X excellens var. Dellense, mais d’un coloris plus clair et, selon beaucoup de connaisseurs, plus beau que cette perle de la collection du baron ScHRÔDER; le ravissant Cypripedium KX Niobe, le C. Argus Moensi, bien fleuri; les Cuttleya Trianae, en variétés très foncées et d’une culture supérieure ; le Dendrobium X Leechianum, à fleurs très grandes; le Pleurothallis Roezli, espèce peu connue, couverte de fleurs d’un beau coloris grenat foncé, et qui a été récompensée autant pour le mérite que pour la belle floraison, et les beaux Odontoglossum Riückeri, de M. le comte DE BoUSIES;

La superbe série de quatorze variétés de Caïtleya Trianae, de coloris variés et également remarquables, de M. D. TREYERAN;

Le Dendrobium glumaceum, en énorme touffe richement fleurie et délicieusement parfumée, de M. CAHUZAC, présent au meeting et que les membres du Jury ont See à présider à leurs opérations;

Les belles fleurs d’Odontoglossum hybrides et d’O. baphicanthum envoyées par M. FINET mais malheureusement un peu gâtées par le voyage et le mauvais temps;

Le superbe Odontoglossum X Impératrice de Russie (Halli X polyxanthum), bien intermédiaire entre les parents, et l’Odontoglossum crispum, excellente variété, de M. DALLEMAGNE;

Le beau Dendrobium nobile nobilius, le charmant Odontoglossum Hunnewellianum, et le Cattleya guttata Prinzi, bien fleuri, de M. A. VAN ImscHooT;

Les superbes Cattleya Trianae, à fleurs très grandes et richement colorées; le lot remarquable d’Odontoglossum crispum, Rückerianum, Andersonianum, Rossi et Pescatorei, comprenant trente-trois variétés de choix; l’O. Edwardi, les Lycaste Skinneri, d’un bon coloris; les Cypripedium X Harrisianum superbum, forme très grande et très foncée; C. Lawrenceanum nigrum, C. X Ashburtoniae Imschootianum, à sépale dorsal ample et portant une large bordure blanche au sommet; C. Boxalli atratum, remarquablement foncé; C. X Lecanum et plusieurs hybrides intéressants; le Laelia anceps Ballantineana, à pétales et sépales blancs, de M. Mapoux; :

Le très intéressant envoi de M. A. BLEU, comprenant le Vanda Cathcarti, à grandes et belles fleurs, et deux excellents Cypripedium hybrides, C. X Iris et C. X amethystinum ;

(Pour la Suite, voir p. 50.)

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NDENIA

CYPRIPEDIUM X LAWREBEL or.

A. Goossens pinx. %. Goffart chrotlts

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PL. CCCCVII

CYPRIPEDIUM * LAWREBEL xort.

CYPRIPEDIUM. Vide Lindenia, I, p. 17.

Cypripedium X Lawrebel. Hybridum inter Cypripedium Lawrenceanum & et C. bellatulum o* artificiose productum.

Cypripedium X Lawrebel Horr. Gard. Chron., 1892, i, pp. 502 (Lawrebellum), 560, 561, fig. 82 (Laurebel). — ourn. Hort., 1892, i, p. 294, 205, fig. 50 (Lawrebel). — Orchid Review, I, pp. 15, 351, 359.

porte-pollen. Il fut exposé au meeting de la Société Royale d'Horticulture de Londres, le 12 avril 1892, et y obtint, sous le nom de C. X Lawrebellum, un Certificat de 1° classe bien mérité. Il fut décrit dans le Gardeners Chronicle comme « une plante extrêmement belle, dont les fleurs rappellent plutôt la forme du C. Lawrenceanum que celle de l’autre parent. La fleur tout entière est d’un riche cramoisi rosé, nuancé de vert à la base des sépales et des pétales, avec une bordure blanc pur au sépale dorsal. Les pétales étaient tachetés de couleur chocolat, et le sépale dorsal portait un grand nombre de lignes brun pourpré rayonnant de la base. Le feuillage était comme dans certaines formes du C. Lawrenceanum, mais avait les marbrures plus serrées ou plus petites. »

Peu de temps après, la plante fut figurée dans la même publication sous le nom de C. X Laurebel. Le nom est une forme abrégée des noms combinés des deux parents, forme employée d’abord avec la terminaison latine, et plus tard changée de façon à prendre une allure plus anglaise; toutefois on ne voit pas bien pourquoi, dans cette nouvelle forme, le w aurait été remplacé par un #, à moins que ce ne soit par un lapsus.

Un certain nombre de semis ont été obtenus, lesquels, comme cela se produit généralement dans les hybrides, ont présenté entre eux certaines différences ; les uns retournent davantage aux caractères du C. Lawrenceanum, les autres, à ceux du C. bellatulum. Le premier qui fleurit produisit une tige à fleur solitaire, mais lorsque les plantes prirent plus de vigueur, plusieurs portèrent des tiges biflores. L'un donna aussi une fleur dans laquelle les sépales latéraux étaient libres, comme il a été mentionné dans l’Orchid Review, I, p. 351.

