ACTE DEUXIÈME
madame; mais je viens de faire une conférence, qui s’est prolongée plus que je ne pensais.
PRÉVEN'QUIÈRE.
Vous vous en êtes bien tiré?
CB AMPLION.
A peu près... grâce au verre d’eau sucrée qui me servait de contenance quand je m’embrouillais... ce qui m’arrivait souvent. Mes auditeurs ont dû croire que je rapportais d’Afrique une furieuse soif.
ADUÉMAR.
Vous ne devez pourtant pas être timide.
Cil AMPLION.
Qui ne l’est pas un peu ?
PRÉV ENQUI É RE, A Adhémar.
Je voudrais bien vous voir en face d’un auditoire, vous.
ADHÉMAR
Oh! moi, ce serait bientôt lait... Je ne dirais pas un mot.
O C T A V 1 B , à Champlion.
Une tasse de thé, monsieur?
CHAMPLION.
Merci, madame ; je crois que je no boirai rien de quelques jours.
OCTAVI K.
Vous avez dù retrouver Paris avec plaisir?
CHAMPLIOX.
Ah! quelle ville! Je ne I’appr6ciais pas avant mon. voyage... Tout m'y paraissait tout simple, et tout y est merveilleux, tout me ravit!
PBKVENQ01ÈRE.
Comme c’est ça!
cnAii PLION.
Les rues, les lumières, les boutiques, les omnibus surtout! Je n’en rencontre pas un que je n’aie envie d'y monter.
A D H É M A R , prenant une tasse de thé.
Il n'y en a pour ainsi dire pas dans le Wadaï?
PRÉVENQUIBRB.
Moi, à mon retour d’Égypte... je suis allé quinze fois de suite au spectacle.
OCTAVIK.
Et vous, monsieur?
CHAMPLIOM.
Je n’ai guère le temps. Cependant, hier, je me suis accordé une petite débauche, je suis allé à l’Opéra-Comique, où j'ai passé une soirée enivrante.