‹ Lions et renards comedie en cinq actes, en proseChapitre 23 sur 138 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

leur influence a été pour quelque chose dans l'élévation d’Ambroise à l’épiscopat, je ne vois pas qu’il y ait là matière à m'accuser d’envie.

MADAME IIÉL1ER.

Je m'entends : vous l’avez obligé à accepter un siège aux colonies, quand il avait l’espoir d’en obtenir un en France. Votre protection l’éloignait en l’élevant, de sorte que vous avez le reflet de sa grandeur ét vous n’en avez pas l’ombre... C’est tout profit. Voilà, entre autres choses, ce quo vous a rapporté votre affiliation, puisque vous voulez le savoir.

SAtMTE-Af.ATIIE, » leront

Je suis charmé d’apprendre qu’il y a l’étoffe d’un Machiavel dans un pauvre bonhomme comme moi. Mais, pour achever votre charitable roman, pourriez-vous me dire quel intérêt, selon vous, auraient ces messieurs à marier Adhémar avec mademoiselle de Birague?

MADAME IIELIKR , »e levant

Cela saute aux yeux : ils font d’une pierre deux coups; its s’emparent de neuf millions en les plaçant entre les mains d’une créature à eux, et ils font de la propagande, ils rehaussent leur prestige en relevant une famille qui est notoirement à leur dévotion.

SAINTE-AGATHE

La famille de Vallravcrs n’a pas déchu. Elle possède plus de soixante mille livres de rento en biens fonds!

ïü

MADAME 1IÉLIE B.

Mais le comle actuel a huit enfants.

SAINTE-AGATHE

Oui, uno dévotion un peu étroite... — Enfin, Dieu bénit les nombreuses familles.

Page 1