SCÈNE X
Les Mêmes, CARDHLINi;.
CARDEUNE.
C’est .servi, ma cousine.
USE TAVERNIER
C’est toi?... Entre... j’allais t’appeler... Entre donc! (Elle l'attire brusquement et ferme la porte.) (Ju’est-cc que c’est que ça ?
CARDEUNE, bUS.
Ma lettre I
USE TAVERNIER
Je le demande ce que c’est que ça ?
CARDELINK.
Je... je ne sais pas, ma cousine.
MSR TAVEllMKU.
USK TAVEUMI-R,
Tu ne sais pas? Regarde bien... Ce n’esl pas lui qui as écrit celle lettre ?...
cAïuuaiNE, d pari.
Oh ! lion, c’est impossible... ce .•serait lui faire perdre place... J’aime mieu.x mentir.
LISE TAVEllNIEH.
Ce n’csl pas toi qui as écrit celle lettre ? >
CAUDELIXE.
Je n’ai cien écrit, ma cousine.
LISE TAVEIIXIEII.
Tu n’as rien écrit? C'est pourtant bien ton écriture {lui prenant la main), et tes doigts ont encore de l'encre,
ROURE
Malheureuse enfant ! comment pouvez-vous mentir avec un visage aussi candide, aussi...
Tu vas me dire tout de suite à qui tu écrivais ça.
Je ne sais Oh !
CVRDELIXE.
pas... je n’ai rien écrit.
ROURE, indifjnr.
,\h ! lu ne sais pas?... Eh bien! moi, Je le sais; mais je veux te le faire dire, et tu le diras. Parle. Veux-tu parler ? {Elle lui broie la main, l’ enfant tombe àf/rnoux.) Parle, coquine, ou je l’écrase!
ROURE, s'interposant.
Prenez garde, mademoiselle.
Regardez-moi cette sainte-n’y-touche. Elle faitsemblantdu pleurer, maintenant... Gna, gna, gna... Je te l’arrangerai, ta liHe do madone en plâtre. [Lui tordant le poignet.) Réponds-moi, réponds-moi, je te dis !
USE TAVEKNIEH.
Hft
RouRK, douccmnil.
Je vous en prie. Maximiii va vous entendre.
LISE TAVERMEH.
Vous avez raison... Viens dans la chambre. {EHe entrahir l'enfant.)
CARDELI.NK,
Gn\ce ! ma cousine.
USE TAVERMEH.
Viens, viens !... je vais t’en donner des amoureux, moi. {Elle l'entraîne rers le fruitier.]
RouRE, les rcfjardant, bas.
Ça chaufVe !...