‹ Lions et renards comedie en cinq actes, en proseChapitre 52 sur 138 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

était autrement spirituel, autrement beau que le baron! El si tendre, si...

PRÉVBNQUIERE.

C'est bon, madame, c’est bon !

OCTAVtE.

Vous voulez que je me justifie... je n’ai pas d’autre justification b vous donner, et elle m’est bien douce. Il y a si longtemps que je comprime mes souvenirs dans mon cœur. Pauvre ami! si confiant, si loyal!

PRÉVEXQUIÈRK.

En voilà assez.

OCTAVtE.

Et quel cbarme irrésistible ! qui Is tré.-ors de passion I

PRBYENQUIÈRE.

S’il était si parlait, pourquoi le...?

OCTAVtE.

O mon Édouard, toi...

PHBVENQUIERE.

Madame!... ayez au moins la pudeur de ne pas le tutoyer devant moi.

OCTAVIE, changeant «1e too.

Est-ce de lui que vous ôtes jaloux ou du baron ?

PRÉVENQUIÈRE.

De tous les deux I

OCTAVIE

Il faudrait opter cependant.

PB ÉVENQUIÈRE.

Je ne sais lequel je déteste le plus. Votre Édouard...

OCTAVIE

Avouez que vous me pardonneriez maintenant de l'avoir... outragé.

PRÉVBNQUlÈRB.

Je ne dis pas cela.

OCTAVIE

Mais vous avez bien envie de me croire un pou coupable envers lui.

PRBVENQ Ul ÈRE.

Il n’y a pas de fumée sans feu, madame, et, à défaut d'autres preuves, votre étrange obstination à recevoir le baron...

OCTAVIE

Où prenez-vous que je m’obstine? Je suis prête à lui fermer ma porte, si cela vous est aussi agréable que ce sera ridicule.

PR ÉVENQUIÈRE.

Je vous en prie. Autrement, je me connais, je suis violent... je lut ferais des impolitesses.

OCTAVIE

Il serait bien étonne de votre jalousie.

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