PL: DCLIV
ODONTOGLOSSUM * SOLEIL DE MUVYSEN :. rw.
ODONTOGLOSSUM. Vide Lindenia, 1, p. 13.
Odontoglossum X Soleil de Muysen. Hybridum apud naturam ortum, a Lindenianis collectioribus in Europam introductum.
Odontoglossum X Soleil de Muysen L. LiND., Sem. Hort., II, p. 445.
CR nc DPEE
lex) armi les importations que nous avons eu la bonne fortune de faire, 22! et qui ont révélé depuis trois ans tant de nouveautés extraordinaires, soit comme variétés de l’'Odontoglossum crispum, soit comme hybrides naturels, la plante que nous figurons ci-contre est une des plus distinctes et des plus belles. Elle a fait son apparition au mois de septembre 1898 dans la collection de M. pu TRrIEU DE ‘TERDONCK, au château de Muysenhuis, à Muysen, dont elle rappelle le nom.
Quand on se trouve en présence de ces merveilles du monde végétal, il faut faire comme faisait Huco en face de SHAKESPEARE, il faut se contenter d'admirer, sans discuter son admiration. Cependant, si nous voulons nous arracher à ce sentiment égoiste, il peut être utile de chercher à déceler l’origine de cette plante superbe, qui sans aucun doute est un hybride naturel. En entrant dans cette voie, nous sommes immédiatement amené à penser à l'O. x Adriana, dont la Lindenia a publié le portrait; ce bel hybride, qui dès maintenant figure dans plusieurs collections d'élite, a manifestement une proche parenté avec la plante dont nous nous occupons ici. Seulement l'O. x Soleil de Muysen a les fleurs plutôt plus grandes et plus larges, d’un coloris plus vif, avec quelques différences dans la crète. Nous serions porté à lui assigner comme parents VO. crispum (ou l'O. Pescatorei) et une espèce analogue à l'O. Hunnewellianm, mais ayant les fleurs plus grandes, ou encore un hybride naturel tel que l'O. excellens, dont certaines formes ont beaucoup d'ampleur.
Ses fleurs sont très grandes et d’allure massive; les segments ont une largeur exceptionnelle, et sont couverts de nombreuses taches marron de forme irrégulière; le fond est blanc, et tous les segments portent une assez large bordure jaune clair; les pétales orbiculaires acuminés sont légèrement redressès obliquement, et non horizontaux. Le labelle a les lobes latéraux dressés à peu près comme dans l'O. Pescatorei, bordés de petits points bruns, et le lobe antérieur oblong très développé, blanc avec une très grande macule marron en avant du disque et deux séries de grosses macules des deux côtés jusqu'aux
lobes latéraux. La crête est jaune vif, avec des stries brunes à la base.
(Suite de la page 62)
REICHENBACH le décrivit en 1872. Il a la tige mince comme un crayon, les feuilles
très coriaces, longues de 7 1/2 à 10 centimètres, obtuses parfois échancrées au sommet. La hampe florale dressée est grosse et porte trois à cinq fleurs en moyenne. Les fleurs ont 5 centimètres de diamètre et ont les pétales et sépales brun-marron clair barrés de jaune, tandis que le labelle trilobé, plus court que les autres segments, est blanc, un peu pointillé de rouge brun sur le lobe antérieur. La colonne a la même couleur que les pétales et les sépales. Cette plante se cultive en serre chaude, comme les Stauropsis et Cleisostoma,
auxquels elle est alliée de près.
Anomalies. — M. le D' MaAsTERs a présenté récemment au Comité scientifique de R. H. S. de Londres une curieuse grappe d’Odontoglossum crispum dans laquelle toutes les fleurs avaient au moins trois, et quelques-unes quatre étamines au lieu d’une. Cette floraison s'était produite chez M. YounG, l’amateur bien connu.
Grammatophyllum Rumphianum. — Au concours d’Orchidées de Paris, le 27 avril, cette plante figurait non loin de l’Ansellia africana, et nous remarquions la grande analogie d’allure que présentaient leurs inflorescences. Si l’on n'avait pas vu les volumineux pseudobulbes, on aurait pu s’y méprendre à peu de distance. Les deux genres Ansellia et Grammatophyllum sont d’ailleurs proches voisins dans la sous-tribu des Cymbidiées.
Le G. Rumphianum appartient au même groupe que le G. Measuresianum et quelques autres types horticoles dont il n’est pas très facile de déterminer la valeur spécifique. Le rédacteur du Botanical Magazine lui donne comme synonymes le G. Seegerianum et le G. Guihelms II. MM. Verrcx, d'autre part, rattachent le G. Seegerianum au G. Measuresianum, dont ils font une variété du G. Fenzlianum. Il semble donc bien qu’il n'y ait dans tout cela qu’une espèce très variable et polymorphe.
