‹ Lions et renards comedie en cinq actes, en proseChapitre 87 sur 138 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

CHAIIPLlONi

Vous me persuaderiez difficilement que vous et moi, mon cher vicomte, nou3 no sommes pas do la môme race ; mais je suis tout prôt à croiro que votre cousine est d'une race supérieure; elle en porte l’empreinte sur toute sa personne.

ADIIÉMAR.

Tandis que, moi, j'ai l’air...

CIIAMPLtON.

D’un simple mortel, comme moi.

ADIIÉMAR.

Voici la déesse. ( Eotre C«therloe. )

CATHERINE

Vous ôtes bien aimable, monsieur, de m’avoir attendue. Vous m’apportez do bonnes nouvelles, je le sais.

CHAUPLIOX.

Oui, mademoiselle. Yotrc généreuso parolo m'a porté bonheur; on dirait que la France l'a entenduo. La souscription, à peine ouverte, commenco à se couvrir.

CATHERINE

Et j'en suis charmée... Non que je n’eusse été très-flôrc de subvenir seule aux frais do votre expédition, mais l’indifférence de mon pays m'eût humiliée pour lui.

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