VARIËÈTÉ DE M. LE COMTE DE GOURNAY
ODONTOGLOSSUM. Vide Lindenia, I, p. 13.
Odontoglossum Ruckerianum. Vide Lindenia, I, p. 87. Var. Gournayanum L. LIND., infra.
*Odontoglossum Ruckerianum appartient manifestement au groupe si : | complexe des hybrides naturels. MM. Verrcx, dans leur Manuel, M7 le classent parmi les variétés de l'O. crispum, tout en observant que c'est une des variétés les plus distinctes; mais ils entendent ici le mot variété
dans un sens extrêmement large. S'il est à peu près hors de doute que l'O. crispum figure dans l’ascendance de l’O. Ruckerianum, 11 n'y figure assurément pas seul. La forme étroite et allongée des segments suffit à le démontrer, ainsi que le coloris.
Le coloris de l'O. Ruckerianum est remarquablement distinct. Les segments portent le long des bords une bande rose ou rose violacé plus ou moins foncée, et leur partie centrale est souvent lavée de jaune clair.
Les taches sont plus ou moins nombreuses, et à ce point de vue l'O. Ruckerianum est très variable; mais ce sont toujours des points, parfois de gros points. Nous ne croyons pas que l'on ait signalé jusqu'à présent une variété aussi richement maculée que celle figurée ici. Les taches des sépales sont peu nombreuses, mais très grandes, disposées sensiblement en ligne médiane; elles sont d’un beau rouge vineux, elles sont à peu près reliées par une bande médiane rose vineux clair. Sur les pétales, ce sont une multitude de points rouge vineux foncé, parmi lesquels se détachent seulement une ou deux macules plus fortes vers l'endroit où les pétales se rétrécissent en pointe. Le labelle, d'une forme très allongée qui ferait presque penser à l’O. cyrhosum, porte aussi plusieurs larges macules rouge prune foncé, dont la plus grande est située juste en avant de la crête.
Tous les segments sont bordés de jaune clair; la partie centrale des pétales est blanche. Le labelle est entièrement jaune clair.
Cette magnifique variété, dédiée à Monsieur le Comte DE GourNay, grand amateur français, qui possède déjà une magnifique collection d'Orchidées, a fleuri pour la première fois au printemps dernier, dans les serres de L'Horticoze CoLonIALE, au Parc Léopold.
(Suite de la page 88)
Dans le genre Phaius, nous trouvons le beau P. x Coohksont (Wallichi-tuberculosus) qui fit son apparition en 1890, et est encore aujourd’hui une plante de premier ordre. En 1895 arriva le P. X Cooksoniae (grandifolius-Humbloti) et tout récemment un hybride encore supérieur, le P. X Phoebe (Sanderianus-Humbloti). En 18097, le P. x Norman et ses belles variétés se révélèrent, et quoiqu'il semble à chacune de ces apparitions que l’on ne pourra rien obtenir de mieux, on espère à Oakwood que d’autres viendront qui les surpasseront encore.
Dans le genre Dendrobium, les résultats obtenus ont été très satisfaisants, et quoique beaucoup de semeurs opèrent sur le même terrain, M. CooksoN a réussi à féconder certaines plantes et à élever des semis là où tous les autres avaient échoué. Nous citerons quelques-uns des plus remarquables : le D. X S:byl (bigibbum-Linawianum), le D. x Bryan (luteolum-Wardianum), le D. x Murrayi (nobile-albo-sanguineum), le D. x Kenneth (Maccarihiae-Bensoniae); parmi les autres beaux hybrides obtenus, le D. x Venus (Falconeri-nobile), qui a excité peut-être plus d’admiration que tous les autres hybrides précédemment connus, le D. X Owenianum (Wardianum-Linawianum giganteum), le D. x Harold, le D. x Doris et quelques autres.
M. CooksoN a pratiqué aussi l’hybridation avec talent dans le genre Cypripedium, et là, même dans le cas des croisements déjà connus antérieurement, son principe de n’employer que les meilleurs types comme parents a produit des résultats souvent bien supérieurs à ce que d’autres avaient obtenus dans la même voie. En fait de croisements inédits, il a fourni un exemple remarquable de ce qu’on peut obtenir en reproduisant par semis direct dans les cultures certaines plantes très recherchées, lorsqu'il à reproduit la fameux C. Lawrenceanum var. Hyeanum. |
Citons encore quelques autres hybrides : le ZLaeliocattleya x Clive (C. Dowiana-L. praestans), l’un des hybrides les plus beaux et les plus richement colorés ; le Cattleya x Havold (Gaskelliana-gigas); le C. William Murray (Mendeli-Lawrenceana), et la reproduction artificielle de l’hybride naturel C. x Hardyana. |
Parmi ces hybrides, il en est que d’autres ont pu facilement produire également en y apportant le soin voulu; mais il en est aussi qui sont difficiles, par exemple dans le genre Odontoglossum, où M. CooksoN commence à frayer la voie ; son bel O. X crispo- Halli (O0. Hall leucoglossum-crispum Cooksoni) est un début qui ne sera pas facile à surpasser dans cette catégorie. » |
(Pie:
es
PL. DCLXXII
ODONTOGLOSSUM SCHLIEPERIANUM rcu8. Fr. var. XANTHINUM or.
P. De Pannemaeker chrom.
G. Puizys pinx.
PL. DCLXXII
ODONTOGLOSSUM SCHLIEPERIANUM sous. r.
var. XANTHINUM #orr.