On désigne généralement sous le nom de Grammatophyllum Measuresianum une forme à fleurs relativement très grandes, et d’un coloris vert vif maculé et barré de brun pourpré foncé, mais ne différant pis sensiblement par leur structure du G. Fenzlianum. La plante présentée à Paris par M. BÉRANEK sous le nom de G. Rumphianum nous a paru avoir à peu près la forme du G. Measuresianum et le coloris clair du Fenzlianum. Elle correspond bien, d’ailleurs, à celle figurée dans le Botamical Magazine.
Laelia x Latona inversa. — Le croisement inverse de l’hybride déjà bien connu, dont les parents sont le L. purpurata et le L. cinnabarina. M. MaroN l’a présenté récemment à Paris et à Anvers.
Ses fleurs sont grandes et d’un bon coloris.
Cattleya x Louis Chaton. — Nous avons déjà eu l’occasion de décrire cette plante, qui peut-être considérée comme un grand Lawrenceana. En la présentant à Paris au mois de mars, M. MaARoON faisait la remarque que c’est la plante la plus florifère qu’il ait obtenue dans ses hybrides jusqu’à ce jour.
Odontoglossum X luteo-Halli. — Ce superbe hybride, issu de l'O. Halli fécondé par l'O. luteo-purpureum, a été obtenu à L’HORTICULTURE INTERNATIONALE et y a fleuri
(Pour la Suite, voir p. 66.)
LINDENIA | | PL. DCLV
LAELIA PRAESTANS roHB. F. var. ALBA OCULATA L. LIND.
G. Putzys pinx. È | Æ S. De Leeuw chrom.
PE DCE
LAELIA PRAESTANS sous. r. var. ALBA OCULATA :. so.
VARIÈTÉ BLANCHE A LABELLE OCULÉ
LAELIA. Vide Lindenia, III, p. 49.
Laelia praestans. Vide Lindenia, n. s., IV, p. 5.
Var, alba oculata. Floribus albis, labello utrinque ante discum rubro oculato. Var, alba oculata L. LIND., infra.
Faye e portrait fidèle que nous publions de cette nouvelle variété fait suffi- 4 | samment son éloge pour qu'il soit inutile de le commenter longuement; "| C'est sans aucun doute une acquisition des plus précieuses. Ses fleurs sont grandes, bien étalées, entièrement blanches, avec deux petits yeux rouge carmin violacé des deux côtés de la gorge, formant un contraste charmant. Le disque et la bande médiane à l’intérieur du tube sont d’un beau jaune vif, tandis que dans la variété candida, comme dans plusieurs autres albinos, ils étaient d'un jaune verdâtre.
Cette belle variété provient encore des importations de L’'HoRTICULTURE INTERNATIONALE, de Bruxelles.
(Suite de la page 64)
pour la première fois à la fin du fhois de mars dernier. Ses fleurs ont une forme très élégante, qui rappelle surtout l'O. luteo-burpureum, mais elles sont d’une grandeur remarquable ; le labelle ample à sa moitié antérieure, a beaucoup d’analogie avec celui de l'O. Halli et a la crête conformée comme dans cette espèce. Il est d’un blanc jaunûtre, avec la crête jaune et de nombreuses macules brun marron, très grandes près du sommet: les sépales ondulés portent de fortes macules brun foncé, presque noirâtres par place, qui recouvrent presque entièrement le fond jaune; les pétales larges, et très gracieusement laciniés sur les bords, ont la base jaune très pâle, presque blanche, avec deux courtes stries longitudinales rouge brunâtre clair; le reste est jaune vif, avec des macules brun foncé près des bords et une énorme macule de la même couleur vers le sommet. La forme des pseudo-bulbes est sensiblement intermédiaire entre ceux
des deux parents.
Odontoglossum crispum var. Uceni. — Sous ce nom M. BERT, de Bois-Colombes, a présenté dernièrement à Paris une plante très intéressante, mais à peine établie, et que l’on ne pourra juger définitivement que l’année prochaine. Ses fleurs étaient assez petites, mais remarquables par leur bonne forme et par un coloris jaunâtre tout particulier, rappelant certaines variétés pâles d’O. excellens.
Cattieya x Lafontaine. — Nouvel hybride de M. MaARoON, qui a fleuri pour la première fois le mois dernier et a été présenté au Comité des Orchidées de Paris dans la séance du 23 mars. Il est issu du C. Mendeli et du C. guitata, et rappelle beaucoup ce dernier par son aspect général, mais il a le port plus bas. Les fleurs ont les sépales roses, pointillés de rougeâtre, les pétales veinés et sablés de pourpre sur fond rose violacé. Le labelle bien étalé est rouge carmin violacé, plus pâle vers les bords, avec la base blanche.
