‹ Lindenia (volume 3)Chapitre 9 sur 38 · TROIS HYBRIDES DE CYPRIPEDIUM · texte numérisé non relu

TROIS HYBRIDES DE CYPRIPEDIUM

N° 1. CYPRIPEDIUM X' CLAUDI L. LIND: —- N° 2. CYPRIPEDINM

X LATHAMIANUM RCHB. F.

N° 3. CYPRIPEDIUM X WEATHERSIANUM L. LIND.

Goossens pinx. P. De Pannemaeker.chiil

al

PL. CCCXCVII

FROIS HYBRIDES DE CYPRIPEDIUM

1° CYPRIPEDIUM X CLAUDII £. Lip.

2° CYPRIPEDIUM X LATHAMIANUM roH8. F.

3° CYPRIPEDIUM X WEATHERSIANUM 1. ziNo.

e genre Cypripedium est celui dans lequel l’ingéniosité des hybrideurs s'est le plus exercée, et la liste des produits artificiels obtenus par | l'hybridation est actuellement considérable. Cette abondance même permettant d'exercer un contrôle rigoureux, et de rejeter toutes les formes ordinaires, pour ne conserver que celles d’une véritable beauté, ce genre s’est définitivement enrichi d’un grand nombre de nouveaux semis qui resteront et constitueront peu à peu une magnifique série d’une diversité extraordinaire.

Les trois hybrides que nous figurons ici sur une même planche sont assurément appelés à devenir populaires. Deux d’entre eux proviennent de Belgique, le troisième a été obtenu en Angleterre.

Le Cypripedium X Claudü a fait son apparition au mois de février dernier, au meeting mensuel de L’ORCHIDÉENNE, de Bruxelles, où il était exposé par M. Moexs, de Lede, et il est dédié à cet amateur dont les semis obtiennent depuis quelques années de grands succès.

Il est issu du croisement C. Spicerianum $ X C. vernixium &. On sait que le C. X vernixium est lui-même un hybride entre C. Argus et C. villosum ; l’'éënumération de cette parenté permet de prévoir à peu près les qualités du C. X Claudu, et l’on retrouve en effet dans la fleur de celui-ci ces trois influences; elle est remarquable par l'élégance du pavillon qui rappelle la forme de celui du C. Spucerianum, mais qui a un coloris ravissant. La base est colorée de vert clair; la nervure médiane est marquée par une forte bande pourpre noirâtre, et des deux côtés une série de fines stries rouge vif s'élèvent parallèlement vers le sommet. Les pétales assez longs, tombants, rappellent beaucoup le C. villosmm, mais ils ont un coloris brun rougeâtre luisant, avec une ligne médiane plus sombre; la partie voisine de la base est vert clair et recouverte d’un fin pointillé noirâtre.

Le Cypripedium X Claudii a obtenu au meeting de février de L'ORCHIDÉENNE

un diplôme d'honneur de 1" classe.

Le Cypripedium X Lathamianum est plus ancien et date de 1880. Il fut obtenu par M. W. B. LarHam, chef des cultures du Jardin botanique de Birmingham, à qui il fut dédié par REICHENBACH.

Il provient du croisement Spicerianum X villosum, et est bien intermédiaire entre les deux parents; il a la taille du second, et lui ressemble beaucoup dans la partie inférieure de la fleur, tandis que le pavillon rappelle étroitement celui du premier. Cet organe est blanc avec une ligne médiane pourpre foncé, vert à la base, avec quelques lignes rose pourpré, s’élevant vers le sommet. Les pétales sont d’un beau jaune luisant, avec une ligne médiane foncée, et les bords ondulés vers la base; la moitié supérieure de la largeur est d’un jaune brun plus foncé que la moitié inférieure. Le labelle est à peu près semblable à celui du C. villosum, mais d’un coloris jaune-brun plus vif.

Le même croisement a été effectué en 1891 par M. BLEU, et exposé sous le nom de C. x Spicero-villosum.

La fleur figurée sur notre planche peut être considérée comme appartenant à une variété supérieure. Elle est remarquable par sa grandeur et la beauté de son coloris. Elle a obtenu un certificat de 1° classe au meeting de L’ORCHIDÉENNE du mois de février dernier, sous le nom de C. X Lathamianum var. Lindeni.

Le C. X Weathersianum est issu du C. X Leeanum superbum fécondé par le C. hirsutissimum ; il a fleuri pour la première fois au mois de février dernier à L'HorTICULTURE INTERNATIONALE, et est dédié à M. P. WEATHERS, représentant de cette Société en Angleterre et frère du secrétaire de la Société royale d’horticulture de Londres.

On voit que ce dernier hybride appartient encore à la famille si riche du C. Spicerianum, dont le C. X Leeanum est issu.

Il est sensiblement intermédiaire entre les deux parents, et possède une élégance remarquable. Le pavillon, d’une forme oblongue, avec les bords retournés en arrière à la base, est blanc avec le tiers inférieur vert clair; il porte des stries longitudinales rouge pourpre formant des traînées intermittentes, d’un effet très gracieux, avec une ligne médiane d'un pourpre foncé, comme dans presque toute la descendance du C. Spicerianum. Les pétales rappellent bien le C. hirsutissimum, mais ils sont moins élargis à l'extrémité, plus défléchis, et plus élégants dans l’ensemble. Le sabot est d’un rouge vineux.

Page 1