SCÈNE II
Les Mêmes, MAXIMIN.
MAXIMIN
Allons, garçons, ne lanternons plus... J’ai fouillé la baraque du haut en bas : il n’y a rien à frire^ il faut filer.
LISE TAVEHMEH.
GAnHAG0U8S.
Qu’est-ce qui nous presse?.., il n’est que quatre heures.
JUAXIMIN.
! C’est égal, il vaut mieux attendre là-bas sous une roclu* que de rester ici.
PALOMBo, se signant à un nouveau coup de tonnerre. Dio santo !... Sous uno roche, de ce leinps-là.
MAXIMIN
Nigaud! c’est pain bénit pour nous que ce temps-là!... Pas de douaniers, pas de forestiers à craindre... Nous cous embarquons aussi tranquillement que des bourgeois deMar- .seille allant manger une bouillabaisse au château d’If... Toutefois, par mesure de prudence, Palombo va s’en aller devant pour éclairer les chemins.
GARBAGOUSS.
Et moi ?.
MAXIMIN
Toi, tu attendras en bas, I’omI sur la route, pour le cas où Lise arriverait pendant que je...
GARBAGOUSS.
Pas de danger qu’elle arrive avec le temps qu’il fait... Elle sera restée à Toulon.
N’importe ! ne t’éloigne pas... J’aurai peut-être besoin de toi si la ûllette fait la méchante...
GARBAGOUSS.
Tu l’emmènes, décidément?
MAXIMIN
Tiens !...
PALOMBO
Ça va bien te gêner à bord, c’te fianciula?
MAXIMIN
Bah !... est-ce qu’il n’y a pas toujours des femmes à bord des pirates algériens?
GARBAGOUSS.
Oui... mais ceMes-là... c’est pour les vendre.
■ iJlgltbre O by Goe gle
MAXIHIN.
lih bien!... qui te dit que nous ne la vendrons pas... un peu plus tard ?
GARRAGOUSS.
Tiens ! au fait... (Riant.) Ah I ah! c’est une idée.
MAXI.UIN.
Allons! allons... as.sez causé... Décannpons vite... {Il entre à droite.)