‹ Littérature française au Canada [microforme]Chapitre 16 sur 18 · À peaceful, M. H, Murray. Bri 2. Rameau. Une · texte numérisé non relu

À peaceful, M. H, Murray. Bri 2. Rameau. Une

sur un plus vaste espace bien d’autres souvenirs plus douloureux. C’est dans cette péninsule qu'ils vivaient ces honnêtes Acadiens !, immortalisés par le poème de Longfellow. Mais ils aimaient leur religion catholique, et ils aimaient la France, la patrie deleurs ancêtres. Les Anglais, leursnouveaux maitres, ne pouvaient leur pardonner ce double attachement, Un dimanche, les Acadiens, cernés dans leurs églises par des soldats, apprirent qu'ils allaient être dépossédés de leurs biens et transportés dans d’autres colonies ?,

Quelques jours après, ils sont expulsés de leurs demeures, et poussés à coups de fusil sur la plage vers les navires qui les attendent. Deux cent soixante jeunes gens, sommés de s'embarquer les premiers, déclarent qu'ils ne veulent pas être séparés de leurs familles. Aussitôt le commandant anglais, le chef des bourreaux dans cette horrible exécution, ordonne une charge à la baïonnette. Les malheureux sans armes, sans aucun moyen de défense, sont jetés, meurtris, ensanglantés, dans les chaloupes: puis les troupes se divisent par pelotons avec l'injonction de séparer les maris de leurs femmes, les pères de leurs enfants et de les entasser sur différents navires. À mesure que cetle cruelle disjonction s'ac-

1. « À peaceful, industrious and amiable race, » dit 1. H, Murray. British American, 1. 1, p. 129.

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