‹ Litterature AnglaiseChapitre 53 sur 121 · Tis done ! the scène of lifc will quickly close · texte numérisé non relu

Tis done ! the scène of lifc will quickly close

Ambition's vain delasive dreams are fled, And now I wake to darkness, gailt and horror ; I cannot bear it ! let me shak« it off,

MACBETH m

sions au bon goût, ce Shakespeare inconnu scandalisa: «Que veut cet homme? s'écriait Tacteur Quin. est-ce que je ne joue pas Macbeth comme il a étr écrit par Shakespeare? » Et il demandait à Garriek où il était allé chercher de ces phrases baroques, comme : The devil damn thee blacky thou creamfac'd loon (V, 3, 11). Garrick, pour faire passer l'audace grande, se crut obligé d'exposer ses vues" dans un pamphlet qu'il dirigeait ironiquement contre lui-même avec ce motto: Macbeth has murderd Gatrick, Mais enfin le génie de l'acteur couvrit l'audace du critique. Sa conception du caractère de Macbeth lui était donnée tout entière dans le tressaillement qui saisit Macbeth devant le salut des sorcières : le tumulte, soulevé dans son âme par la prophétie, restait visible jusqu'au bout, même devant Duncan, et son visage restait toujours « le livre où se lisent des choses étranges» ^

Garrick eut bientôt assez réformé le goût public^ pour que le jour où Kemble, un grand artiste pourtant, eut la malheureuse idée d^introduire un chœur

h v/ïÛ not be ; my sdul is rlogg'd with bloodj

î rannot rise ! I (lare not ask for merov,

It i» too Iat(^, hell drags nid down ; I sinkj

1 slnk, — my soûl is lost for evcr ! — Oh ! oh I oh ! {/Hrz)i

i. Your facp, my thanc, is as a l)rtok wherd nit'ii

May rcadstrangc matters (T, 5, 61).

2. Néauinoins les chauts de Middletou paraissent eucot^e daus le texte joué à Paris^ eu 18^8, p.ar la troupe de Macrea4y

(7 avril).

m KSS.US DE LITTERATURE ANGLAISE

de petits enfants chargés de représenter les rerf spirits et les black spirits * du quatrième acte, un immense écJat de rire renvoyât dans la coulisse les pauvres innocents. Le public de Davenant eût applaudi à tout rompre. Kemble, pour garder l'équilibre, avait en revanche supprimé le spectre de Banquo, sous prétexte qu'il est invisible aux convives^: le public réclama son spectre, qui rentra dans ses droits.

Deux grandes actrices ont laissé un long souvenir dans le rôle de lady Macbeth: Mrs. Pritchard et Mrs. Siddons, de la dynastie des Kemble. Mrs. Pritchard, dans la scène du banquet, était tout un drame à elle seule, occupant ses hôtes, souriant à l'un, chuchotant à l'autre, avec de rapides regards d'angoisse et de supplication jetés à Macbeth, et quand elle passait près de lui, en allant d*tin convive à l'autre, lui saisissant soudain le bras et lui jetant dans un éclat étouffé de colère et de mépris : Af^e you a man^? Mais c'est Mrs. Siddons qui incarna le

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