LAELIA SUPERBE, VARIÉTÉ BLANC PUR
LAELIA. Vide Lindenia, Il, p. 40.
Laelia praestans. Pseudobulbis stipitatis fusiformibus costatis monophyllis, folis oblongis acutis, floribus solitariis, bracteis squamaeformibus abbreviatis, sepalis oblongis acutis, petalis multo latioribus ovato-oblongis obtuse acutis, labello libero trilobo, circa columnam omnino convoluto carnoso, carinis 4 vel 6 per discum, columna crassa superne dilatata, auriculis posticis apicularibus sibi incumbentibus.
Laelia praestans RcHB. F. in Berl. Allgem. Gartzeit., 1857, p. 336. — FI. des Serres, KNTIT, t, 1900. — Bot. Mag.,t. 5498. — BATEM., Sec. Cent. Orch. PI., t, 128. — Rev. Hori. Belge, 1885, p. 277. — Orch. Alb., X, t. 433. — WiLL., Orch. Gr. Man., 7° ed., p. 443.
Bletia praestans RouB. F. in Xen. Orch., II. p. 43, t. 114.
Laelia pumila var. praestans Verrcx Man. Orch. PI., II, p. 70.
Var. candida. Floribus omnino candidis, disco primulino viridulo.
Var. candida L. Lin. in Sem. Hortic., II, p. 304, et infra.
insi qu’on le verra dans un article séparé que nous publions dans cette
‘| livraison, il n'est pas très facile d’élucider l’histoire et la situation respective des diverses plantes qui portent les noms de Laelia pumila, praestans, Pineli, marginata, Dayana, etc. Certains de ces noms sont de simples synonymes, d’autres désignent des plantes qui ne peuvent être considérées que comme des variétés d’un ou deux types dominants; d’autres ne représentent plus rien de précis à notre esprit, et certains servent maintenant couramment à désigner tout autre chose que les formes que leurs auteurs avaient eu en vue.
Tel est peut-être bien le cas du L. praestans. Il est certain que REICHENBACH, après l'avoir d'abord pris pour un dimorphisme du L. pumila, a vu en lui une espèce bien distincte; mais on ne voit pas très nettement sur quels caractères essentiels il s'est basé. Ce n'est pas sur l'existence d'une macule jaune au disque du labelle, car il dit lui-même (Xema Orchidacea) : « I existe une forme sans macule jaune sur le labelle. » Actuellement on est généralement d'accord pour attribuer le nom de L. praestans à la forme, très voisine sans doute du L. pumila, mais supérieure à lui, comme l'indique son nom, qui a les fleurs relativement grandes, de belle tenue, et le labelle ample, avec le lobe antérieur épanoui «comme le pavillon d’une trompette. » Cette forme présente parfois des coloris très riches. Elle a fait quelque peu délaisser le L. pumla ordinaire, et c'est pourquoi nous croyons devoir conserver le nom de L. praestans au titre spécifique.
La variété figurée sur notre planche ci-contre constitue un véritable albinos de l'espèce; c'est à notre connaissance, la première apparition d’une forme
entièrement blanche. La variété qui a été nommée a/ba n’a que les pétales et
les sépales blancs; son labelle est rouge pourpré.
La fleur a une très belle forme, les segments bien étalés et larges. Le disque est d’un jaune primevère tirant sur le verdâtre, comme dans beaucoup den Laelia et de Cattleya albinos, notamment le S. Shinneri. l
Au point de vue de la rareté et au point de vue de la beauté, cette variété est certainement une acquisition de premier ordre.
LINDENIA ÿ PL. DCXXVI
LAELIA PRAESTANS rcu8. Fr. var. NOBILIS LL. LIND. :
G, Putzys pinx. P. De Pannemaeker chrom.
PL. DCXXVI
LAËELIA PRAESTANS r#cus. r. var. NOBILIS . ro. LAELIA SUPERBE, VARIÉTÉ SUPÉRIEURE
LAELIA. Vide Lindenia, Il, p. 40.
Laelia praestans. Vide Lindenia, n. s., IV, p. 5.
Var. nobilis. Florum colore conspicue intenso.
Var. nobilis L. LiND. in Sem. Hortic., II, p. 304, et infra.
