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Fig. 14. —- Courbes de densités,
La représentation graphique des expériences de MM. Cailletet et Mathias et de celles de M. Amagat présente des résultats intéressants.
Si l’on porte en abscisses les températures et en ordonnées les densités absolues d’un corps sous les deux états, liquide et vapeur (fig. 14), les deux courbes se raccordent à la température critique; la densité du liquide est alors égale à celle de la vapeur. L'ensemble constitue doncune
courbe unique, de forme parabolique, mais ayant son sommet beaucoup plus aplati qu’une véritable parabole, ce qui correspond à un rapprochement extrêmement rapide des deux densités. Le lieu des milieux des cordes parallèles à l'axe des ordonnées est une droite, peu inclinée sur l’axe des températures. Ce résultat, indiqué par MM. Cailletet et Mathias, et vérifié pour l’anhydride sulfureux dans un intervalle de 1560, à été confirmé en outre par M. Amagat, en 1892. L'’ordonnée de ce diamètre rectiligne qui correspond à la température critique est la densité critique, commune au liquide et à la vapeur. Des expériences de M. Sidney Young, publiées en 1892 etportant sur douze corps de nature diverse et sur des intervalles de température qui atteignent 300 et 325°, ont permis à M. Mathias de vérifier que la forme rectiligne du diamètre est bien rigoureuse et non pas seulement approximative. En outre, on peut déduire de l'équation de van der Waals que la densité du liquide tend vers le triple de la densité critique quand on s’éloigne le plus possible de la température critique.
L'examen des courbes montre aussi que la dilatation du liquide est plus grande que celle du gaz lui-même; cette intéressante propriété est connue depuis longtemps.