‹ Lischen et Fritzchen saynete en un acteChapitre 13 sur 14 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

LISCHEN.

J'accepte, frère, merci.

(Elle ouvre ion porte-monnaie et laisse tomber sa lettre.)

FRITZCHEN.

Une lettre!

LISCHEN.

Ma pauvre lettre»

Oui c’est le père Schwartz, en passant à Paris,

Qui me l’a fait remettre.

FRITZCHEN.

Que vois-je? ah! mais vraiment,

C'est écrit par notre vieux père.

Tu lis donc couramment,

Quel bonheur! lis donc vite, mon frère.

ENSEMBLE

Voyons vite, lisons

Commençons, commençons.

FRITZCHEN, lisant.

i Ma chère Lischen, je t’écris à peine relevé d’une maladie qui a failli me tuer; j’ai compris qu’il fallait que je te dise un secret que je cache depuis longtemps. » (Parié.) Un secret I (Continuant.) « Une de mes sœurs avait été trompée; je recueillis l’infortunée pour cacher la honle de la famille, elle allait donner le jour à un petit innocent, presque en même temps que ma femme. Grâce à celte circonstance et à la discrétion du brave médecin qui nous secondait, tout le village nie crut père de deux jumeaux. Voilà la vérité, que j'ai cru te devoir, je n’en compte pas moins sur ton amour de fille, comme lu peux compter sur mon amour de père, au logis comme dans mon cœur, tu seras toujours la petite sœur de Frilzchen. »

FRITZCHEN.

Ah ! bonheur, Lischen, Je tremble Partons ensemble.

Et de quelle nouvelle ardeur Nous pourrons répéter en chœur

ENSEMBLE

Je suis Alsacienne, Je suis Alsacien, etc,

Page 1