‹ Lions et renards comedie en cinq actes, en proseChapitre 64 sur 138 · A DII EM A R · texte numérisé non relu

A DII EM A R

Je brouille tous les noms.

PRÉVBNQUIÈRE.

Jacques Bartet. Pauvre jeune homme! Il est resté là-bas!

Avec !a tête tranchée?

PRÉVENQUIÈRE.

Non, il a pu fuir dans la déroute, tandis que Champlion, dont le cheval avait une jambe cassée d'un coup de mousquet, — quarante d'atout, — restait aux mains des vainqueurs.

OCTAVI B.

Quelle déroule? quels vainqueurs? quels mousquets? Vous avez une façon de raconter les choses à moitié, qui est insupportable. Si vous voulez faire votre récit de Théramène, faites-le franchement, et laissez là vos cartes.

MADAME DÉLIER

J’allais marquer le cinq cents.

PREVEXQUIERE, ■> Ictom.

Et moi le deux cent cinquante. — Eh bien, Champlion et Bartet étaient arrivés à Wara, au moment où le Soudan du Wadaï préparait uneexpédition contre le Darfour. Il les invita à le suivre. On rencontra l’ennemi devant une rivière nommée la Kcïlak : il y eut un combat acharné, où malheureusement les guerriers du Wadaï furent mis en complète déroute et où Champlion fut pris comme je vous l'ai dit. Est-ce clair?

OCT AVIE

Très-clair. Mais que faisaient vos savants pendant la bataille?

PRÉVENQOIÈRE.

Je suppose qu’ils se battaient.

OCTAVIE

Comme invités?

PRÉVEtSQUlÈRE.

Dame! il leur eût été difficile de faire respecter par ces sauvages leur caractère de simples curieux. Et puis ces savants-là,

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