La plante est de croissance robuste, comme on pouvait le prévoir d’après le caractère des deux parents, et les fleurs sont grandes et très belles, comme on peut le voir sur la planche ci-contre, qui a été exécutée d’après des matériaux gracieusement communiqués par Sir TREVOR LAWRENCE.

Une autre inflorescence, que j'ai actuellement sous les yeux, provenant de

GE

la même source, porte deux fleurs; l’inférieure a le sépale dorsal mesurant 5 */, cm. de diamètre ; les pétales ont 6 ‘/, cm. de longueur et 2 ‘/, de largeur; la fleur du sommet est légèrement plus petite. Ces fleurs révèlent une combinaison évidente des caractères des deux parents, quoique le porte-graines semble avoir exercé une influence prépondérante au point de vue du coloris, car les marques caractéristiques de cette espèce sont très nettement visibles sur le sépale dorsal de l’hybride. Les pétales et le labelle sont fortement lavés de la même nuance particulière, d’un rose pourpré; les premiers portent un grand nombre de petites taches brun noirâtre près de la base, et quelques-unes plus grandes le long des nervures. La forme générale de la fleur peut être décrite comme à peu près intermédiaire entre celles des deux parents, avec le staminode presque identique à celui du C. Lawrenceanum.

Au total, c’est un très bel hybride, et une grande addition à un groupe qui a déjà produit beaucoup de nouveautés remarquables pendant ces dernières années, et dont on peut encore attendre davantage à brève échéance.

R. A. RoLFE.

(Suite de la page 48.)

Le Dendrochilum glumaceum, en forte touffe très bien fleurie; le beau Cypripedium X Pauli eximium, au pavillon richement maculé; le Coelogyne cristata alba et le Dendrochilum glumaceum validum, de M. G. MiTEAU;

Le superbe Cuaïtleya Wambekeana, ayant les sépales et pétales rose vif, les derniers maculés de rouge foncé aux extrémités, et le labelle d’un beau rouge pourpre sombre, de M. CH. VAN WAMBEKE;

Les Cattleya labiata, en jolies variétés, de M. VANDERBORGHT;

Le magnifique Maxillaria mirabilis, espèce nouvelle d’un très riche coloris mélangé de jaune vif et de rouge; le Dendrobium Wardianum Lindenine, à fleurs entièrement blanches, sauf une macule jaune sur la gorge du labelle; le rare Masdevallia Schrüderiana, offrant dans son coloris une belle opposition de blanc et de pourpre violacé; le Brassia Finetiana, l'Eria sp., les Odontoglossum crispum et Coradinei grandiflorum, le Caitleya Trianae splendens, le Phalaenopsis grandiflora alba, de M. LINDEN;

Le Lycaste Skinneri, d’un coloris vif, et l’Odontoglossum Rossi, bien fleuri, de M. pu TRIEU DE TERDONCK;

Le charmant Cypripedium hybride, de M. le D' CAPART;

Les beaux Cattleya Trianae, comprenant plusieurs variétés foncées et une très pâle, presque blanche, de M. le D' VAN CAUWELAERT ;

Les excellents Cypripedium X Leeanum Simonei, C. X Leeanum Veitchi, C. X Seegerianum, très analogue au C. polystigmaticum; Dendrobium nobile majus, d'un beau coloris vif; Coelogyne cristata lemoniana, à macule jaune citron, de M. STEPMAN;

L'Odontoglossum Edwardi, portant deux grappes de fleurs d’un élégant coloris, de M. A. Wincoz.

Le jury, composé de MM. Canuzac, Président, De BosscHeRE, Secrétaire, J. LINDEN, G. WAROCQUÉ, Comte DE Boustres, D' CAPART, HOUZEAU DE LEHAIE, HUYBRECHTIS,

(Pour la Suite, voir p. 52.)

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PL. CCCCVITIT

CYPRIPEDIUM x CONCO-LAWRE xHort.

CYPRIPEDIUM. Vide Lindenia, vol. I, p. 17.

Cypripedium X conco-Lawre, hybridum inter Cypripedium concolor Q et C. Lawrenceanum 9° artificiose productum.

