‹ L’insuffisance Hépatique, L’asthme, L’urticaire Et L’écémaChapitre 17 sur 45 · FACTEURS LOCAUX · texte numérisé non relu

FACTEURS LOCAUX

Existe-t-1l dans les manifestations d’intolérance un élément pathologique, une malformation, au niveau de l’appareil intéressé ?

Peut-on considérer ce facteur local, s’il existe, comme la cause de la maladie ou simplement comme un point d'appel à la localisation ?

Logiquement, ces questions devaient se poser ; nous allons voir que de nombreux auteurs y ont répondu.

Au Congrès International du Mont Dore en 1932, Bezancon insiste sur l'importance de l’épine ou de la sensibilisation locale dans l’asthme : c’est surtout vers les voies aériennes supérieures qu’on la recherche depuis la théorie nasale de Garner. Les Américains cherchent le point de départ dans des irritations nasales et surtout ethmoïdales ; Sois. Couen et Rus- NESTON trouvent chez la plupart deleurs asthmatiques des lésions du nez. Brorson, au Congrès d’Oslo apporte une statistique dans laquelle près des 2 tiers

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des asthmatiques présentent des anomalies nasales. Griesez de Francfort, donne des chiffres à peu près comparables.

Surru, plus aflirmatif encore, trouverait dans 82 % des cas des conditions pathologiques nasales, et 75 % de ces cas opérés $eraient guéris. HawLre (de Rouen) présentait en 1932, à la Société de Médecine deux cas d’asthme complètement guéris à la suite de traitement de fronto-ethmoïdites. L’infection nasale produirait d’après ces auteurs soit des rhino-trachéobronchites descendantes infectieuses par propagation, soit des sensibilisations progressives aux protéines microbiennes du foyer.

Tous les auteurs, cependant, n’embrassent pas cette opinion sans discussion. F. CLauDE trouve bien dans 500 observations, 70 % de malades ayant pu présenter des antécédents trachéo-pulmonaires, mais 14 % seulement auraient eu une infection ou une lésion nasale ; et ils concluent en admettant que le facteur respiratoire n’est pas tout dans la pathogénie de l'asthme. Warner et Mac Grégor, Baum, Kazm (New-York) n’accordent aucune importance au facteur nasal. Rowe, WAazker, Grave, Howanrr, RACKEMANN et ToBEy, PESCKIN, partagent le même avis. Top et Lierce n’ont que 10% de guérison pendant une année à la suite de traitement sur les voies respiratoires. Sur 326 cas, 50% seulement des asthma-— tiques de Morz se plaignent de symptômes nasaux : dans cette moitié, 77% ont des anomalies minimes du nez et du rhino-pharynx que l’auteur regarde surtout

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