DÉROBÉE
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Voulez-vous savoir Thistoire d'un petit couturier, (bis) Qui s*en va voir les filles bien tard après souper?
Ri tinton, tinton la lirette,
Ri tinton, tinton la lire.
Qui s'en va voir les filles bien tard après souper, (pis) Il en a trouvé une sur son lit qui pleurait.
Ri tinton, etc.
H en a trouvé une sur son lit qui pleurait, (bis)
Lui a demandé : Belle, qu'avez- vous à pleurer ? Ri tinton, etc.
Lui a demandé : Belle, qu'avez-vous à pleurer? (bis)
— G)mment ne pas pleurer? on dit quVous nous
Ri tonton, etc. [quitté (i).
Comnient nepaspleurer? on dit qu'vous nous quitté.(^.)
— Ceux qui vous l'ont dit, belle, ont dit la vérité.
Ri tinton y etc.
Ceux qui vous l'ont dit, belle, ont dit la vérité ; (bis) Les chevaux sont aux portes, tout sellés, tout bridés. Ri tinton, etc.
Les chevaux sont aux portes, tout sellés, tout bridés; (b.) Faut plus que la houssîne pour les faire avancer. Ri tinton, etc.
Faut plus que la houssine pour les faire avancer, (bis)
Sourd'ous, sourd'ous, mes gars, sourd'ous à vous
Ri tinton, etc. [chauffer.
Sourd'ous, (2) sourd'ous, mes gars, sourd'ous" à vous
[chauffer, (bis)
J'n'ai plus qu'mes lits à faire et mes vach's à tirer.
Ri tinton, tinton, la lirette.
Ri tinton, tinton, la lire.
(i) Sic ; c'est la prononciation ordinaire, vers Loudéac. (2) Forme contractée de : sourdez-vous, montez.
La dérobée est la plus originale des danses encore en usage dans le pays gallot. Elle se danse vers Saint-Brieuc, et surtout vers Loudéac, où elle est en quelque sorte la danse nationale.
Voici, à ce sujet, une très-curieuse note que je dots k Tobligeance de Madame veuve Louis Texier, originaire de Loudéac, et qui expliquera mieux que je ne pourrais le feàre les difièrentes manières de danser la dérobée :
« Très-ancienne manière de danser la dérobée, qui est encore en usage dans les communes de Plémy, de Plessala et de Plouguenast.
« Pendant qu'on chante le couplet, le danseur donne le bras à sa danseuse, et on fait une marche en mesure autour de la. salle de bal, en se suivant tous les uns les autres.
« A la première mesure du refrain, le danseur et la dansense» l'un vis-à-vis de l'autre, font un balancé.
« En suivant la mesure de la chanson, quand il y a plus de danseurs que de danseuses, ces premiers dérobent les danseuses des autres. A la dernière mesure du refrain, étant placé derrière un couple, le dérobeur, donnant un coup d'épaule au danseur et le poussant l^èrement, prend le bras de la danseuse et continue la danse avec elle. »
« Autre manUre. — Marche pendant le couplet, ainsi que pour la première manière. Au refrain, le danseur prend les deux mains de sa danseuse, et ils dansent ainsi l'un devant l'autre» sautant deux fois sur le même pied alternativement, et toujours avec la plus grande mesure. Au moment où le danseur va prendre la main de sa danseuse pour la poser sur son bras, le dérobeur doit le devancer dans ce mouvement, et continue à danser avec la danseuse qu'il a ainsi dérobée.
« On remplace maintenant les deux premières manières par la chaîne, que l'on peut danser à quatre, à six, à huit, etc. Le dérobeur doit se tenir au bout de la chaîne et présente la main il la danseuse qu'il veut dérober. »
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