Les pétales ont 8 centimètres de longueur et 4 de largeur.
Cet hybride devra être considéré comme une variété du C. X Harris, qui fut décrit par REICHENBACH en 1887, et qui doit lui être supérieur, d’après la description de l’orchidographe allemand.
Scuticaria Steelei. — Nous parlions dernièrement de cette belle Orchidée dans le compte rendu de notre visite à la collection de M. Racor. Nous voulons dire encore quelques mots au sujet de cette plante remarquable et vraiment trop peu répandue. Il en est peu qui aient un aspect aussi pittoresque et aussi curieux; les feuilles cylindriques, analogues à celles de certains Oncidium, tels que l’O. Yonesianum, mais plus longues, pendent verticalement. A leur base se produit une hampe florale très courte, portant deux ou trois fleurs, et lorsque la plante est bien cultivée, et porte plusieurs grappes, comme c'était le cas chez M. RaGoT, ce bouquet de fleurs compact, cachant complètement le rhizôme, et au-dessous duquel pendent un grand nombre de feuilles parallèles, d’un vert foncé, produit un effet superbe. Les fleurs sont très grandes (8 centimètres environ de diamètre) et fort jolies. Les pétales et les sépales sont d’un jaune pâle et portent de larges macules transversales brun rougeâtre; le labelle trilobé très ouvert, à lobe antérieur étalé, échancré au sommet, est jaune pâle, avec de
(Pour la Suite, voir page 68)
PL. DCLVI
S.. De Leeuw chrom.
CYPRIPEDIUM INSIGNE waLL. var. NOBILIUS L. LIND.
G. Putzys pinx.
PL. DCEVI
CYPRIPEDIUM INSIGNE wazz. var. NOBILIUS r. va.
CYPRIPEDIUM. Vide Lindenia, I, p. 17.
Cypripedium insigne. Vide Lindenia, IX, p. 63. Var. nobilius L. LIND., infra.
ette variété est une des plus splendides que nous ayons vues jusqu’à présent, tant pour la beauté de sa forme que pour la vivacité de son
BA coloris. Qu'on la compare, notamment, au C. insigne Chantim, qui fut pendant longtemps considéré comme la forme la plus remarquable de cette espèce, mais qui paraît bien ordinaire à côté de la nouvelle venue; ici, le pavillon est au moins aussi large, mais il est plus grand, bien étalé, et porte des macules brun rougeâtre pourpré très grosses, très nombreuses, et resserrées à la base et à la partie centrale sur un cercle jaune pâle, laissant tout autour, et surtout au sommet, une très large bordure blanche d’un bel effet. Les pétales sont beaucoup plus grands et plus larges que dans le C. insigne Chantini et les autres variétés populaires ; ils ont un coloris brun vif, avec des stries longitudinales brun foncé et une bordure jaune vif qui recouvre un certain espace à la base et au sommet. Le sabot a aussi un coloris très vif.
Cette variété d'élite a fleuri pour la première fois au cours de l'hiver dernier parmi les importations de l'établissement de Moortebeek.
(Suite de la page 66)
nombreuses stries rouge brunâtre en éventail sur les lobes latéraux et un peu sur le lobe antérieur. | Cette Orchidée, originaire de la Guyane britannique, se cultive en serre tempérée.
Croisements fantaisistes. — M. Hursr, de qui nous avons mentionné dernièrement des études sur l’hybridation des Orchidées, a fait des essais de croisements. paradoxaux dont il a rendu compte dans l’Orchid Review. En voici quelques-uns qui n’ont pas produit de capsules; c'était fort à prévoir, mais enfin il peut être utile de s’en assurer ?
Laelia anceps par Lycaste Shkinneri; Epidendrum fragrans par Cypripedium niveum, par Dendrobium phalaenopsis et par Dendrobium Dearei; Cypripedium insigne par Dendrobium formosum et par Catileya Bowringiana ; Dendrobium phalaenopsis par Cattleya Leopold.
Le Laelia glauca n’a pas non plus donné de capsules après avoir été fécondé par le L. harpophylla et par le Sophromitis grandifiora. Dans ces deux cas, par exemple,
nous voudrions voir recommencer l'expérience plusieurs fois avant de dresser un procès-
verbal de carence.
Il.y a eu des capsules formées partiellement dans un certain nombre d’autres croisements fantaisistes, tels que : Caëtleya Mossine X Angraecum sesquipedale, Odontoglossum par Dendrobium, etc. Mais ceci n'offre qu’un intérêt restreint.
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