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LES LUISIA

Le genre Luisia appartient à la tribu des Vandées et habite l’Asie tropicale. Les espèces dont il se compose, au nombre d’une douzaine environ, ne sont pas très répandues dans les cultures; l’une d’elles au moins, le L. volucris, figurait cependant autrefois dans beaucoup de collections. Elles ont été un peu oubliées, mais nous ne serions pas surpris de les voir revenir un peu en vogue, grâce notamment à l'exemple donné par Sir TREVOR LAWRENCE, qui a montré plusieurs fois à Londres, dans ces dernières années, une série de ces gracieuses plantes.

La plupart d’entre elles ont les tiges dressées de hauteur moyenne, cylindriques grêles, de même que le feuillage, et présentent une grande analogie de port avec les Vanda à feuillage cylindrique, tels que le V. feres. |

Le Luisia volucris, qui est, comme nous le disons plus haut, la plus ancienne espèce cultivée en Europe, fut décrit par LiNDLEy. Ses tiges pendantes ont de 60 centimètres à 1"50 environ; ses feuilles très longues (15 à 20 centimètres) sont insérées toutes du même côté de la tige. Il produit à mi-distance entre deux feuilles de courtes grappes de trois à quatre fleurs, dont une seulement est ordinairement ouverte à la fois. Ces fleurs ont les sépales oblongs, le dorsal bien étalé, les latéraux un peu concaves suivant la nervure médiane, et les pétales beaucoup plus longs, linéaires étroits, légèrement incurvés; ces segments sont vert clair. Le labelle un peu plus long que les sépales est divisé en deux parties; l’hypochile qui a la forme d’une toque d’avocat, est brun pourpré noirâtre; l’épichile oblong, un peu cordiforme, parcouru par de gros sillons longitudinaux, est vert avec une large macule ovale brun pourpré à sa base.

Le L. Grovesi, décrit par Sir J. D. Hooker dans sa Flore de l’Inde Britannique, a de très grandes analogies avec le précédent; Sir G. KinG et M. PANTLING en font même un synonyme du L. volucris. De légères différences de couleur ont peu d'importance en effet, car cette espèce est assez variable à ce point de vue; mais il semble, d’après la planche publiée par M. Hooker dans sa Century of indian Orchids, qu'il y ait aussi une certaine différence de structure dans l’appareïil pollinique.

Le L. Amesiana, introduit par MM. Low en 1891 avec des Vanda Kimballiana, a les pétales et les sépales blanc jaunâtre légèrement lavés de pourpre à leur sommet, et le labelle jaune verdâtre clair lavé de pourpre au centre et maculé de pourpre noirâtre.

Le L. brachystachys a les feuilles longues de 6 à 15 centimètres, et la tige dressée. Ses fleurs ont le sépale dorsal oblong, arrondi au sommet, un peu incliné en avant, les sépales latéraux divergents, creusés dans le sens de la nervure médiane, subaigus, et les pétales à peu près semblables au sépale dorsal mais plus étroits; tous ces segments sont vert clair, le labelle obovale-oblong, presque plat, sillonné, a l’épichile largement obovale à peine séparé de l’hypochile par un léger sinus; il est pourpre noirâtre avec le tiers inférieur jaune.

Le coloris paraît être assez variable, car CLARK a décrit les pétales comme étant

(Pour la Suite, voir page 34)

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G. Puizys pinx.

CYPRIPEDIUM X%x, GOWERIANUM

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