‹ Litérature espagnoleChapitre 1 sur 42 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

La littérature espagnole, dans sa signification la plus étendue, pourrait comprendre les œuvres écrites en chacun des idiomes employés, actuellement ou autrefois, dans les possessions de l'Espagne : elle pourrait, tout au moins, contenir dans ses limites les quatre langues principales de l'Espagne ellemême*. Mais le galicien n'étant qu'une variété du portugais, ses monuments littéraires doivent plutôt être décrits dans une histoire de la littérature portugaise. Le basque, enfant gâté des philologues, n'offre guère de chefs-d'œuvre, et en eût-il, que je serais incapable d'entrepi'endre une tâche qui reviendrait de droit à des experts tels que MM. Wentworth Webster, Julien Vinson, Hugo Schuchardt et Edward Spencer Dodgson. Le catalan mériterait d'être traité à part : s'en occuper ici serait aussi injustifiable que d'inclure le provençal dans une histoire de la littérature française. Dans le présent ti'avail je me suis borné aux œuvres écrites en castillan, la langue de l'archiprétre de Hita, de Juan de Yaldés, de Cervantes, de Lope de Vega, de Tirso de Molina, de Quevedo et de Calderôn.

Vers la fin du xviii" siècle, Nicolas Masson de Morvilliers

1. Le parler des Asturies, le bable, est un dialecte qui n'a pas, à proprement parler, de littérature.

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