4 e même que la variété candida, figurée dans la présente livraison, celle n HYYE ee o . E ;
” LES | représentée sur la planche ci-contre est bien un vrai Laelia praestans 2x] proprement dit, et son labelle est largement épanoui. Ses fleurs sont
te colorées d'un rose chaud, avec des lignes rose pourpré plus vif rayonnant de la base au sommet des pétales très larges. Le lobe antérieur du labelle est pourpre intense, et porte à son sommet un triangle nettement délimité blanc pur, comme cela se voit souvent dans le Laela purpurata; le disque porte les lamelles saillantes, colorées de pourpre; le tube est blanc rosé, strié de rouge intérieurement.
Cette riche variété forme un vif contraste avec la variété candida et le L. pumila amabilis, que nous figurons dans cette même livraison. Son coloris intense la rendra précieuse pour l'hybridation.
De même que celles dont nous venons de parler, elle a fleuri au cours de l'hiver dernier parmi les importations de L’'HorTICULTURE INTERNATIONALE, à Bruxelles.
LE LAELIA PRAESTANS ET LE LAELIA PUMILA
Dans le premier volume du Yournal des Orchidées, notre regretté collaborateur M. P. E. DE PuypT soulevait une question très intéressante, celle de l'identité et de la distinction des Laelia pumila, praestans, Dayana, Pineli, marginata, etc. Tous ces charmants petits Laelia constituent un groupe extrêmement complexe, mais plutôt compliqué, semble-t-il, par les botanistes que par la nature elle-même — car s’il est difficile de voir clair dans les nombreuses descriptions faites sous des noms différents par LiNDLey et surtout REICHENBACH, il est très facile au simple cultivateur de reconnaître sous ces noms une espèce très variable, et que l’on peut séparer, pour la commodité des catalogues, en deux types principaux.
C’est en 1838 que le L. pumila fit sa première apparition, en Angleterre, où il avait été introduit de la Guyane britannique. Il fut décrit par Sir WiLziAM Hooker dans le Botanical Magazine en 1839, sous le nom de Caïileya pumila, nom auquel REICHENBACH substitua plus tard celui de Laelia pumila. |
En 1842, M. PINEL expédia à son tour la plante du Brésil, sa véritable patrie, à M. MOREL, un amateur parisien. Elle reçut à cette époque le nom de Caïtleya marginata. Ce nom fait évidemment allusion à l’existence d’une étroite bordure blanche autour du lobe antérieur du labelle, caractère qui se présente assez fréquemment, et qui ne suffit évidemment pas à constituer une espèce distincte, pas même une variété; maïs il y a tout lieu de supposer que M. Morez, en adoptant ce nom, ignorait celui donné précédemment par Sir W. Hooker; et le nom de marginata ne peut en tous cas être considéré que comme un synonyme de pumala.
En 1844, LINDLEY à son tour mentionna dans le Bofanical Register le Cattleya Pineli, dédié à M. PINeL. Il s’agit là évidemment de là même plante nommée en France C. marginata, et par conséquent le Caïtleya ou Laelia Pineli n’est encore une fois qu’un synonyme du L. pumila.
Ce n’est qu’un certain nombre d’années plus tard que les deux autres noms firent leur apparition, donnés par REICHENBACH qui, dans cette occasion comme dans beaucoup d’autres, paraît avoir abusé de la création d’espèces nouvelles.
En 1857, il décrivit dans l’Allgemeine Garten-Zeitung de Berlin, le Laelia praestans, d’après des échantillons reçus de Santa Catarina (Brésil); en 1876, il décrivit le JL. Dayana, d’après des plantes importées par MM. Hu Low et Ci.
Le L. praestans se distinguait du L. fumila par l'ampleur du labelle, plus élargi en avant et plus ouvert que dans les formes ordinaires, et par un coloris plus foncé, plus brillant — MM. Verrcx, dans leur Manual, ajoutent : disque jaune orangé: notre confrère The Garden, qui précisément publie dans son numéro du 25 juin un dessin du L. praestans type « exécuté d’après l’un des exemplaires authentiques de L. praestans de la collection de DoWwwsiDr, autrelois si fameuse » mentionne l’absence totale dans la gorge du coioris jaune qui apparaît dans la plupart des formes du L. pumila.
Il y a encore, d’après MM. Verrcx, un autre caractère distinctif, c’est que les lamelles proéminentes qui s'étendent longitudinalement à travers le disque sont presque nulles dans le L. praestans. Or, beaucoup d'amateurs reconnaissent précisément le L. praestans
(Pour la Suite, voir p. 10.)
LINDENIA PL. DCXXVII
LAELIA PUMILA reus. Fr. var. AMABILIS L. LIND.
G. Putzys pinx. P. De Pannemacker chrom.
PL. DCXXVII
LAELIA PUMILA rcus. Fr. var. AMABILIS L. LIND.