XIV PREFACE DE LA PREMIERE EDITION FRANÇAISE
Trois ans plus tard le volume était traduit en castillan par M. Adolfo Bonilla y San Martin, à qui je dois renouveler mes remerciements pour l'obligeance amicale qu'il mit à se charger d'une besogne ingrate et à enrichir la traduction de maintes notes précieuses. Il me faut aussi témoigner ma grande obligation envers le plus éminent des critiques espagnols, M. Menéndez y Pelayo, pour m'avoir offert, avec une extrême affabilité, dans sa savante introduction à cette version castillane, une série de suggestions d'un inappréciable intérêt. La plupart ont été adoptées dans la présente traduction française : si mes jugements diffèrent parfois des siens, je ne puis que redire ce que j'ai dit il y a six ans : que toute opinion sincère est préférable à la répétition mécanique des verdicts les plus autorisés.
Je suis redevable d'autres indications à des amis tels que M. Wentworth Webster, le vénérable doyen des hispanisants anglais; M. Hugo Albert Rennert, professeur à l'Université de Pennsylvanie, le biographe de Lope de Vega, qui a bien voulu me laisser profiter de son exceptionnelle érudition en tout ce qui concerne le théâtre espagnol ; et M. Johannes Merck qui, de plus, m'a libéralement facilité l'usage de sa bibliothèque si riche en raretés curieuses. A cet égard je dois aussi exprimer ma reconnaissance à M. Archer M. Huntington, dont les beaux fac-similés de livres anciens, outre leur intérêt intrinsèque, m'ont permis l'étude de quelques œuvres qui me seraient, sans cela, restées inaccessibles. Je ne saurais clore la liste de mes créanciers sans y ajouter le nom du directeur de la Revue hispanique, mon ami M. R. Foulché- Delbosc, dont les services rendus à l'histoire littéraire de l'Espagne sont trop connus pour qu'il soit besoin d'y insister. Avec une amabilité inépuisable, il a mis à ma disposition son savoir minutieux, exact et varié, m'a communiqué de nombreuses et fines critiques, et m'a aidé sans cesse à améliorer le texte de mon ouvrage. C'est pour moi un devoir en même temps qu'un plaisir d'adresser à M. Foulché-Delbosc l'expression de ma vive gratitude.