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Daniel Mollière employa une pince à hémorrhoïdes portée au rouge sombre ; mais ce procédé néceSsite quelques précautions pour éviler des brûlures étendues ; vanique nous semble bien préférable d'autant plus qu'il
l’anse gal-
est facile actuellement d’éprouver cet appareil.
Par crainte d'infection, Bonnet employait la discision sous-cutanée dans le traitement des lipomes, mais actuellement les moyens antiseptiques permettent de négliger ce procédé.
La ponction, lorsqu'elle fut pratiquée, comme dans notre cas était le résultat d'une erreur ou d’une hésitation dans le diagnostic. Les méthodes les plus employées sont l'incision et l'énucléation, la seule précaution à prendre est d'assurer l'hémostase.
Dans le cas de Decès on plaça des pinces en V pour éviter toute effusion de sang puis l’incision et l’extirpation se fit presque à blanc. Cetté incision portera de préférence le long du bord de la langue où la tumeur se sera développée. De cette façon on évitera de créer à la surface de la langue une fissure qu'il sera difficile de suturer, tandis qu'il est extrêmement facile de réunir une plaie placée comme nous le décrivons. £
L'hémostase préventive a cependant un inconvénient, c’est de limiter par trop le champ opératoire. Il arrive en effet, que des lobules graisseux apparaissent entre les fibres musculaires après l’extirpation de la masse principale (Decès) il est bon de les rechercher et de les extir per, si l'on veut éviter la reproduction du lipome.
Si l'on a du sang au cours de cette recherche, il est facile de pincer et de tordre les vaisseaux toujours de peu
d'importance au niveau où l'on trouve d'habitude le lipome.
L'énucléation est du reste facile et se fait du bout des doigts ou avec une sonde cannelée. Dans la plupart des cas, on peut enlever d’un bloc toute la tumeur avec sa capsule fibreuse.
Sa réparation se fait aisément; si la tumeur était volumineuse, il serait bon d'exciser une portion de la muqueuse amincie pour éviter la formation d'une poche.
Mais la muqueuse conserve en général une assez grande élasticité, et il suffit de rapprocher les parois de la cavité pour en assurer l'oblitération., Il est bon de placer sur l'incision une ou plusieurs anses de soie aseptique traversant le bord de la langue.
Les soins consécutifs seront des plus simples ; il suffit d'assurer une propreté relative de la cavité buccale au moyen d’antiseptiques non dangereux ; la solution boriquée ou mieux chloratée nous semble réunir tous les avantages. Au bout de très peu de temps, on retirera les sutures pour éviter la suppuration et la section des tissus. Les traces de l'opération disparaissent rapidement.
Les résultats éloignés n'ont pas été relevés par tous les auteurs, mais on s'accorde pour admettre qu'il n'y a pas de récidive après l’opération, à moins qu'il n’ait été laissé un lobule par l’opérateur (Cauchois).
Les ulcérations qui peuvent se produire sur la tumeur ne sont pas une contre-indication à l’exérèse ; on excisera en même temps la partie ulcérée.
Quant au*traitement appliqué au malade de Marçais par un chirurgien des l’hôpitaux, la cautérisation galvano-
De CYR
chimique, elle n’a donnée à ce chirurgien qu'un résultat peu encourageant ; il se produit une escharre qui mit quelque temps à se réparer. La même observation peut s’appliquer à la cautérisation par le thermo-cautère (Albert).
DÉRÉGNAUCOURT #