LE PASSAGE DE LA BARRE
(Traduit de V anglais.)
X M. W. WooD.
Soleil couchant, astre du soir, Et m'appelant, sans plus surseoir, Une voix claire. Ah ! puisse alors la barre Ne point gémir quand je démarre.
Mais un flux, qu'on pourrait croire endormi, rouler Trop plein pour bruire ou déferler, Quand ce qui vint hors de l'abîme immense Retourne au lieu de sa naissance.
Crépuscule, cloche du soir.
Puis après, la nuit tout en noir.
D'un triste adieu que nul sanglot ne marque L'heure à laquelle je m'embarque.
Car si loin, hors du Temps, que le flot incertain Me porte, ayant rompu l'amarre, J'espère au jour voir mon Pilote enfin.
Quand j'aurai traversé la barre,