‹ L’insuffisance Hépatique, L’asthme, L’urticaire Et L’écémaChapitre 13 sur 45 · HA · texte numérisé non relu

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Anémie légère.

La crise se produit 2 ou 3 heures après le repas : il n’y a que le «fait repas » qui compte.

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L’accident peut enfin rester un épisode unique coïncidant souvent avec l’ingestion d’un plat suspect qui a produit chez les autres convives des phénomènes digestifs.

Dans un article récent, CarrtÉé et BonNNeT confondent urticaires alimentaires avec aliments spécifiques, et urticaires digestives survenant au cours de manifestations gastro-intestinales ou hépatiques «L’urticaire aliméntaire la plus caractérisée peut s’accompagner de troubles digestifs ou hépatiques, écrivent-ils, plus ou moins discrets qui semblent avoir un rôle dans son étiologie, car le traitement de ces troubles peut la guérir. »

Les empoisonnements collectifs leur font éliminer l’'anaphylaxie de la pathogénie de ces accidents, car ils supposeraient une anaphylaxie également collective peu admissible.

Ils envisagent une altération du tube digestif ou du foie pouvant aider à la diffusion de la cause déclenchante qui deviendrait dans ce cas «simple agent toxique ».

Faisant des réserves sur les urticaires colloïdoclasiques et idiosyncrasiques, ils admettent le rôle des altérations du tube digestif dans les urticaires neuro-végétatives d’origine alimentaire.

Quoique nous ayons admis l’équivalence de lurticaire et de l’asthme, citons au sujet du dernier, les remarques de James ADam portant sur 1.500 cas : « L’asthme serait une gêne respiratoire survenant

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entre 2 et 4 heures du matin (lheure du foie de CHAUFFARD) ou après les repas ».

JacquemiN voit 3 raisons du rôle asthmatogène de la digestion : 1° pléthore post-prandiale, liée à une dyspepsie fermentative, à une colite aïguë, une cholécystite.

20 Réflexe perturbant les nerfs vaso-moteurs d’origine gastrique ou hépatique.

30 Enfin, choc colloïdo-clasique, faisant intervenir le facteur humoral que nous étudierons plus loin.

B. — Facteurs déclanchants chimiques :

Le plus souvent, ce sont des médicaments, qu’ils soient introduits par voie entérale ou parentérale. Quant à leur nature, elle est aussi variée que possible. Citons les sérums, l’antypirine, les iodures, les sels de métaux lourds (Hg, Bi.), injections ou ingestions d’eau minérale (Bizzarp), etc.

L’asthme secondaire à l’ingestion d’aspirine est signalé depuis longtemps, fréquemment.

Quelles que soient les hypothèses faites sur le rôle des agents ‘chimiques dans la pathogénie des manifestations qu’ils déclanchent, les résultats des observations qu’on en a faites, dirigent notre attention vers le foie, que sa lésion soit antérieure où postérieure à l'introduction de la substance déclanchante. -

Kipizo-Hrpicar admet que le foie est toujours touché dans les érythèmes salvarsaniques. ViLLaARET et GUILLEMANT préconisent l’opothérapie hépatique

dans la prophylaxie de tous les accidents dus aux sels d’As, de Bi, de Mercure et d'Or. L’insuffisance hépatique due aux traitements arsénicaux est connue ; AUBERTIN signale dans sa thèse celle que créeraient les sels d’or.

Le facteur déclanchant peut être beaucoup plus proche dans l’espace de la manifestation pathologique : ainsi les poussières d’appartements (Srurm- Van LeEuweEn), les pollens dans l’asthme, le savon, l’eau, les parasites, etc, dans l’eczéma. Berc- MANN ({) nous a donné à ce propos une intéressante observation d’un ouvrier chez qui les vapeurs de chrome déclanchaient une crise d’asthme alors que le bain d'acide chromique dans lequel il plongeait les mains, faisait apparaître de l’eczéma.

Pour la plupart, ces causes sont anodines chez l'individu normal ; il faut donc faire intervenir un tempérament de tatin pour expliquer ces réactions morbides.

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