‹ Liquéfaction des gazChapitre 8 sur 26 · MOT · texte numérisé non relu

MOT

samment ce gaz, le transformer facilement en un liquide incolore, séparé de sa vapeur par un ménisque absolument net.

Expériences de M. Déwar. — Enfin, M. Dewar a commencé, en 1884, des recherches sur les gaz permanents qu’il a continuées sans interruption et qui ont donné des résultats remarquables. A l’origine, il utilisa, comme Wroblewski, pour liquéfier l'oxygène, l’évaporation de l’éthylène dans le vide avec une enveloppe de vapeur. Le réservoir d'oxygène comprimé C communiquait avec un tube de verre F placé dans le bain d’éthylène G (fig. 8). Les vapeurs de cette substance, aspirées par une pompe a vide en H, s’échappaient, au haut du tube G, par les orificesE, et descendaient par un troisième tube K plus large, enveloppant les deux premiers. Le robinet À permettait de régler la pression du gaz en F suivant les indications du manomètre D;]J est un indicateur de vide. En réduisant la pression à 2,5 cm, la température de l’éthylène s’abaissait à — 140° environ et l’oxygêne se liquéfiait sous une pression de 20 à 30 atmosphères.

En juin 1886, M. Dewar modifia ce premier appareil: « L'éthylène, dit-il, est liquéfié dans un tube de cuivre entouré d’acide carbonique solide et d’éther, puis envoyé dans le récipient qui communique avec la pompe à vide. L’oxygène passe dans un tube de cuivre long de 13,70 m, dans lequel il est refroidi d’abord par l’éther et l’acide carbonique, puis par l’éthylène évaporé dans le vide : il se liquéfie alors par quantité ( jusqu'à 22 litres à la fois).» Enfin, depuis 1894, M. Dewar a pu encore perfectionner son appareil, de sorte qu'il est parvenu, suivant son expression, à produire l'oxygène liquide par pintes.

La figure 9 représente le nouvel appareil de M. Dewar, tel qu’il a été présenté à la Société Chimique de Londres, en 1895. L’oxygène à liquéfier est refroidi à — 79° par la détente de l’acide carbonique, qui pénètre en a, circule dans le serpentin dont les sections sont figurées en noiret se détend en franchissant le robinet à pointeau R. L'oxygène, comprimé d’abord à 100 ou 150 atmosphères

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