OBSERVATION III
Mile Ver..., 32 ans. Cette malade est atteinte de lupus érythémateux, depuis environ cinq ans. Elle n’a pratiquement jamais été traitée ; elle a seulement reçu une vingtaine de séances d’irradiations U. V., il y a trois ans.
La malade présente, actuellement, un excellent état général.
L'examen ne permet de déceler l’existence d’aucune lésion organique en activité.
La malade est soumise à des irradiations U. V., locales et générales ; en même temps, on commence un traitement à l’allochrysine (2 piqûres par semaine).
La première semaine, la malade reçoit 2 piqûres 0.05.
La seconde semaine, quelques heures après une 3€ piqûre (0.10), la malade éprouve des nausées, se plaint de céphalée ; des placards urticariens apparaissent au niveau du thorax, de l’abdomen et des membres supérieurs.
Le jour suivant, les lésions cutanées ont une tendance nette à l’extension ; elles sont assez prurigineuses, la céphalée persiste.
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L'examen des urines, pratiqué au 3 jour, est négatif.
La veille de la piqûre suivante (2 jours après le début de l'intolérance) on fait ingérer à la malade une ampoule d'extrait hépatique (12 centimètres cubes correspondant à 100 grammes de foie) et on fait continuer cette médication à cette dose.
La malade reçoit une quatrième piqûre de 0.10 ; les phénomènes cutanés, qui étaient en voie de rétrocession, continuent à diminuer malgre la piqûre. Aucune réaction ne se manifeste : ni céphalée, ni nausée.
Le traitement est continué à doses croissantes, sans interrompre l’usage de l'extrait hépatique. Aucun nouvel incident ne survient.