‹ Lions et renards comedie en cinq actes, en proseChapitre 12 sur 138 · UADAME II ELI ER · texte numérisé non relu

UADAME II ELI ER

Mais quel est donc le fond de l'affaire ?

OCTAVIE

Il est très-simple : il y a quatre ans, M. d'Estrigaud perd, sur un coup de bourse, huit cent mille francs qu'il ne peut payer...

CATHERINE

Et qu’il laisse à la charge do son agent de change et ami M. Clampanin.

OCTAVIE

Peu importe le nom. Il fait un plongeon de dix-huit mois; on n'entend plus parler de lui, et Dieu sait les ridicules histoires qui courent sur son compte pendant cette absence I II commençait à être oublié, quand tout à coup il reparaît avec un héritage qu'il emploie jusqu'au dernier sou au payement de sa dette. Eh bien, je dis que c'est très-beau.

CATHERINE

Avouez que vou3 seriez moins enthousiasmée si la restitution n’était pas tombée dans votre bourse.

OCTAVIE

Ah! ma chère, la question d’argent n'existe pas pour les gens de notre sorte. D'ailleurs, la conduite du baron a été fort

admirée dans le monde, et ceux qui l'avaient le plus décrié ont été les premiers à lui faire amende honorable.

CATHERINE

Parce qu'on le redoute... et on a bien raison.

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