‹ Lions et renards comedie en cinq actes, en proseChapitre 105 sur 138 · LIONS HT RENARDS · texte numérisé non relu

LIONS HT RENARDS

OCTAVIE

Entièrement, ma bonne madame Helier.

MADAME 11 ELI ER

Eli bien, M. Champlion vient de se renconlrer chez Catherine avec M. d'Estrigaud. Le baron a été inconvenant, à ce qu'il parait; M. Champlion a pris fait et cause; enfin, ils vont se battre.

SAINTE-AGATHE

Champlion et d'Estrigaud?

MADAME HÉLIE R

Catherine, très-émue, entendez-vous, très-émue! m’a raconté la chose. J'ai jeto un châle sur mes épaules, j'ai pris un fiacre, et me voilà.

SAINTE-AGATHE

Vous avez bien fait de ne pas perdre une minute. C'est très-grave.

MADAME 11 É L I E R

Elle est dans un état de trouble où je ne l'ai jamais vue.

OCTAVIE

Si le duel a lieu, voilà Calhprine compromise avec un homme pour qui elle n'a déjà que trop de penchant.

SAINTE-AGATHE

Je dois justement voir lo baron. Ce duel n'aura pas lieu, j'en

réponds. Il no faut pas qu’il ait lieu. Blessé, elle l'épouse; mort, elle le pleure! — Quel est lo motif apparent de la querelle? Il doit être futile.

MADAME II Kl. IEB.

Le baron a appelé M. Champlion mon cher.

OCTAVIE

Voilà un mot facile à retirer.

8A1KTE-ACATIIE.

Allez vite rassurer Catherine. Ne la laissons pas une minute de plus sous le coup d’une inquiétude si propro à développer une inclination naissante.

OCTAVIE

Vous n'avez pas d’instructions à me donner?

Pas pour le moment. Voyons venir. En attendant, faites avec Catherine de la médecine expectante...

MADAME Il É LIER.

Des calmants...

OCTAVIE

Des réfrigérants. Au revoir, cher monsieur.

MADAME HELIKR.

A bientôt, Alphonse. ( euh «orimi. )

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