‹ Litterature AnglaiseChapitre 22 sur 121 · Scène interpolée. Voir pages 129 et suivantes · texte numérisé non relu

Scène interpolée. Voir pages 129 et suivantes

meurtriers ! S'il saisissait Malcolm et Donalbain, il leur apprendrait ce que c'est qu'un parricide. De même, à Fleance, qui doit être le meurtrier de Banquo , puisqu'il s'est enfui . Pauvre Banque ! Aussi pourquoi sortir si tard ?

Macduff est disgracié pour avoir refusé de paraître au banquet du roi. Il s'enfuit auprès du roi d'Angleterre, où 8*est déjà réfugié Malcolm. Puisse de là venir bientôt la délivrance pour ce pays qui souffre sous une main maudite I

Acte IV. Scène i. — Les trois sorcières, dans une caverne. Elles préparent le chaudron magique d'où doivent s'élever les apparitions. Macbeth entre, les conjure de lui révéler l'avenir. Elles répondent par trois apparitions. D'abord une tête armée (celle de Macbeth) : « Macbeth, défie-toi de Macduff. » — « Tu es l'écho même de ma peur, » s'écrie Macbeth. Puis un enfant sanglant (Macduff) : « Macbeth, ne crains personne-: nul ne peut te nuire qui est né de femme.» — « Allons, Macduff pourra vivre I Mais non, il faut qu'il meure, pour forcer la fidélité du destin, et pour que Macbeth puisse dire à la peur qu'elle ment, et dormir en dépit du tonnerre. » — Troisième apparition : un enfant couronné, un arbre à la main (Malcolm) : « Ne crains rien ! Tu ne seras jamais vaincu, jusqu'au jour où le bois de Birnam marchera contre la colline de Dunsinane. » Macbeth tressaille de joie : qui pourra enrôler la forêt ? Si les

victimes ne se révoltent pas avant ce moment-là dans la tombe, il pourra vivre le bail de la nature. Reste un dernier souci qui Tinquiète : la race de Banquo doit-elle régner? L'ombre de Banquo passe devant lui, puis huit ombres de rois, le dernier un miroir à la main où une file de rois se prolonge à l'infini. C'est donc vrai! Ils régneront ! Maudite soit cette heure à jamais I

Qu'est-ce, ce galop de chevaux? Des messagers annonçant que Macduff s'est enfui en Angleterre. — MacduS" en fuite ! Le temps a prévenu la main de Macbeth. Dès cette heure, il faut que l'action marche de front avec la pensée et que le nouveau-né du cœur soit le nouveau-né de la main. Surprendre le château de Macduff, saisir Fife, tout égorger, femme, enfants, tout ce qui touche à MacdufF.

Scène n. — Fife, au château de Macdufl*. Lady Macduff, abandonnée, apprend la fuite de son mari; elle s'emporte contre lui, l'insulte avec amertume, plaint son petit enfant, qui l'interroge et, dans son innocence, joue avec la douleur de sa mère. Les meurtriers viennent : où est Macduff? L'épouse se réveille dans les faiblesses de la femme : « En nul lieu si profane, j'espère, où tel que toi puisse le rencontrer.» — «C'est un traître I » crie un des assassins. — « Tu mens ! » crie l'enfant : l'homme égorge l'enfant, qui meurt en criant : « Sauve-toi, ma mère ! »

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