‹ Litterature AnglaiseChapitre 34 sur 121 · Source de I · texte numérisé non relu

Source de I

2 Source de I, 7, 63; II, 2, 3.

3. On croyait au moyen âge que le sang do la victime, si ancien que soit le meurtre^ se reprend à couler en présence du meurtrier: c'est le sang d'Abel qui crie au Seigneur. Scott a mis en scène cette croyance dans son roman de la Belle fille de Perth (ch. XXIII). Shakespeare y fait allusion dans Richard III, I, 2, 55, et peut-être dans Macbeth même, II, 2, 60 : If he do bleed, V\\ gild the faces of the grooms withal.

royal vide et ensanglanté, il s'élança dans la cliambre avec les gens du guet, comme s'il ne savait rien de la chose, et, trouvant des marques de sang sur le lit et sur le plancher, il tua sur-le-champ les chambellans, comme coupables du meurtre', et courut comme un fou dans tout le château à la recherche du corps ; bref, il déploya tant de zèle dans la recherche et la punition des meurtriers, que les lords présents ne purent s'empêcher de soupçonner qu'il n'était point net*. Mais comme il était tout* puissant dans le pays, ils attendirent que le temps et le lieu fussent meilleurs.

Six mois durant après ce meurtre, la lune ni le soleil ne se montrèrent, le ciel resta couvert de nuages, et des vents et des orages contiifdels firent craindre au peuple la fin prochaine du monde '.

En transportant ces scènes dans Thistoire de Macbelh, Shakespeare du même coup introduit llxJrreur tragique dans le drame et le combat moral dans le cœur de son héros : car Duncan n'est plus

!.. Source de II, 3, 89. ,

Page 1