SCÈNE IV
CARDELINE, seule.
Pas de danger que je m’ennuie... C’est mon jour d’ecrire à Mazan, et je vais m’y mettre tout de suite, pour rester plus longtemps avec lui. [Regardant par la fenêtre.) Ils sont partis... Allons! [Rlle prépare sur la table du papier et de l’encre.) Tout do môme, c’est drôle! Ce monsieur Waximin... il a des façons de vous regarder... de vous cliorclier jusqu’au fond des yeux... Ça me gône... je ne sais plus que dire quand il est là... Et pourtant je ne peux pas lui en vouloir. Depuis son arrivée dans la maison, toutes mes misères ont fini comme par miracle. La sœur me parle doucement... elle ne me bat plus... Jusqu’à la mule qui se laisse approcher sans ruade... Pour peu que ça continue, Mazan pourra venir me voir... Écrivons-lui toujours en attendant... « Mon bel ami, je profite d’un moment que je » suis seule pour t’écrire un mol d’amitié et te remercier » de ta belle bague de l’autre jour... » Pauvre Mazan, bien sur que ça a dû lui coûter gros, un bijou comme celui-là... Et dire que je suis obligée de la cacher, de la porter à mon cou comme une’ médaille, moi qui serais si fière... (E//c embrasse sa bague avec passiutt, la remet dniis son corsage et reprend la plume frénétiquement.) «Oh! quand donc » .scrai-je ta femme, mon petit Ma... ? »