Cypripedium X conco-Lawre HoRT. Gard. Chron., 1893, i, p. 206. — Yourn. Hort., 1893, i, p. 193, fig. 41. — Orchid Review, I, pp. 15, 94, 351.

ans un article publié par l'Orchid Review (vol. I, p. 15) et contenant la description de la belle collection de Sir Trevor LAWRENCE, se trouvait

la note suivante, à propos des Cypripedium hybrides :

« Un autre hybride, dont on est en droit d'attendre beaucoup, est issu du C. concolor fécondé avec le pollen du C. Lawrenceanum. Ses fleurs sont presque ouvertes. Comme port, il ressemble au C. concolor, mais le feuillage est plus long, plus large et plus marbré. Il sera sans doute égal ou supérieur au beau C. X tessellatum porphyreum, qui fut obtenu avec le C. concolor fécondé par le C. barbatum. »

Peu de temps après, le 14 février 1893, le nouvel hybride fut exposé à un meeting de la Société Royale d’Horticulture de Londres, sous le nom de C. X conco-Lawre, et obtint un Certificat de Mérite; le même journal remarquait alors que les fleurs étaient d'un coloris blanc crême marbré de rose, et ressemblaient un peu à celles du C. X Marshallianum. Le Yournal of Horticulture en publia une gravure, comme il est indiqué plus haut. La tige portait deux fleurs, dont la supérieure n’était pas épanouie. Le 10 octobre suivant, cet hybride fut de nouveau exposé, portant alors deux fleurs fondues ensemble, comme les frères siamois, et qui excitèrent beaucoup l'intérêt des amateurs de bizarreries.

C'est un hybride réellement beau, comme le montre la planche ci-contre, exécutée d’après des matériaux gracieusement envoyés par Sir Trevor LAWRENCE. Dans son ensemble, il se rapproche surtout du porte-graines, ainsi que par le coloris de ses fleurs, mais par sa forme il est plus intermédiaire entre les deux parents. Le sépale dorsal est très largement ovale, d’un jaune crême clair légèrement lavé et veiné de pourpre clair. Les pétales sont oblongs et assez larges, de la même couleur que le sépale dorsal, et ont de plus quelques taches rose pourpré clair, surtout sur la moitié voisine de la base. Le labelle est à peu près intermédiaire comme forme, d’un jaune crême clair avec des veines plus foncées, et le staminode très analogue à celui du Lawrenceanum.

C'est un hybride charmant et d’un coloris délicat, qui ne saurait être mieux comparé qu'au C. X Marshallianum, hybride dérivé du C. venustum pardinum fécondé par le C. concolor. Les hybrides issus du C. concolor et de ses voisins,

aux

aux

aux

aux

C. miveum et C. bellatulum, sont, presque sans exception, d’élégantes petites plantes, et parmi les nombreux semis qui se trouvent dans les diverses collec-

tions et qui n’ont pas encore fleuri, on peut s'attendre à voir grossir leurs rangs d'ici à quelques années. R. A. RoLreE.

(Suite et fin, Voir page 50.)

Em. RoDiGAs, DU TRIEU DE TERDONCK, A. VAN IMscHooT, CH. VAN WAMBEKE et CH. VASSEUR, a décerné les récompenses suivantes :

Diplômes d'Honneur de re classe

Odontoglossum XX Harvengtense, dé M. le Comte DE BoUSIES, à l'unanimité et par acclamation ;

Maxillaria mirabilis, de M. LINDEN, à l'unanimité et par acclamation;

Catileya Wambekeana, de M. VAN WAMBEKE, à l'unanimité et par acclamation;

Odontoglossum Impératrice de Russie, de M. DALLEMAGNE, à l'unanimité;

Dendrobium Wardianum Lindeniae (album), de M. LINDEN, à l'unanimité.

Certificats de Mérite de re classe Cypripedium X Harrisianum superbum, de M. MADOUX, à l'unanimité; Odontoglossum Riückeri, de M. le Comte DE BOUSIES; Odontoglossum Rossi maximum, de M. G. WAROCQUÉ; Odontoglossum Rückeri, de M. MApoux; lot de Cattleya Trianae, de M. TREYERAN; Vanda Cathcarti, de M. BLEU; Odontoglossum Rickeri, de M. MADoUx; lot d'Odontoglossum crispum, de M. Mapoux; Laelia anceps Dawsoni, de M. WAROCQUÉ; Cypripedium X Ins, de M. BLEU; Cyprepedium X Niobe, de M. le Comte DE BouUSsIES; Cypripedium X Pauli eximium, de M. MITEAU; Cattleya Trianae, de M. le D' VAN CAUWELAERT; Odontoglossum crispum, de M. MADoUx; Catileya Trianae, de M. Mapoux; Cattleya Trianae, de M. Mapoux.

Certificats de Mérite de 2e classe Cattleya Trianae, de M. le Comte DE BoUSIES; Cattleya Trianae, de M. le Comte DE BoUSIES; Masdevallia Schrüderiana, de M. LINDEN; Cypripedium X Leeanum Simonei, de M. STEPMAN. Cattleya Trianae, de M. le Comte DE BoUSIES.

Certificats de Culture de re classe Cypripedium Boxalli atratum, de M. WAROCQUÉ; Pleurothallis Roezli, de M. le Comte DE BousIESs; Cypripedium Sallieri Hyeanum, de M. WAROCQUÉ; Dendrochilum glumaceum, de M. CAHUZAC.

Certificat de Culture de 2° classe

au Dendrochilum glumaceum, de M. MITEAU.

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